LVSH 001 – Reconversion Express : de chauffeur-livreur à rédacteur web en 3 mois avec Sev_Redac

La voix du Side Hustle épisode 1

La rédaction web est un side hustle très rapide et facile à démarrer. Si vous avez des facilités à rédiger, c’est peut-être une piste pour vous lancer enfin dans l’entreprenariat sans risque. Et même si ce n’est pas votre projet idéal, la rédaction est une expérience utile pour d’autres side hustles comme un blog, la vente d’info-produits, la formation en ligne et d’autres projets qui nécessitent des textes de bonne qualité 

photo de sev_redac

Dans ce tout premier épisode de la Voix du Side Hustle, j’ai le plaisir d’accueillir Sev_Redac, un entrepreneur inspiré et inspirant, au parcours atypique. Il y a quelques mois, il était encore chauffeur-livreur. Aujourd’hui il est rédacteur web à plein temps. Il détaille avec nous toutes les étapes qui lui ont permis de faire cette reconversion professionnelle express sur la plateforme 5euros.

En écoutant cet épisode, vous découvrirez comment : 

  • utiliser les micro-services pour accélérer votre reconversion professionnelle
  • obtenir très rapidement vos premiers clients,
  • sortir du lot même en rédaction, malgré une concurrence acharnée
  • 5euros.com est bien plus qu’une plateforme à prix bradés 
  • utiliser le vocal pour rédiger plus vite 
  • des méthodes et des outils pour des textes sans coquilles 
  • organiser ses journées de rédacteur 
  • livrer à 100 % dans les délais 
  • choisir votre formation pour vous lancer en rédaction web
  • gérer une augmentation de tarifs 
  • lancer d’autres idées de SH pour augmenter votre liberté financière 
  • développer des idées de niveau supérieur
  • et bien plus encore ! 

Et pas besoin de formations longues à 4 chiffres pour se lancer en rédaction web. Sev nous explique quelle formation accélérée il a suivie pour se lancer en quelques mois seulement.

En bonus, Sev_Redac dévoile avec nous son process innovant pour écrire plus vite des textes d’excellente qualité et sans fautes, ainsi que ses conseils d’organisation et même d’autres idées de side hustles qu’il expérimente à côté de la rédaction web.

Retrouvez les services de Sév et les différents liens cités :

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Read Full Transcript

Retranscription complète

[Sev_Redac] : J’ai fait des études en fac d’économie, sans avoir de projet professionnel derrière. Simplement, le domaine et les études me plaisaient bien. J’ai fait toutes mes années de fac les unes derrière les autres, et j’ai fini avec un Master.

Je n’avais qu’une envie : pouvoir commencer à bosser pour gagner mes premiers salaires. J’ai travaillé d’abord en intérim, puis en CDI, dans une boîte de transport que j’avais découverte pendant un job d’été, quand j’étais à la fac. Au bout d’un an, j’ai signé un autre CDI, avec un de leur sous-traitant, pour être chauffeur-livreur. Après une première année en tant que chauffeur-livreur, j’ai commencé à lancer mon activité sur 5euros.com en parallèle. Pendant 3 mois, j’ai cumulé les deux : je faisais livreur la journée, et freelance sur 5euros en rentrant le soir. Au bout de 3 mois de tests et d’évaluations, j’ai estimé que c’était viable, et j’ai démissionné.

[Dimitri] : Au bout de seulement quelques mois donc, tu t’es lancé sur 5euros. En tant que rédacteur web, ou rédacteur en général ? Comment décris-tu les services que tu proposes aujourd’hui sur la plateforme 5euros ?

[Sev_Redac] : C’est ça : rédaction web. Je me présente comme rédacteur web.

[Dimitri] : Ok, donc un gros écart entre chauffeur-livreur, et maintenant rédacteur web, qui est ton activité à temps plein. À quel moment tu t’es dit : « Je vais me lancer, j’ai autre chose à faire » ? Qu’est-ce qui fait que tu t’es dit : « Je vais commencer une autre activité à côté de mon emploi », donc un Side Hustle ? Qu’est-ce qui fait que tu t’es lancé comme ça à faire autre chose, qui n’a en plus rien à voir avec ton métier de livreur ?

