LVSH 019 – Inspiration créative avec Valentin Decker

La Voix du Side Hustle épisode 19

Valentin Decker est copywriter, auteur, podcasteur, tout ça en parallèle de son rôle de chef de projet à Livementor, une école en ligne pour entrepreneur. Un véritable side hustler, un entrepreneur, et plus généralement un créateur qui montre que l’on peut être à temps plein en CDI, créateur à côté de son job, et se nourrir de ses différents rôles et de ses activités pour trouver l’inspiration et créer.

J’ai découvert Valentin il y a quelque temps par le biais de ses articles sur Medium, et il s’était aussi inscrit sur notre groupe d’entraide  Side Hustle France sur Facebook.

Valentin Decker Expédition créative

Quand j’ai vu que Valentin sortait son deuxième livre, je me suis permis de lui donner quelques conseils pour améliorer sa description sur Amazon. Si tu es intéressé par l’auto-édition ou si tu publies, la description de ton livre est super importante pour convaincre le visiteur de l’acheter, mais aussi pour expliquer à Amazon à quels visiteurs le proposer et pour quels mots-clés.

Et donc ça a commencé comme ça, et Valentin m’a proposé qu’on s’appelle. Au départ, le but était de discuter d’auto-édition et des techniques de marketing digital pour promouvoir son livre. Sans forcément vouloir en faire un épisode de podcast. 

Ça a donné cet échange, avec comme toile de fond la créativité et la création au sens large, qui est le sujet du deuxième livre de Valentin : Expédition Créative

Un livre que j’ai lu d’une traite et que je te recommande, que tu sois artiste, auteur, artisan, créateur de contenu, créateur d’entreprise, et même plus généralement, si tu cherches à combattre la procrastination, entrer dans une routine de création, rester motivé dans les phases de doute et professionnaliser ton travail créatif.

Retranscription complète :

Read Full Transcript

 

LVSH 019 Inspiration
Créative avec Valentin Decker

 

Dimitri : Ton livre m'a
fait un peu comme l'effet d'un médicament. Je pense qu'il y a beaucoup de
gens qui sont dans un processus ou projet avec une part de création à qui ça
peut parler. Ça fait du bien de le lire, il y a beaucoup de bon sens. T’as
synthétisé tout ce qui permet de se dire, quand tu es un peu dans le moins
bien, que tout le monde passe par là, qu’on n’est pas seul, et je trouve que ça
remotive.

Valentin : trop bien ! C'était exactement l'objectif du
livre : de faire en sorte que peu importe le projet que tu mènes, que ce
soit un projet d’entreprise, créer du contenu ou faire des vidéos, t’as toujours
un sujet qui est de se combattre soi-même et de gagner ce combat contre la
résistance qui sont toutes ces petites choses qui t’empêchent de
créer. Que ce soit le doute, la flemme, la fatigue, la dispersion. C’est
un truck que j'ai eu pendant longtemps : j'étais très dispersé, j'ai fait
plein de projets qui menaient nulle part, parce qu’à chaque fois, j'étais
attiré par de nouvelles idées. En fait, je ne me comportais pas comme un
professionnel. Je ne me disais pas : "ce qui compte, c'est la
régularité, la rigueur, la discipline, c'est de créer tous les jours". C'est
aussi de comprendre que tu vas douter, que c'est normal que de trouver que ce
que tu fais est mauvais, c'est normal et ce qui compte c'est que tu continues, que
tu avances, et que cette petite voix dans ta tête, tu la fasses taire.

Dimitri : c'est marrant parce que c'est vraiment ce que j'ai
retenu maintenant que tu en reparles. La phrase clé pour moi concernant
ton livre, c'est ça : se comporter en tant que professionnel.  Je
me reconnais bien dans toutes les étapes, la flemme, la procrastination, la
dispersion. Je pense qu'on doit être beaucoup à connaître ça quand on est dans
un process de création.

Valentin : ouais

Dimitri : en ce moment je
suis en train de préparer un autre bouquin, et je relisais des auteurs comme
Joanna Pen, il y en a toute une liste, je lis beaucoup en anglais parce que je
trouve qu'ils ont un petit temps d'avance au niveau de l'auto édition.

Valentin : c'est clair

Dimitri : elle disait
qu'elle n'aimait pas trop le terme auteur auto-édité et qu’elle préfère auteur
indépendant, qui décide de miser sur l'auto édition pour publier ses livres. Et
que si tu veux vraiment le faire de manière sérieuse, tu dois te comporter
comme un professionnel. Et c'est exactement ce que tu dis dans ton livre et je ne
pense pas que tu le tiennes de Joanna Pen. Je n’avais pas l'impression que
c'était dans tes références, en tout cas pas dans celle du livre.

Valentin : écoute je
t'avoue que je ne connais pas cette auteure et moi mes références sur ce thème
précisément, c'est Steven Pressfield, La guerre de l'art et Turning
pro
qui m'ont beaucoup marqué. J'aime beaucoup aussi Austin Kleo qui a
écrit Show your work et Keep going. C'est beaucoup de bon sens et
des choses qu’on sait souvent déjà, mais c'est bon de se les répéter
régulièrement, surtout quand on a des phases de doute. Ces livres m’ont été
utiles à un moment où justement, je doutais et je remettais pas mal en question
mon travail. La chose que j'ai vraiment envie de véhiculer avec ce livre c'est
que le doute et les périodes difficiles, tout le monde les traverse. Toi, tu
crois qu'elles sont singulières, que c'est toi, qu'il y a un problème avec toi,
que ça ne va pas. Mais en fait, tout le monde les connaît et même les plus
grands auteurs t'en parlent tous. Ils t'expliquent tous qu'il y a cette dualité
permanente entre "j'adore ce que je fais, j'adore écrire, j'adore créer
des choses, c'est vraiment ce qui me rend profondément heureux" et de
l'autre côté "c'est super dur". La naissance se passe toujours dans
le sang et la sueur et il y a toujours cette dualité qui est marrante. Si c'est
la voix que tu veux suivre, il faut l'accepter, il faut mettre ses gants et
partir au combat.

