LVSH 015 – De freelance à agence web en 2 ans avec Pierre-Baptiste Venturini alias Elitz

Elitz 5euros.com

La Voix du Side Hustle épisode 15

J’ai rencontré Pierre-Baptiste de One Hour Business, alias Elitz sur la plateforme 5euros où il fait partie des top vendeurs, à l’occasion d’une interview qu’il m’a proposé pour parler de side hustle et que vous pouvez retrouver sur sa chaine youtube

On en a profité pour faire une interview croisée et il a accepté de répondre à mes questions pour la Voix du Side Hustle. 

Au moment de monter cet épisode, Pierre-Baptiste cumule plus de 4000 ventes sur la plateforme 5euros

Il nous explique en détail toutes les astuces qu’il a utilisées pour en arriver à ce résultat, et toutes les étapes qui lui ont permis de créer une véritable agence en commençant au tout début en tant que freelance et rédacteur web

Au départ, son aventure a démarré comme un challenge, pour voir.  

Deux ans plus tard, Pierre-Baptiste a bâti une véritable agence qui emploie jusqu’à 16 rédacteurs de manière récurrente. 

Ecoutez bien sa stratégie si vous cherchez à démarrer sur 5euros : si vous appliquez ses astuces, il y a de bonnes chances que ça vous fasse gagner un temps précieux et vous permette d’atteindre plus vite un chiffre d’affaires intéressant. 

Pierre-Baptiste nous présente son parcours fait de nombreuses expériences, de voyages, de création d’entreprises, de salariat, d’investissement immobilier, mais aussi d’interrogations et même d’échecs comme un dépôt de bilan à ses débuts, qui loin de l’avoir dégoûté, lui ont permis de forger un état d’esprit entrepreneur à toute épreuve

Il explique comment il s’est retrouvé par hasard à tester la plateforme 5euros sur les conseils de Nicolas d’ABCArgent 

Le monde est petit, je ne le savais pas au moment de proposer l’interview à Elitz, j’ai interviewé Nicolas Daudin d’ABCArgent dans l’épisode 4 : 

LVSH 004 – Atteindre la liberté financière grâce son blog avec Nicolas Daudin

Grâce à une routine très efficace et une stratégie dont je n’avais jamais entendu parler jusque-là, Elitz s’est hissé au rang de top vendeur en un temps record ! 

Il partage en particulier la méthode qu’il a utilisée pour développer son service de fiches produits optimisées SEO qui est un des services qui fonctionnent le mieux de toute la plateforme 5euros. 

Tu vas le comprendre si tu écoutes l’interview jusqu’au bout, Pierre-Baptiste est un passionné et il n’est qu’au début de son parcours d’entrepreneur à succès. 

J’espère que ça va te donner envie de te lancer et des pistes pour accélérer, documenter et sous-traiter et développer ton business.

Les liens de cet épisode :

Le site de l’agence web de Pierre-Baptiste : One Hour Business

Le profil de Pierre-Baptiste alias Elitz, sur 5euros : https://5euros.com/profil/elitz

La chaine Youtube One Hour Business

Les formations Udemy : https://www.udemy.com/user/pierre-baptiste-venturini/

Et le profil Linkedin : https://www.linkedin.com/in/pierre-baptiste-venturini

J’espère que tu vas continuer à suivre la Voix du Side Hustle avec nous, et je te dis à la semaine prochaine avec un nouvel entrepreneur au parcours inspirant.

En attendant, viens nous dire dans les commentaires au bas 👇👇 quel conseil et astuces tu retiens et tu vas mettre en pratique pour ton side business.

N’oublie pas de t’abonner au podcast :

☞ sur iTunes 
https://apple.co/30IXR04

☞ sur Google podcast 
https://bit.ly/2YLGFFK

☞ sur Spotify 
https://spoti.fi/2YurTDm

☞ et Youtube
https://bit.ly/2kvTWno

Et continue ta visite du site : tu y retrouveras les interviews et aussi d’autres contenus pour t’aider à franchir le cap, passer à l’action et vivre tes passions

Retranscription – Principaux passages de l’épisode :

On entre directement dans le vif du sujet. Je laisse Elitz parler et on voit qu’il est passionné par le sujet et qu’il a énormément d’expérience à partager. Des exemples de services qu’il a créés qui n’ont pas fonctionné alors qu’il y croyait, d’autres qui ont marché plus que prévu et qui l’ont fait crouler sous les commandes au point de devoir rembourser les clients car il ne s’était pas préparé à autant de demande. Si tu cherches des idées de services à démarrer et des routines pour faire en sorte qu’ils fonctionnent, ne loupe pas ce passage de l’interview 

[00:10:00] 

On parle de nombreuses techniques pour créer un service efficace sur 5euros et de l’intérêt, entre autres, de proposer une FAQ systématiquement. 