[Sev_Redac] : J’ai toujours été intéressé par l’indépendance financière. Cela faisait longtemps que je cherchais des moyens alternatifs de gagner de l’argent, en plus de mon boulot de chauffeur. C’est comme ça que je suis tombé sur les micro-services, et notamment sur 5euros. J’ai découvert une formation consacrée à la vente sur 5euros, et ça m’a parlé. J’ai vu que la rédaction web est quelque chose de très demandé, et j’avais toujours été à l’aise avec l’écriture. Je me suis dit que c’était le bon service à proposer pour commencer à obtenir des revenus complémentaires. Je me suis donc formé pendant 6 mois : non pas que la formation soit si longue, mais c’est le temps qu’il m’a fallu pour me lancer. Ensuite, comme mon activité de rédaction marchait de mieux en mieux, je me suis demandé : « Est-ce qu’il ne faudrait pas faire un choix ? », parce que je me sentais bridé en termes de temps. Je me suis dit FEU ! J’ai une petite épargne de sécurité, si je ne me lance pas maintenant, je ne me lancerai jamais... J’ai démissionné et me suis lancé à fond sur 5euros.

[Dimitri] : Pour bien préciser, tu avais déjà démarré depuis quelques mois, en parallèle de ton job.

[Sev_Redac] : Oui, pendant 3 mois je faisais les deux en parallèle. J’ai commencé fin septembre 2018, et j’ai démissionné pour me lancer à fond en janvier 2019.

[Dimitri] : Tu dis que tu as eu une formation pendant 6 mois. Tu peux nous en dire plus, et pourquoi tu as ciblé 5euros en particulier ?

[Sev_Redac] : Tout à fait. C’est une formation que j’ai découverte sur un blog qui parle indépendance financière, spécialement dédiée à 5euros. La rédaction m’a toujours attiré ; j’ai vu que le formateur était sérieux, car il avait lui-même réussi à vivre de la rédaction. Vu que le prix n’était pas quelque chose d’aberrant à 4 chiffres, je me suis lancé. Comme la formation est dédiée à 5euros, je me suis logiquement lancé sur cette plateforme, car la formation t’y apprend tout de A à Z : comment le site fonctionne, comment présenter tes services, faire ta promo, gérer ton temps, etc. On peut dire que tout ce que j’ai appris, tout ce que je fais vient de là.

[Dimitri] : Tu peux tout à fait citer le nom, on est là justement pour donner un maximum d’infos précises et concrètes, si ça peut aider. Si je comprends bien, ce n’est pas une formation institutionnelle, mais plutôt celle d’un marketeur rédacteur ?

[Sev_Redac] : C’est tout à fait ça. Puisqu’on peut citer les noms, avec plaisir ! Le blog que je lis s’appelle ABC Argent, de l’excellent Nicolas Daudin. Je vous le conseille, j’y ai appris tout ce que je pratique en termes de revenus alternatifs. Nicolas avait écrit un article sur les micro-services et Patrice Khal, qui est un des plus grands rédacteurs sur 5euros. J’ai donc suivi la formation de Patrice, que je recommande aussi bien évidemment, sinon je ne serais pas là où j’en suis.

[Dimitri] : Super intéressant comme parcours, qui s’est fait en plusieurs étapes. Pas forcément par la voie traditionnelle, mais en accéléré.

[Sev_Redac] : Je ne sais pas s’il y a une voie « traditionnelle » pour se lancer dans l’entreprenariat, mais effectivement, c’était une voie accélérée. Après 3 mois, j’ai estimé que le jeu en valait la chandelle. Si je me plantais, après tout, est-ce que ce serait la fin de ma vie d’avoir fait une pause de quelques mois pour tester quelque chose ? Non. Ça s’est donc décidé assez vite.

[Dimitri] : En même temps, il y avait une part de risque qui était quand même calculée, car tu n’es pas parti de zéro.

[Sev_Redac] : Bien sûr ! Je ne me suis pas dit du jour au lendemain : « Waouh, génial ! C’est parti, allô patron, demain je suis pas là ! ». J’ai testé pendant 3 mois, ça m’a donné une bonne estimation de ce que je pouvais faire avec le temps que j’avais, et de combien je pouvais espérer en m’y consacrant à fond. Après 3 mois d’expérimentation, je me suis dit « Tous les signaux sont au vert ».

[Dimitri] : Je trouve ça vraiment super intéressant comme démarche. C’est tout l’intérêt du Side Hustle pour moi : tu lances quelque chose, tu testes en passant à l’action, et à un moment donné, en fonction des résultats, tu peux peut-être passer à une étape supplémentaire.