Dimitri : et c'est ça
aussi que j'aime bien dans ton livre : ça fait comme une petite voix à
côté. Tu répètes assez souvent dans le livre qu'il faut s'entourer de personnes
qui ont le même objectif que toi. C'est vrai que quand tu es dans un processus
comme ça, à moins de naître dedans, tu te crées ce chemin de création, t'es
souvent en rupture par rapport aux gens qui t'entourent, et c'est difficile
d'avoir leur compréhension et leur soutien. Je trouve que c'est aussi ça
qu'apporte ton livre. Ça te donne ce petit ami imaginaire dont tu as bien
besoin quand tu es justement en proie aux doutes et que les gens autour de toi ne
peuvent pas t'aider car ils ne sont pas dans le même processus.

Valentin :c'est justement
ce que j'ai essayé de faire, je parlais juste avant de la résistance mais la
résistance elle est amplifiée quand tu es tout seul et que personne ne comprend
ce que tu fais. Et même pire parfois, toute cette solitude et ces doutes sont
amplifiés quand les gens ne nous comprennent pas. Tu peux aussi avoir l'effet
où les gens veulent te retenir de le faire parce qu'ils pensent que tu fais une
connerie, et parce qu’ils veulent "ton bien". C'est juste que leur
référentiel de ce qui est bien, de ce qui marche, et de ce qui est socialement
accepté, est très différent.

Dimitri : Ouais et on
entend souvent ça dans la création d'entreprise aussi, pas simplement dans la
création tout court. Le titre de ton livre c'est Expédition créative, et
ça ne parle pas uniquement aux gens qui sont artiste dans l'âme. C'est à toute
personne qui veut créer quelque chose même si parfois, c'est de l'artisanat,
parfois, c'est un business, c'est vraiment la création au sens général. C'est
ça aussi que j'ai bien aimé. C'est générique ce que tu dis ce n'est pas
seulement l'écriture.

Valentin : oui. Parce que
le fil rouge de tout ce que tu viens de citer, c'est toujours que c'est toi qui
fais le projet. Et donc le défi, c'est de gagner le combat contre soi-même, et
la résistance, c'est être un professionnel peu importe ce que tu fais. Le mot
créatif, il est très connoté et j'ai hésité avant de l'utiliser, mais au final,
je trouve que c'est quand même celui qui reflète le mieux ce que je voulais
dire. Parce que j'avais envie aussi de partager ma vision de la chose. Tu vois,
quand t'entends créativité, quand t'entends artiste encore plus, tu as un truc
très noble un peu perché, un peu inaccessible. Et je voulais dire que ce n'est
pas du tout ça, c'est même complètement à l'opposé : c'est très
terre-à-terre, c’est être là au quotidien, tous les jours régulier et
discipliné. Avancer malgré les doutes et comprendre qu’il n’y a pas de recette miracle,
pas de potion magique, que tu es là sur du long terme, et est-ce que ça plait à
des gens.

Dimitri : tu vois ça me
fait penser à quelqu'un que j'ai reçu dans le podcast qui s'appelle Ethan Joe
Pingault
, il communique aussi beaucoup là-dessus. Le fond de ce qu’il dit
aussi, et ça revient dans ton livre : être à son ouvrage tous les jours.
Il s'était lancé dans défi de faire un e-mail par jour à sa communauté, aux
gens qui le suivent, il n'a pas de cadeau bonus : en gros son bonus, c'est
de lire ses prochains e-mails. Ça fonctionne super bien pour lui alors que ce
n'est pas forcément ce que t'entends dire, il faut un lead magnet. Mettre un
contenu bonus en échange d'une adresse e-mail, mais comme quoi il n’y a pas
vraiment de code. Par contre ce qui revient, c'est vraiment : tous les
jours, je me lève et j'écris, je vais à mon ouvrage, je fabrique comme un
artisan.

Valentin : exactement, je
trouve que cette métaphore est vraiment excellente.

Dimitri : et tu vois, par
rapport à ton titre, et même ton livre sur Amazon, mon premier réflexe aurait
été de te dire : "est-ce que ça va bien parler à ta cible ?
". Mais finalement vu ce que tu as dit, je pense que c'est vraiment ce
titrelà qu'il faut que tu aies et cette couverture. Par contre effectivement,
c'est possible pour les gens qui ne se reconnaissent pas directement dans cette
cible, de les faire venir. Je suis plutôt en contact avec des gens qui veulent
lancer leur business avec Side Hustle France, et je suis sûr que si je leur
faisais lire ton livre, ça les inspirerait. Alors que s’ils vont sur Amazon à
la recherche d'un livre, ce n’est peut-être pas ton livre qui va retenir leur
attention. Ce n'est pas du tout une critique, mais plus une question que je me
pose. Est-ce qu'il vaut mieux viser ta cible pour essayer de "l'attraper"
sur une plateforme comme Amazon, ou est-ce qu'il vaut mieux garder ton idée de
départ, et après faire découvrir, comme on le fait aujourd'hui par d'autres
moyens, quelque chose que les gens n’auraient pas découvert par eux même.