[00:15:30] 

Pierre-Baptiste nous explique comment il gère maintenant son business au quotidien et son organisation en tant qu’agence qui doit faire appel à la sous-traitance. Et une astuce supplémentaire : il a documenté toutes les étapes de son process et s’en sert pour les briefs à destination de la sous-traitance. 

[00:25:00] 

Elitz nous explique son organisation, et ses axes de développement sur d’autres plateformes comme Fiverr où il obtient déjà en quelques mois des résultats plus qu’intéressants. On parle aussi de toutes les autres plateformes où Pierre-Baptiste est présent, et des services, classiques ou atypiques, qu’il développe suivant telle ou telle plateforme. 

[00:30:00] 

Pierre-Baptiste partage ses objectifs de développement et comment il envisage la suite pour son agence. Son positionnement particulier est pour lui un des éléments de son succès : il propose une multitude de services que seule une agence pourrait proposer, tout en gardant un point de contact unique et en s’occupant de chaque client comme s’il était un “simple” freelance. 

[00:34:00] 

On rentre un peu plus dans le détail de l’organisation d’Elitz et il nous explique le modèle de sous-traitance qu’il utilise, en faisant appel à des rédacteurs, pour continuer à assurer la fiabilité et la qualité de ses services tout en étant rentable. Il nous explique en particulier où, sur quelle plateforme et comment il recrute et rémunère ses rédacteurs. 

[00:40:00] 

Pierre-Baptiste nous dévoile son processus de recrutement et d’intégration des nouveaux collaborateurs rédacteurs. Il nous en dit plus sur son organisation, il gère toujours les recrutements et les paiements et délègue une grande partie du reste de la gestion à un adjoint. 

Elitz cherche toujours d’autres moyens d’automatiser son business et son agence pour pouvoir développer les deux activités qui lui plaisent le plus : la création et la vente d’ebooks sur 5euros et des formations sur Udemy. 

[00:48:00] 

Pierre-Baptiste nous explique qu’il envisage le développement de formations et de clubs de marketing, et on échange sur l’intérêt de lire, de se former et de se documenter à la source avec des contenus anglophones, souvent de meilleure qualité et qui ont un temps d’avance sur les contenus disponibles en français. Il explique pourquoi il privilégie maintenant la création de contenu et de formations à destination d’un public anglophone. 

[00:54:00] 

Pierre-Baptiste nous donne ses conseils pour se lancer et obtenir des résultats sur une plateforme comme 5euros ou sur toute marketplace de vente de service ou de formation en ligne. 

LVSH 004 – Atteindre la liberté financière grâce son blog avec Nicolas Daudin

Nicolas Daudin Blogueur a succès

La voix du Side Hustle épisode 4

Que feriez-vous si vous étiez indépendant financièrement et que vous pouviez choisir chacune de vos activités sans avoir à vous soucier de vos revenus ? C’est une des questions que s’est posée récemment notre invité du jour, Nicolas Daudin, l’auteur du blog à succès ABCArgent. Résultat ? Son nouvel objectif est de devenir un expert du développement de contribuer davantage par le bénévolat. 

Nicolas Daudin Blogueur a succès

Dans cet interview en tout simplicité, Nicolas Daudin, (avec qui j’ai eu la chance de discuter et qui m’a été présenté par Sev, un de ses grands fans, que vous pouvez retrouver dans le 1er épisode de La Voix du Side Hustle, où il explique entre autres comment il a développé son indépendance financière grâce au blog ABCArgent de Nicolas) nous parle de son parcours et de ses débuts, quand il a démarré son blog, pendant son temps libre, à côté de son emploi d’ingénieur à temps plein.  

Il détaille avec nous ses secrets de référencement et toutes les étapes qui lui ont permis de lancer un des blogs les plus visités et les plus rentables sur la thématique de l’indépendance financière avec plus de 200.000 visiteurs par mois.  

En écoutant cet épisode, vous découvrirez : 

  • Comment choisir une thématique pour un blog, 
  • Les principaux critères à étudier en amont pour lancer un blog rentable, 
  • Les bases du référencement naturel expliquées en langage simple et clair 
  • Comment Nicolas Daudin monétise son blog et comment vous pouvez faire vous aussi 
  • Et même le modèle économique du site ABC Argent et les revenus qu’il génère  

Venez nous dire ce que vous avez pensé de cet interview dans les commentaires, et n’oubliez pas de vous abonner au podcast pour être averti de la sortie des nouveaux épisodes.