[Sev_Redac] : Oui, tout à fait. Tu ne joues pas ta vie parce que, précisément, tu peux faire les deux à la fois. C’est tout l’intérêt de pouvoir faire des tests et de voir ce qui marche ou pas, et de voir si ça a le potentiel que tu imaginais au départ.

[Dimitri] : La rédaction génère beaucoup de demande sur internet, en particulier pour les business en ligne, qui ont souvent besoin de textes (si possible bons). Mais il y a aussi une forte concurrence. Comment as-tu fait pour sortir du lot ? Ton positionnement est plutôt moyenne gamme/haut de gamme, comment en es-tu arrivé là ?

[Sev_Redac] : La concurrence est assez acharnée oui, que ce soit sur 5euros, ou dans la rédaction web en général. Il faut réussir à se distinguer assez vite, et avoir pas mal d’avis. Les avis jouent beaucoup sur 5euros. Ils te permettent de monter dans la catégorie, et de gagner en réputation. Le jeu, c’est qu’en même temps que ta réputation augmente, tu peux aussi augmenter tes prix.

[Dimitri] : Je garde toujours un lien vis-à-vis de 5euros, parce que c’est la plateforme où j’ai vraiment démarré mon premier Side Hustle. Au début, je me suis un peu bradé, mais ça n’a duré que quelques jours, le temps d’avoir des premiers clients satisfaits. J’ai ensuite rapidement augmenté mes prix. Je pense que ça a été ton cas également ?

[Sev_Redac] : Exactement. Pour certains clients, c’est parfois difficile à accepter. J’en ai perdu, qui ont ensuite été remplacés par d’autres. Certains sont restés, parce qu’ils savent que même si c’est devenu plus cher, la qualité a toujours été au rendez-vous, que ce soit il y a 6 mois ou maintenant. C’est un peu ma marque de fabrique : les clients savent qu’ils en ont pour leur argent quand ils commandent chez moi, donc même plus cher, ils sont restés.

[Dimitri] : Tu as donc eu des nouveaux clients suite à l’augmentation de prix ?

[Sev_Redac] : Quand j’étais peu cher, j’avais beaucoup de commandes pour le service de base. Ensuite, j’ai clairement vu des nouveaux clients suite à l’augmentation des prix, à la recherche de qualité, et prêts à payer pour l’obtenir.

[Dimitri] : Ça te dérange qu’on parle un peu de chiffres ?

[Sev_Redac] : Non, du tout. En octobre, je faisais 550 euros de chiffre d’affaires, et 18 euros de panier moyen.

[Dimitri] : C’était ton premier mois ? Déjà plus de 550 euros !

[Sev_Redac] : Pour être totalement transparent, j’étais pas mal aidé par des commandes relativement importantes, de gens que je connais grâce à la formation de Patrice Khal. C’est aussi l’intérêt de la formation : tu fais partie d’un réseau, tu peux discuter avec des gens qui te soutiennent à tes débuts, et te passent des commandes pour tes premiers avis. Effectivement, octobre, premier mois à 550 euros. Novembre, j’ai fait un peu moins de 300 €, décembre, 400. Sachant que ça, c’était en parallèle de mon job, donc sans y passer beaucoup de temps. C’est ce qui m’a mis la puce à l’oreille : je me suis dit qu’en m’y mettant complètement, je pourrais faire beaucoup plus. Et c’est ce qui s’est passé. Ça a surtout décollé en février, où j’ai fait 1 200 € de chiffre, et mars va être plus proche des 1 800.

[Dimitri] : Tu ne regrettes pas ton choix ? Tu gagnes plus que dans ton job précédent ?

[Sev_Redac] : Non, je ne regrette pas une seconde ! C’est encore un peu tôt pour le dire, mais au pire, je gagne autant, et vraisemblablement plus que ce que je gagnais avant. Avec tous les avantages de travailler chez soi. Travailler chez soi n’est pas toujours facile, mais dans l’ensemble, à choisir, il n’y a pas photo. J’ai surtout beaucoup de pistes d’amélioration et d’évolution. Il faudrait que je revoie la description de mon service de rédaction, qui représente 90 % de mes résultats. Et celle de mon service de correction, bien que cela reste assez peu demandé comme service.

[Dimitri] : Et encore, comme souvent, c’est peut-être un manque de visibilité. Pour avoir utilisé les services de correcteurs, quand j’en trouve un vraiment bien, je reste fidèle, car ce n’est pas facile à dénicher.