Valentin : Ce livre, je
voulais qu’il soit un objet très différent, une couverture très différente de
tous les livres qu'on peut trouver sur Amazon. Parce que rien qu'avec ça, ça
attire l’œil et on se dit ok ils sont tous d’une telle manière et là, il y a un
livre complètement différent. Donc ça peut créer un effet de curiosité. En
plus, je voulais aussi un bel objet, c'est tout con comme réflexion, mais je
voulais me dire OK je suis fier de le prendre en photo, je suis fier de le
partager sur Instagram sur les réseaux sociaux, je suis fier de l'avoir dans ma
bibliothèque. En fait, tu pointes du doigt deux approches différentes. Il y a
une approche qui est celle dont tu parles qui est de se dire, je vais essayer
créer un produit en fonction de ce que les gens cherchent sur Amazon à travers
les mots-clés. Moi, j'ai plus une approche qui est de me dire : dans quelle
mesure est-ce que ce livre s'insère dans toute mon œuvre, au globale. Dans tout
ce que je crée globalement, et à quel point c'est imprégné de l’image que j'ai
envie de renvoyer. Je les dirige vers ce livre, mais potentiellement ça peut
être autre chose, ça peut-être un podcast que j'ai créé il n'y a pas
très longtemps. Je vais créer ma communauté ailleurs, sur mon blog, sur mes réseaux
sociaux, là, on fait un podcast, etc... En fait, c'est deux approches
différentes que je trouve toutes les deux super intéressantes. Amazon, c'est un
gros vecteur de lecteurs et pour se faire découvrir. Moi, j'ai ce biais de me
dire, ma communauté, je suis en train de la construire, je la construis
ailleurs et je la rapatrie sur mon livre. Je pense que les deux se valent et
les deux sont très complémentaires, il n'y en a pas une qui est meilleure que
l'autre. C’est juste que moi l'approche instinctive que j'ai, c'est celle-ci.
Tu vois, les auteurs qui m'inspirent, comme Tim Ferris et Ryan Holliday, ils
ont construit une plateforme, ils ont des gens qui les suivent, ils sortent des
livres et les gens vont les acheter. Ils éduquent leurs lecteurs à l'idée
qu'ils vont véhiculer pendant plusieurs mois. Tu vois, ils créent du contenu
dessus, ils en parlent. C'est ce que j'essaie de faire, comme ça, le jour où le
livre sort, les gens sont déjà prêt, ils l'attendent.

Dimitri : je suis revenu
sur ton site et effectivement, c'est ce que je regardais tout à l'heure, franchement
il est top. Il me semble qu'à une époque, tu rédigeais sur Médium non ?

Valentin : Oui, pour
la faire courte j'ai commencé à écrire sur Medium. C'est là-bas où j'ai
commencé à créer ma communauté, ma liste e-mail et j'ai arrêté de publier sur
Medium il y a un an. Là, je me suis dit, je me crée mon site, je me crée mon
espace personnel, je peux garder les personnes dessus. Il se trouve que pour le
SEO, c'est pas mal aussi parce que les gens arrivent sur mon site, ils se
baladent, ils lisent mes articles et consomment mon contenu. Je ne suis pas du
tout un designer, mais tu peux vraiment personnaliser ton site au maximum et le
construire à ton image. C'est beaucoup plus flexible en termes de comment tu
l'agences, comment tu le construis, les pages que tu veux créer, les formulaires
de capture d'e-mail, etc.

Dimitri : là
t'apporte de l'eau à mon moulin : j'essaye beaucoup d'éduquer, éduquer
c'est un grand mot, mais sensibiliser les gens qui nous écoutent à l'importance
d'avoir sa propre plateforme. Effectivement, moi aussi, j'utilise WordPress
parce qu’aujourd’hui, c'est le meilleur mix entre ce qui est "facile
d'accès", et ce qui va vraiment te permettre d'avoir des résultats. Tu
parlais de SEO, donc le fait d'être trouvé sur Internet sur Google sans avoir à
faire de pub simplement grâce à ton contenu, à ta réputation, à ton image de
marque, etc. Je trouve ça bien, franchement, je suis allé sur ton site, il est
top !

Valentin :
Merci. 

Dimitri : C'est dans
l'actualité du moment avec ton livre, et c'est super bien fait. Je ne suis pas
fan de mettre ma tête, mais je sais que c'est important pour le personnal
branding par exemple

Valentin : Pour la
confiance des gens qui te suivent c'est important oui

Dimitri : j'aime bien
le cliché où tu es en photo avec ton livre physique dans la main. C'est
important aussi pour l’auteur de l’avoir dans les mains, c’est, déjà un premier
acte qui est fondateur quand tu as de l'ambition avec ce que tu veux faire des
bouquins. Pour tous ceux qui nous écoutent franchement, je vous invite à aller
voir. Donc à valentindecker.com, ils auront vraiment ce qui se fait de mieux en
terme de création d'un site assez simple mais ultra efficace, bien écrit bien
sûr et très efficace visuellement. Un design qui donne envie de rester sur le
site. Et même au niveau des pop-up. Les gens parfois pensent du mal des pop-up,
de l'e-mail marketing, mais bon, je pense que toi, tu joues vraiment tout ce
jeu-là.