[Sev_Redac] : J’imagine. D’ailleurs, quand on voit que même les fiches de présentation de rédacteurs ont des fautes grossières… Une ou deux ça peut arriver à n’importe qui, mais c’est parfois bien plus, et ça ne donne pas vraiment envie de faire appel à lui pour un texte.

[Dimitri] : Tu me stresses un peu là, car même en faisant attention, je retrouve toujours des coquilles !

[Sev_Redac] :  Je suis loin d’être un génie. C’est pour ça que je fais 2 relectures minimum, et que je passe tous mes textes dans un logiciel sur internet, nommé Scribens. Même pour le meilleur des rédacteurs, qui ne fait jamais aucune faute, il détecte par exemple les erreurs d’espace. Tu copies-colles ton texte en ligne, et il te souligne les fautes d’une couleur différente, en fonction du type de faute. Par exemple, la conjugaison va être en rouge, les erreurs d’espace en bleu, les majuscules en orange, etc. Quand tu survoles la faute, le site explique pourquoi il estime que c’est faux, et te propose sa correction. C’est un robot, donc dit aussi beaucoup de bêtises. Mais même s’il y a 50 bêtises pour 2 vraies erreurs, ça permet de les détecter.

[Dimitri] : Bon, on vient de faire un peu de pub pour Scribens. Je pense que je vais l’utiliser aussi pour mes prochains textes.

[Sev_Redac] : Je le conseille vraiment, et je ne suis pas affilié avec eux. D’ailleurs, je pense qu’Antidote est beaucoup plus évolué, mais il est payant. Quand on n’est pas trop à l’aise, et qu’on sait qu’on fait beaucoup de fautes, son achat peut se justifier. Mais franchement, Scribens fait le travail.

[Dimitri] : Autre question justement. À force de travailler des textes, au bout d’un moment, tu es tellement passé dessus que tu ne vois plus les erreurs. Quelles sont tes astuces, au-delà de Scribens, pour minimiser les fautes ?

[Sev_Redac] : Ta question m’évoque une façon que j’ai de travailler. Je ne sais pas si c’est la bonne, mais c’est la mienne : je ne tape jamais mes textes au clavier, je les dicte sur le téléphone. Il y a énormément de relecture derrière, car ça reste une machine. Il faut lui parler d’une certaine manière, bien détacher les mots pour que la machine comprenne. Je fais un premier jet comme ça, que je corrige dans la foulée. C’est un peu comme si tu devais repasser derrière une traduction Google. Ensuite, je fais une autre correction « classique », mais jamais dans la foulée. Je la fais généralement 1 h après, souvent 2 à 3 h plus tard, voire le lendemain. Pour éviter, comme tu dis, de ne plus voir les erreurs. Ensuite, Scribens. Il y a donc 3 filtres : au final, il ne reste normalement plus beaucoup de coquilles.

[Dimitri] : Ça confirme l’impression que j’ai eue en regardant ton offre de service sur 5euros, et le nombre de tes commandes, assez important. Je me suis dit qu’il y avait de l’organisation derrière. C’est quoi une journée type de Sev_Redac ? Et justement, au-delà de ces aspects techniques liés au vocal, comment tu t’organises pour être efficace, productif, tout en gardant un petit équilibre de vie, qui est indispensable ?

[Sev_Redac] : C’est intéressant comme question, et j’aimerais bien avoir la réponse moi-même ! Pour revenir rapidement sur le nombre de commandes, il y en a beaucoup qui sont à long terme. Actuellement, j’ai 17 commandes, mais peut-être la moitié qui est à un mois ou à 20 jours. Maintenant, je dispatche les commandes, ce que je ne faisais pas forcément quand je me lançais, que j’avais mon boulot à côté, et moins de commandes. Désormais, je divise le nombre de mots par le nombre de jours que j’ai, et je sais à quel rythme je dois rédiger. Je me fais un planning papier, où je dispatche les commandes jour par jour. Autre point important : je ne planifie jamais la fin d’une commande pour le jour J. Si une commande finit le 15, je ne vais jamais la mettre sur le planning le 15. Je vais la mettre au minimum le 14, et si possible, le 13 ou le 12. Dans l’idéal 3 à 4 jours avant, pour ne pas me dire : « Aujourd’hui, il faut absolument que je bosse ça », et si jamais je suis malade, être contraint de livrer en retard. Si je devais être en retard, je le vivrais très mal, donc je prévois toujours plusieurs jours de sécurité. Pour le reste, j’essaye de me ménager un jour de repos le dimanche, où je prévois idéalement de ne pas écrire. Mais c’est difficile, car je suis souvent à la bourre, et dois rattraper le retard le dimanche.