Valentin :
Ouais 

 Dimitri : Donc
voilà pour tous ceux qui seraient intéressé ou en recherche d'inspiration je
vous invite vraiment à visiter le site valentindecker.com, ce n'est pas du tout
pour faire de la pub mais c'est pour leur dire : "voilà, si vous
cherchez une page d’accueil, une meilleure pratique, un exemple de comment on
organise son site, sa plateforme, pour assurer la suite, allez sur ce site là
parce que vraiment c'est très intéressant et inspirant". 

Valentin : Merci
beaucoup

Dimitri : parfois, on
cherche la meilleure façon de créer et je crois que tu en parles aussi dans ton
livre, c'est parfois aussi de regarder ce que les autres font.

Valentin : ouais,
surtout sur le web. Ce que je vais dire, ça peut être pris à double sens, mais
il ne faut pas hésiter à copier. Là, un site que je trouvais très beau, je
crois que c'est la deuxième ou la troisième version. Mais la première version,
j'ai pris un site que je trouvais très beau d’un américain, et j'ai juste copié
le template. J'ai arrangé un peu les couleurs, mais il y a des sujets pour
lesquels il ne faut pas chercher à réinventer la roue et juste être un peu bête
et méchant et se dire : "OK ça, ça fonctionne, le mec il l'a testé
moi j'aime bien visuellement, c'est beau. Je m'en inspire et je ne passe pas
des mois et des mois à faire mon site", tu vois. Je ne suis pas du tout un
développeur, je n'ai aucune compétence en développement je ne suis pas non plus
un designer, il n'y a rien de très poussé et c'est assez simple.

Dimitri : j'aime bien
aussi ce message-là. Souvent réutiliser ce qui fonctionne et puis t'en
inspirer. Quand on tombe sur ton site que ça ait été copié d'un autre template
ou pas, on ressort ton image, l'impression et on voit ta touche personnelle.
Même si ça a été utilisé, copié ou inspiré d'autres exemples. Et ça m'amène à
une autre question. Alors je sais que ton nom pour moi, il est associé à Livementor,
c'est quoi ton métier, si tu veux en parler bien sûr ?

Valentin : Ouais bien
sûr.

Dimitri : C'est quoi
ton métier, est ce que c'est lié à l’écriture, ou est-ce que c'est vraiment
quelque chose que tu fais à côté ? Comment ça se passe ta vie
professionnelle au quotidien et tes projets à côté ?

 

Valentin : Ouais,
donc effectivement, je travaille chez Livementor depuis deux ans. Donc Livementor,
je ne sais pas si tu connais, on se définit comme une école en ligne pour
entrepreneur
. Donc, en gros, pour faire simple, on donne des cours de
marketing digital à des gens qui montent des projets. Moi au début, je suis
arrivé comme copywriter. Donc mon but, c'était d'écrire pour le blog la
newsletter, tous les contenus écris du site, et comme on est une petite
start-up, j’ai un rôle qui a évolué au fil du temps et j'ai été amené à faire
plusieurs choses, à faire des tunnels marketing. Aujourd'hui, je suis en charge
de lancer un nouveau produit qui est un service de coaching par WhatsApp. Donc
mon job, c'est de tout lancer, d'imaginer à quoi va ressembler le produit
concrètement, qu’est-ce que c'est, combien il va coûter, comment on trouve les
mentors, comment on trouve les élèves. Donc c'est un job de chef de projet, c'est
ce que je fais à temps plein, en CDI. À côté de ça j'ai toujours cette, je
n’aime pas dire que c'est une passion, mais cette envie d'écrire et en tout cas
de faire des projets. Et ça m'a suivi pendant Livementor, et ça me suivra là
encore après certainement. En fait, j'écris le soir, le matin, le week-end.
Livementor ça me nourrit énormément vu que je suis en contact de gens qui
montent des projets, je travaille sur du marketing, j'ai la chance d'évoluer
avec Alexandre Dana qui est le CEO de Livementor. C'est un super endroit pour
moi pour apprendre et continuer à me développer.

Dimitri : je le
ressens mais en positif. Je pense qu'il y a des gens qui vont avoir tendance à
se dire si je suis copywriter ce n’est pas pareil que si j'écris de la fiction
ou je suis auteur, ou si je suis écrivain, c'est des choses différentes qu'on
met dans des cases différentes. Moi c'est une approche que j'ai bien aimée dans
ton livre. Je ne dis pas que c'est écrit de manière commerciale, mais moi c'est
une critique qu'on m'a faîte sur un de mes livres par exemple. Chez beaucoup
d'auteurs, je pense américains ou anglo-saxons, c'est naturel d'utiliser des
ressors du storytelling et du copywriting dans l'écriture d'un e-book ou d’un
livre. C'est aussi ce qui m'a plu dans la lecture de ton livre.

Valentin : Mon style
d'écriture est très influencé par le web et mon style, tu l'as un peu dit, mais
ce sont des phrases simples et courtes. Des paragraphes qui s’enchaînent vite.
J'essaie de jouer un peu sur le rythme en variant la longueur des phrases, en
essayant d'aller toujours à l'essentiel, en supprimant les adverbes, enfin tous
les petits conseils de copywriting. C'est comme ça que j'écris, que ce soit un
article de blog ou un livre, c'est devenu mon style avec le temps. Et oui, dans
ce que je fais, il y a toujours un côté marketing parce que si ton œuvre,
personne ne la lit, personne ne la découvre, en fait elle ne sert à rien. Donc
oui bien sûr, dans tout ce que je fais, je me demande toujours comment je peux
intéresser des gens.