[Dimitri] : C’est peut-être aussi parce que tu es encore en train développer ton offre. Est-ce qu’à ce moment-là, il ne faut pas que tu augmentes encore tes tarifs ?

[Sev_Redac] : Ce n’est pas impossible, mais à l’heure où l’on se parle, j’ai déjà augmenté il y a quelques jours. J’y vais par petites touches, de l’ordre de 5 % de prix en plus et 5 % de mots en moins. Par rapport à mes débuts, j’ai plus que doublé mes prix. J’ai aussi beaucoup de progrès à faire sur ma productivité et mon organisation. Parfois, je me dis : « Tu vas bosser du lever jusqu’à midi, après tu vas faire 2 h de pause, puis tu vas bosser de 14 à 18 ». Mais le 14 à 18 se transforme en 16 à 18, et parfois 19 à minuit… C’est le métier qui rentre, comme on dit. Si je suis en retard sur mon planning, je me débrouille pour livrer quand même à temps, car je ne supporterais pas de ne pas respecter mes délais. Je tiens beaucoup à mes statistiques de livraison à l’heure : je pense que ça contribue à mon relatif succès. Le fait de n’avoir jamais aucun retard, et 100 % d’avis positifs.

[Dimitri] : J’en profite pour rebondir sur ce que tu dis. Beaucoup de gens retiennent le côté « 5 € », donc le coté, entre guillemets, « cheap ». Mais ceux qui réussissent (et il y en a qui réussissent très très bien sur 5euros), ce n’est pas en produisant un service au rabais. Tu ne peux pas mentir à 200 personnes : si plus de 200 personnes disent que tu fais vraiment du travail de très bonne qualité, ça compte beaucoup sur cette plateforme. C’est quitte ou double : si tu fais du mauvais travail et que tu as des mauvaises statistiques, ça peut vite tout arrêter, et ça sera difficile de rebondir. D’un autre côté, si, comme tu le soulignes, tu es exigeant vis-à-vis de toi-même, et que tes clients sont très satisfaits, tu auras une très bonne visibilité sur 5euros.

[Sev_Redac] : Personnellement, c’est la première chose que je regarde en tant que client (parce qu’il m’arrive aussi d’acheter sur 5euros) : le respect des délais. Forcément, en tant que vendeur, j’essaye d’y faire attention.

[Dimitri] : Les fiches de micro-services et les statistiques comptent beaucoup sur 5euros, c’est vraiment ce qui se voit sur ton profil. Pour moi, c’est un très bon signe pour la suite. Après Sév, c’est toi qui nous le diras ! Comment tu envisages l’avenir ? Sur 5euros, ou peut-être ailleurs ?

[Sev_Redac] : En préambule, je dirai qu’avoir réussi en si peu de temps sur 5euros m’ouvre des perspectives. Ça va peut-être paraître un peu idyllique ou naïf, mais en voyant ce que j’arrive à faire sur le site après 6 mois, je me dis que tout est possible si on s’en donne les moyens. À court-moyen terme, j’ai envie de lancer plus de services sur 5euros. Actuellement, je propose 2 services, et je pense que le fait d’en avoir beaucoup plus permet de les soutenir l’un l’autre. J’ai pas mal d’idées d’autres services à développer. Idéalement, ce serait bien que je me lance sur d’autres plateformes. Même si ça me parait improbable, si demain 5euros disparaît pour une raison X ou Y, ma réputation et mes avis disparaissent avec, et il faudrait repartir de zéro. Je pense aussi lancer un site vitrine WordPress, où je mettrais toutes mes réalisations. Pourquoi pas même un blog, à plus long terme. Tout ce que j’imaginais avant comme un doux rêve, je me dis désormais que ce n’est pas de la science-fiction. Je lancerai donc peut-être un blog, où je parlerai de mon activité et mon parcours.

[Dimitri] : J’espère que la discussion qu’on a là t’ouvre ce genre de perspectives ou te motive ! Personnellement, je trouve ton parcours intéressant, c’est pour ça que j’avais à cœur de passer un peu de temps avec toi, pour comprendre quelles avaient été les différentes étapes de ton parcours. Au bout d’un moment, quand tu écris des centaines de milliers de mots pour les autres, est-ce qu’il ne te vient pas un peu à l’idée de rédiger pour toi ?

[Sev_Redac] : Si, complètement. Rédiger pour d’autres, c’est bien, mais ce n’est pas forcément toujours sur des sujets passionnants - c’est le moins que l’on puisse dire. J’ai écrit sur les punaises de punaises de lit, sur la plomberie… Tant mieux, je n’ai pas de problèmes avec ça. Mais oui, j’aimerais bien bosser pour moi, écrire à la première personne. Il y a des articles où je le fais, car c’est une consigne du client, mais c’est assez rare. Et quand tu parles à la première personne pour d’autres, c’est un peu du vent…

[Dimitri] : Te mettre dans cette position te donne quand même quelques idées, non ?

[Sev_Redac] : En effet, ça me donne des idées sur des trucs que je pourrais écrire pour moi, en étant totalement libre sur le contenu et la forme. Quand tu écris pour le web, tu as des règles à respecter, comme ne pas faire des phrases trop longues, ne pas utiliser du vocabulaire trop perché. Si j’écris pour moi, si ça me fait plaisir d’écrire un truc perché, je l’écris. Tu manques de liberté en écrivant pour les autres.

[Dimitri] : Je suis désolé, je suis encore en train de penser aux punaises de lit ! C’est ça aussi l’envers du décor : quand tu es rédacteur web, tu ne maîtrises ni ne choisis tes sujets.

[Sev_Redac] : J’ai même écrit pour de la voyance, sur la maladie de Parkinson, les VTC. Encore cette semaine, je rédigeais sur les litières automatiques pour chat. Blague à part, je trouve que c’est un gros avantage de cette activité. J’ai énormément appris sur le tas : tu joins vraiment l’utile à l’agréable, car non seulement, tu gagnes de l’argent, mais en plus, tu apprends énormément de choses. Pour les textes sur les VTC, même si ça ne me sert pas dans le cadre professionnel, j’ai beaucoup écrit sur les villes de France : ça m’intéresse. J’apprends plein de choses en géographie, j’aime beaucoup ça.

[Dimitri] : C’est à la fois quelque chose de positif pour toi, et en même temps, c’est quelque chose d’important à savoir : si tu n’as pas cette curiosité, c’est compliqué. Mais tu peux apprendre sur des sujets sympas, comme le webmarketing. Et à force de travailler pour certains clients, tu te dis : « Cette commande-ci, c’est pour réaliser telle étape du process de marketing digital ». Et petit à petit, tu arrives à recoller les pièces du puzzle.

[Sev_Redac] : Tout à fait. En prime, quand tu as beaucoup de clients fidèles, un autre point positif, c’est que tu comprends aussi ce qu’ils attendent de toi, ce qu’ils veulent dans leurs articles. Tu gagnes beaucoup en productivité, parce que tu sais ce que le client veut sur le fond et sur la forme. Il y a des clients très fidèles pour lesquels je n’ai presque pas besoin de rechercher de documentation. Parfois, des sujets sont communs à deux clients différents. Cette semaine, j’écrivais sur « Qu’est-ce qu’un bon community manager ? », et deux semaines avant, sur « L’évolution du rôle du community manager ». C’est suffisamment proche pour avoir besoin de beaucoup moins se documenter. Et à force d’écrire pour des gens qui ont des business en ligne, je comprends en partie ce qu’ils font, et je me dis : « Pourquoi pas moi ?». Ça ouvre beaucoup de perspectives et d’idées pour l’avenir.

[Dimitri] : C’est très intéressant, et ça fait une super transition : si j’ai bien compris, tu as d’autres Side Hustles ?

[Sev_Redac] : Comme je te le disais, ça fait longtemps que je m’intéresse à l’indépendance financière, donc j’ai souvent cherché des moyens alternatifs de gagner ma vie. Je n’ai pas d’activités qui me prennent du temps, mais oui, ce sont des revenus parallèles. J’utilise les paris sportifs qui, contrairement à certains préjugés, sont pour moi un investissement (lorsque pratiqués avec raison et méthodologie). Il ne faut pas compter dessus pour gagner sa vie tout de suite, ni même pour gagner sa vie tout court, parce que c’est très aléatoire. Je ne vais pas te faire un cours sur les paris sportifs ; en résumé, c’est intéressant, mais il faut se donner les moyens d’y réussir. Il faut voir ça à long terme, et surtout, n’y mettre que de l’argent que tu es prêt à perdre du jour au lendemain.