Dimitri : c'est ce que
j'ai bien aimé aussi. Tu as envie que les gens arrivent au bout du chemin et
des différentes étapes que tu as prévu pour eux. Comment tu vois toi tout ce
travail que tu es en train de mener ? On sent que c'est du plus long terme.

Valentin : alors moi
pour l'instant, j'ai écrit deux livres comme tu l'as dit plus tôt, c'était deux
non-fictions. La fiction ça peut me tenter, de plus en plus, je ne sais pas
trop quand. Enfin là, mon deuxième livre Expédition créative, je l'ai sorti le
23 octobre 2019. J'ai passé mon année 2019 dessus. Je suis salarié donc je n’ai
pensé qu'à ça tout le temps. Là, j'ai un peu envie, pas de prendre un break
avec l'écriture, mais de ne pas écrire de livre en tout cas. Je pense que sur
l’année avenir, je ne vais pas écrire de livre. De toute façon, je n'ai pas
d'idée de livre là. Mais l'écriture pour moi c'est un fil rouge dans tout ce
que je fais déjà depuis 4 ans. Parce que ça me plaît, j'aime partager mes
idées, ça me force à les clarifier. Après si ça intéresse, ça me permet de me
construire une audience aussi, tu vois.

 

Dimitri : Oui 

Valentin : ça me
permet d'être suivi par des gens et ça, j'ai envie de le développer. Je n'ai
pas non plus envie de me cantonner uniquement à ça. Tu vois, je vais être
transparent avec toi, je quitte Livementor. Je vais continuer un peu avec eux
en freelance, mais le but, c'est que, moi au fond, j'ai envie de créer des
projets, de me mettre indépendant et de faire plein de choses. J'ai le
sentiment d'avoir appris plein de choses et que c'est le moment pour moi
d'essayer de me mettre un petit peu en "danger". Je vais continuer à
développer mon audience, trouver mes mille vrais fans et puis voire où ça va me
mener quoi.

Dimitri : OK. Tu
parles des mille vrais fans, j'en parle assez souvent autour de moi aussi parce
que j'aime bien cette allégorie-là. Effectivement, je trouve que ça dédramatise
un petit peu le côté créatif justement en disant, tu n'es pas obligé de faire
quelque chose qui se vend à 1 million d'exemplaires pour vivre de tes
créations. Tu as besoin de te connecter avec mille personnes, que ce que tu es
en train de faire intéresse, et qui seraient à même d'acheter à chaque fois que
tu produits quelque chose de nouveau. Et je crois que tu le résumes beaucoup
mieux dans ton livre.

Valentin : J'en parle
parce que pour moi, c'est juste un moyen de se dire que tu n'es pas obligé
d'être une super star pour vivre de ce que tu fais. Tu peux très bien trouver
mille personnes qui sont super intéressées par ce que tu fais, qui te suivent
au quotidien et ça suffit, mille personnes. Et comme tu le dis bien, ça
dédramatise tout et ça le rend possible et accessible. C'est une idée et c'est
un cap que je me fixe. C'est une bonne règle à suivre, tu vois, essayer de se
dire : "si je devais créer uniquement du contenu pour mille personnes,
qu'est-ce que ce serait". Et toi, ça te permet d'être beaucoup plus
authentique. Ça te permet d'être beaucoup plus fidèle à ce que tu aimes et ce
qui t’intéresse vraiment.

Dimitri : oui donc tu
arrives à trouver le bon compromis pour faire ce qui te plaît en t'assurant que
ça intéresse des gens.

Valentin :
exactement. 

Dimitri : C'est assez
dans la veine du commentaire que je t'ai laissé sur Amazon. parce que je laisse
des commentaires, j'en profite et je passe le message : les gens qui écrivent
aiment beaucoup avoir des commentaires. Même des commentaires une étoile. Dans
tous les cas ce qui est intéressant, c'est ça, c'est d'avoir un retour. Donc ça
va un peu dans la ligne de ce que tu disais Show your work, c'était ça
le titre ?

Valentin : oui exactement
c'est ça. 

Dimitri : en tout cas,
je vais continuer à suivre, car ça m’intéresse de voir ce que tu vas être
capable de faire et de connaître tes autres projets. Parce que c'est vraiment
un échange, quand tu as des gens qui te lisent ou interagissent avec toi, te
font des commentaires sur ce que tu fais, ça te fait évoluer toi aussi en fait.
Tu fais des choses différentes que, si tu restes cloisonné dans ton petit monde
et que tu écris que pour toi.

Valentin : exactement
en fait le fait de publier ce que tu fais, c'est hyper important, c'est
vraiment ce qui différencie celui qui ose, de celui qui garde ça un peu pour
lui. Et si tu le gardes pour toi, ça n'a aucune chance de toucher quelqu'un
d'autre. En tout cas, c'est ma vision des choses, mais, tout ce que j'ai écrit,
c'est parce que profondément, je me dis que ça va parler à quelqu’un, et que ça
va l'aider ou que ça va répondre à une question qu’il se pose. Ou que ça va
juste le faire sentir bien. Au-delà de ça, si tu ne publies rien, tu n'as aucun
retour sur ce que tu écris, et tu n'as aucune chance de pouvoir en vire ou de
pouvoir gagner de l'argent avec.