[Dimitri] : Je t’avoue que les paris sportifs, ce n’est pas là où je vais investir, car j’ai trop d’aversion au risque. Tu arrives à en tirer un revenu régulier et positif ?

[Sev_Redac] : Oui, et étant très frileux. Je ne me suis pas lancé dans les paris sportifs la fleur au fusil, en y mettant 80 % de mes économies. J’ai commencé tout petit, et j’augmente d’année en année. J’ai triplé ma bankroll en 3 ans. Voilà pour les paris sportifs. Je loue aussi ma voiture sur des sites comme Drivy et Ouicar. Ce sont des sites où tu loues ta voiture à des particuliers. Comme je n’ai plus de travail salarié, ma voiture ne me sert plus vraiment. Je la loue donc sur ces 2 sites, et je peux compter généralement entre 50 et 100 € par mois de revenus, voire plus.

[Dimitri] : Ça amortit donc au moins une partie du coût de possession de la voiture ?

[Sev_Redac] : Une partie, voire la totalité. Je trouve ça intéressant, sachant que j’habite dans un trou un peu paumé. Je ne compte pas gagner ma vie avec ça, mais j’ai vu des articles de gens qui avaient monté un business là-dessus.

[Dimitri] : J’avais lu des articles là-dessus aux États-Unis, mais je ne me suis jamais posé la question si en France, il y en a qui franchissent le cap. Je m’étais même inscrit pour tester, mais sans jamais être allé à l’étape suivante.

[Sev_Redac] : Il ne faut pas être pressé. Pendant 2 ou 3 mois, je n’ai jamais loué, puis c’est comme sur 5euros : une fois que tu as la première location et un premier avis positif, ça peut faire effet boule de neige.

[Dimitri] : En reparlant de 5euros, c’est l’un des conseils que l’on peut donner : les avis sont ultra importants ! On l’a déjà dit tout à l’heure. J’entends souvent, notamment sur le forum vendeur de 5euros, beaucoup de gens qui n’arrivent pas à démarrer. Quels seraient tes conseils à ceux qui nous écoutent et qui voudraient se lancer, que ce soit dans la rédaction, ou peut-être même sur un Side Hustle en général ? De ton vécu, quels seraient tes principaux conseils ?

[Sev_Redac] : Pour revenir rapidement sur les avis : il faut se battre pour les avoir, et vraiment tout donner pour ses premières commandes. Il ne faut pas hésiter à relancer les clients une fois, deux fois, trois fois pour obtenir leur avis. Je ne leur demande pas : « S’il vous plaît, donnez-moi un avis » ; je leur dis que leur avis est très important pour faire connaitre mon travail auprès des autres utilisateurs, et leur donner confiance. Il faut leur faire comprendre que c’est terriblement important. Concernant mes conseils, je dirais qu’il faut se former, quelle que soit l’activité. Comme je te disais, tout ce que j’ai appris, et ma réussite, je le dois à la formation de Patrice. C’est vraiment très complet, tu sais où tu vas. Je pense que c’est valide pour n’importe quel Side Hustle. Il y a tellement de sources sur internet ou de livres ! Quand on dit « formation », on pense souvent à une formation en ligne, qui va coûter 3 000 €. Je me suis beaucoup renseigné sur l’immobilier, et j’ai payé une formation 1 000 €. Finalement, j’ai trouvé un livre à 20 € sur Amazon, et j’y ai appris autant, si ce n’est plus. Ça m’a aussi appris à bien réfléchir avant de payer une formation à 4 chiffres. Il faut bien s’interroger : est-ce qu’au fond de toi, tu penses que tu vas mettre en œuvre ce que tu vas apprendre ? C’est aussi ça le problème avec la formation. C’est une chose d’apprendre, c’en est une autre d’appliquer. J’ai acheté la formation sur les micro-services en février 2018, je me suis lancé en octobre. Je n’ai pas mis 6 mois pour finir la formation, j’ai mis 6 mois pour me bouger à l’appliquer !