Dimitri : et puis après
on en revient à tes proches. Ce ne sont pas tes proches qui vont te dire que
c'est bien, que ça répond à un besoin, à une envie ou si ça divertit. C'est
bien aussi, c'est un message que je partage assez souvent, quand tu lances un
livre, d'un seul coup tu te dis que potentiellement j'ai une critique. J'ai des
gens qui vont le lire et tu franchis un cap important. En même temps, il ne
faut pas y aller la fleur au fusil de mon point de vue. Je connais des gens qui
ont vraiment une très belle plume, qui n'ont pas fait le travail nécessaire, et
qui ont comme premier commentaire un commentaire une étoile. Et ça, ça fait
très mal. Ce n'est souvent pas du tout représentatif du travail et de la valeur
de ce que tu fais. Moi, je prends souvent l'exemple du plombier, il va faire un
super boulot, tu ne vas pas aller mettre un commentaire sur Google pour dire
que c'était génial. Alors que ton plombier, s'il vient et que tu as une
inondation pendant un jour, là tu vas aller chercher son nom sur Google pour
lui mettre un commentaire négatif. Je ne dis pas qu'il faut faire ça avec son
plombier, mais globalement ça veut dire que les gens ont plutôt une tendance
naturelle à laisser un commentaire quand ils ne sont pas contents sur ce genre
de chose. 

Valentin : oui c'est
clair.

Dimitri : Et donc il
faut aussi faire un travail de demander des commentaires. Ça redevient du
marketing, mais c'est souvent un conseil que je donne aux auteurs. Il ne faut
pas avoir honte quand tu as fait ton travail, quand tu as fait les choses de manières
professionnelles.

Valentin : C'est ça.

Dimitri : Tu as pris
un correcteur, tu es sûr que tu n'as pas de typo, de coquilles, que tu as
travaillé ton titre, ta présentation, ta description, etc. Quand tu sais que tu
as fait le boulot de ton côté, à un moment donné, c'est normal d'aller demander
des commentaires. Parce que les gens en général, même ceux qui avaient trouvé
génial ton bouquin, ils ne vont pas avoir la présence d'esprit de te laisser un
commentaire. Alors que finalement, s’ils avaient su à quel point c'était
important, ils l'auraient fait.

Valentin : ouais,
c'est clair. Je le fais. J'ai prévu de le faire et ça m'inspire un autre truc
aussi. C'est Seth Godin qui dit ça que j'aime beaucoup, je pense une référence
en marketing. Il dit que si tu veux que ton livre soit un Bestseller, il faut
forcément qu'il ait des commentaires une étoile. Sinon, c’est qu’il ne génère
aucune conversation, qu'il ne "dérange" personne. Ça veut dire qu'il
crée un consensus et que donc fondamentalement, il ne touche personne. Alors c'est
très dur à avoir ce niveau. J'aime bien faire un truc : tu vas voir n'importe
quel best-seller, tu as 90 commentaires cinq étoiles et 10 commentaires une
étoile. Pourtant, c'est les plus grands auteurs de tous les temps, et il y a
quand même des gens qui les détestent. C'est pour ça qu'en fait, il faut
relativiser tout ça et le prendre avec des pincettes.

Dimitri : oui je suis
tout à fait d'accord avec ça. Ma référence c'est Pat Flynn, j’adore ce
mec. Pour la publication de son livre qui s’appelle Superfans, il parle de
ça, il parle du club des "une étoile". Les épisodes de podcast qu'il
a fait avant la sortie de son livre étaient vraiment dédiés à l'édition et à
l'auto-édition, parce qu'aux États-Unis, quand tu as déjà une audience et que
tu t'y connais en marketing digital, tu n’as aucun intérêt à aller vers l’édition
traditionnelle. La plupart des auteurs qu'on cite là sont souvent publiés en
auto édition aux États-Unis, parce qu'ils ont énormément plus de royalties et
finalement, ils se débrouillent avec leur marketing très bien.

Valentin : Oui 

 

Dimitri : Et justement,
il parlait de ça et je crois que c'était avec Dave Chesson et il citait Nick
Stevenson et d’autres. Ils disaient que tant que tu ne fais pas parti du club
des "une étoile", c'est que tu manques de visibilité.

Valentin : Bien sûr.

Dimitri : forcément
au bout d'un moment quand ton livre va être visible, tu auras des commentaires
"unes étoile", c'est obligé, et il faut t'y préparer d'ailleurs. La
plupart des auteurs insistent sur ce point-là aux États-Unis parce que ça fait
mal au début. Parce ce que tu es dans la question avant de vraiment franchir ce
cap de "est ce que je suis légitime pour écrire ? " "est ce
que, ce que je publie c'est bon ? ". Tu te poses la question de la
qualité de ce que tu fais. Et en fait, tu te poses vite la question de la visibilité,
plus tard, si tu veux vraiment réussir. Bien sûr que c'est important la
qualité, mais ce n'est pas un facteur de succès, c'est un facteur minimum.

Valentin : C'est
clair.

Dimitri : et donc
c'est ça qui est intéressant, il parlait aussi du club des "une étoile".
Donc si ça peut rassurer d'autres personnes ici, c'est normal d'avoir des commentaires
"une étoile". Ce n'est pas par hasard que les auteurs anglo-saxons
comme Seth Godin, Tim Ferris et Pat Flynn, ou tous les autres qu'on a pu citer
ici, travaillent beaucoup les aspects marketing digital et aussi le fait de
demander des commentaires, que ce soit par leur liste e-mail ou à la fin de
leur livre, ou d’autres moments. La meilleure façon d'avoir un commentaire, c'est
de le demander.

Valentin : Non mais
c'est clair. On peut se dire non ce n’est pas bien de les demander, mais il ne
faut pas hésiter. C'est hyper important pour créer de la crédibilité, pour
créer de la confiance, par rapport à des gens qui ne te connaissent pas et qui
découvrent ta page. Et également parce qu'Amazon, c'est comme ça qu'ils jugent
si un livre est bon ou pas. C'est, est-ce qu'il y a des commentaires cinq
étoiles ou pas.

Dimitri :
effectivement, mais tu n'as pas le droit de demander un commentaire cinq
étoile. Moi, je demande vraiment aux gens qu'ils me fassent un retour tout
simplement. Parce que quand la personne fait l'effort de te faire un retour sur
Amazon, tu sens ou pas ce qu'il a vraiment voulu te faire passer comme message,
et tu as des commentaires deux étoiles ou trois-étoiles qui sont très pertinents
et intéressants.

Valentin : en vrai
c'est là que tu apprends le plus au final. C'est avec les critiques que tu
découvres tes faiblesses ou les moments où tu as été moins bon, et que du coup,
tu peux progresser par rapport à ça.

Dimitri : Exactement
et ça me fait penser à un autre petit Tips que je donne de temps en temps.
Alors dans ce podcast je n’en suis pas sûr, mais tu disais des fois que c'est
important d'avoir son idée et d'écrire un livre par rapport à une idée. Et tu
as des auteurs qui réfléchissent à quel est le besoin, c'est encore une autre
démarche, et qui écrivent un livre que les gens ont envie de lire. Des fois,
c'est bien de trouver un mix entre les deux. Et un Tips qui fonctionne très
bien, c'est d'aller voir des livres sur les sujets qui t’intéressent, et
d'aller voir dans les commentaires deux et trois-étoiles ce que les gens ont
marqué. Souvent, ils expliquent ce qui leur a manqué. Et des fois, tu vois des
tendances de fond, parce qu’il y a des livres qu'ont beaucoup d'audience et
donc beaucoup de commentaires, et c'est que le sujet intéresse. Si toi, tu
avais prévu d'écrire sur ce sujet-là, tu peux t'alimenter de ces commentaires
qui sont en train de t'expliquer ce qui manque et ce que toi, tu pourrais
proposer pour répondre à un besoin. On retrouve ça aussi sur des articles de
blogs : ça peut être une façon de t'aider à améliorer le contenu que tu
vas proposer pour répondre à ces besoins.

 

Valentin : exactement.
Tu parlais un peu de lectorat cible, comprendre qui est ton lecteur pour créer
un livre ou même n'importe quel produit qui va lui plaire. Les commentaires des
livres Amazon, c'est des pépites pour ça. Parce que c'est des gens qui
s’intéressent à ce sujet, qui ont lu un livre sur ce sujet et qui te partagent
ce qu'ils ont aimé et ce qu'ils n'ont pas aimé. Il faut absolument s'en servir
et utiliser tout ce matériel pour enrichir ta connaissance, ta cible, c'est
hyper important.

Dimitri : exactement.
Justement du coup ça fait le lien avec aussi le référencement naturel, c'est
que des fois quand tu dis SEO, référencement naturel, donc comment tu optimises
pour les moteurs de recherche, que ce soit Google ou là, on parle de livre pour
Amazon, qui est un moteur de recherche pour livres. Des fois, on a l'impression
que c'est artificiel, marketing, etc.… On parle souvent de mots-clés et les
mots-clés naturels, tu les retrouves souvent dans ces commentaires. Donc comme
tu dis, lire ces commentaires là, s'imprégner de ce que recherchent les gens
qui lisent ce genre de livre, ça t'aide énormément pour écrire ta description
de livre, pour trouver les bons mots-clés, pour bien figurer dans les bonnes
catégories, c'est tout à fait naturel en fait. Ce n'est pas du tout artificiel
comme certains pourraient croire parce qu'il y a des acronymes et parce que SEO
ça paraît compliqué.

Valentin : et en fait
là, tu soulèves un peu un débat qui est "est ce que le marketing, c'est
bon ou mal", c'est un peu ça ce que tu dis. Moi ma vision, c'est que tant
que ce que tu fais, c'est vraiment de qualité et que tu aides profondément les
gens, ce serait bête de ne pas faire ce qu'il faut pour se faire connaître et
aider des gens. Tu as beau écrire le meilleur livre, si personne ne le lit, il
n'aidera personne. Oui le SEO, optimiser ses descriptions, optimiser les
mots-clés, demander des commentaires Amazon. Tout cela rentre dans cette
logique de, je crois profondément en ce que je fais, je crois profondément
que mon livre va aider des gens à se développer et à trouver des solutions à
leurs problèmes. Et je vais essayer de faire tout ce que je peux pour qu'ils le
découvrent. Il ne faut pas aussi tomber dans l'excès d’être prêt à tout. Tout
ce dont on parle, c'est clean, faire du SEO, c'est très bien. Mais il ne faut
pas tomber dans ce jeu où tu pièges les gens, où tu leur vends du rêve ou tu
leur promets des mensonges. C’est ce qu'on voit de plus en plus, pour vendre
plus. Pour moi, c'est une approche qui ne m’intéresse pas du tout. C'est une
approche avec laquelle on se bat chez Livementor aussi. Parce qu'on voit
beaucoup de formateurs qui te vendent un peu le rêve du revenu passif, de la
vie millionnaire en quelques semaines, mais en fait ce n'est pas la réalité.
Pour le coup eux, ils seraient prêts à tout faire pour vendre leur produit.
Mais ce n'est pas la vision qui moi, personnellement, m’intéresse.