[Dimitri] : Parfois, tu as aussi besoin de ça pour passer à l’acte. C’est comme quand tu vas prendre un abonnement à une salle de sport, pour te dire : « J’ai payé, je vais me motiver et je vais passer à l’action », et ainsi combattre la procrastination. Je fais rarement l’apologie des formations à 4 chiffres car, comme tu le dis, je pense que tu peux t’en sortir sans si tu trouves les bonnes ressources, et que tu as la bonne motivation. Tu peux avoir le même résultat, en payant beaucoup moins cher. Comment as-tu fait, toi, pour passer à l’action, 6 mois après avoir acheté ta formation ?

[Sev_Redac] : Je le cite souvent, mais c’est en parlant avec Patrice, le formateur. Nous discutions sur le groupe Facebook dédié à ses formations. Il me disait « Ce n’est pas bien grave si tout n’est pas prêt, lance ton service avant la fin de la semaine ». C’est là que ça m’a fait le déclic. Je me suis dit : « Pourquoi pas ? C’est précisément parce que tu veux toujours être prêt à 100 % que tu ne te lances jamais ». C’est comme ça que j’ai commencé. Et quand arrive ta première commande, le plus dur est derrière toi. Lorsque tu as des clients, tu ne vas pas te dire : «Tiens, j’ai ma première commande, je vais livrer 3 jours en retard, c’est pas bien grave… ». Tu ne peux pas, tu ne peux plus réfléchir comme ça. Une fois que tu as ta première commande, le cercle vertueux est enclenché, tu as des clients, il faut qu’ils soient livrés, donc tu vas devoir te bouger pour travailler.

[Dimitri] : C’est vraiment un super bon conseil : si t’attends d’être prêt à 100 %, tu passes ta vie à attendre !

[Sev_Redac] : Et oui ! Ça fait quand même des années que je m’intéresse à ce sujet-là, et c’est seulement fin 2018, début 2019 que je me suis lancé. Non seulement il n’est jamais trop tard pour commencer, mais en prime, le plus tôt est le mieux !

[Dimitri] : C’est aussi ce que je me dis en faisant cette interview : il faut passer à l’action. Sév, j’ai hâte de voir ta progression, et je prends date avec plaisir pour un prochain podcast, d’ici quelques mois, pour refaire un point sur ta progression.

[Sev_Redac] : Volontiers, ce sera avec grand plaisir ! J’espère que d’ici quelques mois, il y aura beaucoup de nouvelles choses à raconter. J’y crois !

[Dimitri] : Je n’ai aucun doute là-dessus ! Bonne continuation.

6 réflexions au sujet de “LVSH 001 – Reconversion Express : de chauffeur-livreur à rédacteur web en 3 mois avec Sev_Redac”

  1. C’est un podcast super enrichissant ! J’ai beaucoup aimé son parcours de transporteur à rédacteur sur le net. Et les conseils sont donnés généreusement. Un gros plus, pour ceux qui comme beaucoup se demandent comment réussir intelligemment.

  2. Merci beaucoup pour ce retour Greg, qui me va droit au cœur ! Je suis très heureux que mon histoire ait pu intéresser des gens.

    J’espère que cet épisode vous plaira, et marquera le début d’une belle aventure pour La Voix du Side Hustle. Si vous avez des questions sur mon parcours, mon activité, la rédaction web ou quoi que ce soit dont nous avons pu discuter avec Dimitri dans le podcast : faites-le moi savoir en commentaire ! Je me ferai une joie de vous répondre 🙂

    Bonne continuation à tous,
    Sév.

  3. Une bombe de contenu, de la valeur en masse dans ce podcast

    Merci les gars

    • Merci Ced ! Content que ça te plaise 😉 Tu prévois aussi une reconversion ?

    • Yeah, merci infiniment pour ton retour Cédric ! C’est très flatteur pour moi/nous !

      Je suis très content que ça te plaise, et que tu aies pris le temps de le faire savoir. N’hésite pas à écouter les autres épisodes du podcast Side Hustle France, tous aussi excellents les uns que les autres ! Pour l’instant, un petit coup de cœur pour ceux de Nicolas et Patrice, mais ils valent tous le détour, j’insiste.

      @ Dimitri : je laisse Cédric répondre s’il le souhaite, mais j’ai ma petite idée sur la question de sa reconversion 😉
      Tu vois un peu l’efficacité de mon prosélytisme ? 😎
      Je plaisante, je n’ai pas fait le forceur ^^ Raison pour laquelle je suis encore plus touché de la venue de Cédric !

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