Dimitri : On en parle
souvent ici parce que du coup les gens qui te parlent et qui te vendent du rêve
utilisent le marketing d'une certaine manière qui fait que, des fois, on a
l'impression que le marketing ce n'est pas bien. Ils salissent un peut peu
l'aspect noble du marketing qui est simplement de faire en sorte que les gens
que ça peut intéresser ou à qui ça peut servir puissent découvrir. Je suis tout
à fait d'accord avec vous sur cet aspect-là. Tu peux faire du marketing, tu
peux utiliser ces outils-là, à condition que ça te permette toi d'apporter de
la valeur aux gens qui en ont besoin, en restant dans ton authenticité. Je
trouve que c'est quelque chose que tu arrives à bien faire justement. Moi, je
pense que c'est le fil rouge de pourquoi j'étais content qu'on discute ensemble
et que je suis en train de découvrir à la fin de cette interview, c'est ça,
j'aime bien ton positionnement. Tu utilises les outils qui existent. Tu les
utilises de manière intelligente, ils existent, on les utilise, on joue le jeu
du marketing parce qu’aujourd’hui, c'est indispensable pour exister et pour
faire découvrir. Et ça ne va pas non plus changer ta façon d'être, ton
authenticité, ta marque que tu essayes d’imprimer, ce qui se dégage de ton
site, de ta plateforme. C'est ce que je pressentais avant l’interview et qui se
confirme.

Valentin : Pour moi
le marketing si tu veux lui donner une définition, c'est créer un lien de
confiance avec les gens. Quand tu lies cela aux mille vrais fans, à savoir, il
te faut que mille personnes, ça te donne une philosophie qui est celle que moi,
j'adopte, c'est de dire, je vais écrire des choses, ça ne plaira pas à tout le
monde, ce n’est pas grave. Mais par contre, pour les gens que ça touche et pour
les gens qui s’intéressent à ce que je fais, je vais essayer de créer le
meilleur contenu pour eux et je vais me demander comment je peux le promouvoir
et le mettre en avant pour eux. En tout cas moi ma vision, c'est de dire, ça
n’intéressera pas tout le monde, j'en suis conscient et c'est très bien comme
ça. Il faut du contenu pour tout le monde, on ne peut pas plaire à tout le
monde et si ton contenu est trop générique en fait, il ne parlera à personne.
Donc je fais du contenu qui est quand même assez précis et assez ciblé. Je lui
donne ma patte, ma couleur, ma personnalité, mon authenticité. C'est ce qui
fait que fait des gens restent ou pas, c'est ce qui fait que des gens me suivent
ou pas, et s’ils ne veulent pas me suivre, c'est très bien. Je vois ça comme un
truc très ouvert, très flottant, très dynamique et à un moment, tu peux
t’intéresser à ce que je fais, puis ne plus t'y intéresser pendant deux ans et
revenir après, et c'est très bien.

Liens :

Valentin Decker : Expédition créative et Devenir
remarquable à l’ère du numérique

Son podcast : Inspiration Créative, en
duo avec ???

Joanna Penn : autrice de nombreux livres, de
fiction et non-fiction. Et en particulier une série d’ouvrages pour devenir
auteur auto-édité professionnel et en vivre.

Steven Pressfield : La guerre de l'art et
Turning pro

Austin Kleo :
Show your work et Keep going

Ethan Joe Pingault : La Voix du Side Hustle épisode 12
- Publier et vendre plus de livre

Seth Godin :

Pat Flynn :
Superfans et Will it Fly

Dave Chesson

Nick Stevenson : Chronique Reader Magnets

 

 

Viens nous dire dans les commentaires au bas 👇👇 ce que tu retiens de cet épisode et quel conseil tu vas mettre en pratique pour ta routine créative.

Liens de l’épisode et ressources  : 

Valentin Decker : Expédition Créative et Devenir remarquable à l’ère du numérique 

Son podcast : Inspiration Créative

Joanna Penn : autrice de nombreux livres, de fiction et non-fiction. Et en particulier une série d’ouvrages pour devenir auteur auto-édité professionnel et en vivre. 

Steven Pressfield : La guerre de l’art et Turning pro 

Austin Kleo : Show your work et Keep going 

Ethan Joe Pingault : La Voix du Side Hustle épisode 12 – Publier et vendre plus de livre

Seth Godin

Pat Flynn : Superfans et Will it Fly 

Dave Chesson

Nick Stevenson : Chronique Reader Magnets 

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3 réflexions au sujet de “LVSH 019 – Inspiration créative avec Valentin Decker”

  1. Une belle découverte ! Un état d’esprit inspirant et authentique, beaucoup de bon sens et une belle intuition 🙂
    Merci d’avoir abordé et approfondi tous ces sujets si essentiels : le marketing, le sens de son projet, comment aider les gens, les commentaires Amazon, j’ai bu vos paroles !
    Je vais suivre de près Valentin.

    Répondre
  2. Je partage l’avis d’Anaïs, j’ai beaucoup aimé écouter Valentin. Ce podcast tombe exactement au moment où j’en avais besoin (synchronicité!). J’ai appris pas mal de choses pour améliorer le marketing de mon livre, j’ai du boulot, mais ça fait du bien d’écouter des personnes comme tu interviews Dimitri, ça m’aide énormément!

    Répondre
    • Super Audrey si ça t’aide et si ça t’inspire. Et bientôt, c’est ton épisode que tu vas pouvoir écouter 🙂

      Répondre

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