Découvrez le blog de Nicolas, ses lectures et tous les éléments cités dans cet épisode :

Le blog ABC Argent de Nicolas Daudin : https://www.abcargent.com/

La page Facebook du blog de Nicolas : https://www.facebook.com/abcargent

Son ebook gratuit : 38 idées pour gagner de l’argent sans investir un seul euro

Son outil d’organisation de planning, Trello : https://trello.com/

Les livres cités :

Les sites des entrepreneurs cités :

Retranscription complète :

Read Full Transcript

Nicolas : Je peux décider de mettre mon temps sur ce qui me plaît. J’aime bien le développement, j’ai envie d’apporter ma pierre à l’édifice. C’est un choix que je peux faire. Comme tu disais, chaque personne indépendante, digital nomad, peut décider d’aller dans une direction ou dans une autre. Gagner de l’argent, c’est bien, mais maintenant que j’ai du temps pour faire ce que je veux, c’est bien de pouvoir exercer mes passions. Se sentir utile aussi, c’est bien. Même si avec le blog, j’aide mes lecteurs, ce n’est pas la même chose. Là, j’ai vraiment envie d’aider de manière plus active on va dire.

Dimitri : C’est ce que j’allais dire. Déjà aujourd’hui, je considère que tu aides beaucoup de gens. On peut peut-être revenir sur quelques chiffres. Tu parlais à l’époque, en 2015, de 130 000 visiteurs. C’est un chiffre que j’ai tiré de ton livre. Je sens que tu as envie de donner un peu plus de sens, mais concrètement, tu es déjà en train d’aider beaucoup de gens à découvrir de nouvelles techniques, par le biais de ton blog.

Nicolas : C’est sûr, j’aide du monde. Mon blog est plus un point de passage. Les gens sur Google cherchent une information sur ces sujets : comment gagner de l’argent, comment arrondir ses fins de mois. Ils arrivent sur mon blog, vont prendre ce qui leur est nécessaire, et la plupart du temps, ils vont repartir ensuite. Ils vont éventuellement mettre en œuvre ce que je leur ai appris, mais ils ne vont pas revenir pour me le dire. Je n’ai pas toujours cette sensation d’être si utile. Pour reprendre ce que tu disais, mon blog en 2015 était en effet à 130 000 visiteurs par mois ; aujourd’hui, j’en suis plutôt à 200 000.

Dimitri : Ouah ! Je pense que ça peut faire rêver un certain nombre de blogueurs et apprentis blogueurs, qui voudraient se lancer : il est encore possible, sur une thématique comme la tienne, aujourd’hui, d’avoir 200 000 visiteurs. C’est énorme.

Nicolas : Certes, mais j’ai aussi choisi la thématique parce que je savais qu’il y avait un potentiel de recherche assez important. Si on veut vraiment commencer le blogging de manière intelligente, il ne faut pas se positionner sur n’importe quelle thématique non plus. Une thématique qui intéresse les gens, qui est recherchée, va de suite donner des possibilités de volume et de monétisation bien plus grandes. C’est très important.

Dimitri : Il y a un mix de deux choses : le nombre de recherches, mais aussi la concurrence. Tu es l’un des rares à être dans une des recherches les plus exhaustives possibles, et à faire le tri des arnaques.

Nicolas : Dès que je me suis mis au blogging, en 2012, j’avais toujours dans un coin de ma tête de lancer un blog sur ce sujet. Je dis toujours que pour trouver une bonne thématique de blog, il faut que ce soit bien recherché. Il faut qu’il y ait pas mal de recherches chaque mois sur la thématique, et sur la thématique annexe. Ça signifie aussi une concurrence pas trop élevée. Par exemple, tout ce qui est nutrition, mode, cosmétique, c’est effectivement très recherché, mais également très saturé et concurrentiel. Qu’il y ait du monde n’est pas la seule chose importante : la qualité de la concurrence joue aussi. S’il y a de la concurrence sans grande qualité, qui n’est pas optimisée pour Google, il peut être intéressant de se lancer.

Le troisième point que je regarde (important aussi, puisqu’on parle business), c’est la monétisation. Des thématiques ne sont pas forcément très monétisables. Sur la nutrition, il est forcément possible de vendre derrière un programme de fitness, d’aide à la diète ou au régime, ce genre de choses. Sur la mode par exemple, il paraît un peu plus compliqué de monétiser. On peut lancer sa propre boutique par exemple, pourquoi pas, mais ça va déjà beaucoup plus loin. On peut recommander d’autres boutiques, mais je ne pense pas que ce soit aussi évident, que quelqu’un va d’abord passer par ton blog, pour ensuite acheter des fringues. Il va plutôt aller directement sur la boutique. Ce sont vraiment les 3 axes principaux : l’intérêt des gens (donc, le nombre de personnes intéressées), la concurrence, et la monétisation possible.

Dimitri : C’est intéressant, parce que je ne suis pas sûr que ce soient vraiment les questions que se posent la plupart des candidats et des apprentis bloggeurs. En se posant simplement ces questions-là, tu gagnes déjà énormément de temps. Commencer son blog uniquement sur une passion, c’est compliqué si tu ne poses pas ces 3 questions : l’intérêt et le volume de recherche sur Google, la qualité de la concurrence, et la partie conversion et monétisation. Si tu poses ces 3 questions-là, tu as déjà un raccourci dès le départ pour, potentiellement, lancer un blog à succès.

Nicolas : Oui. C’est marrant que tu mentionnes la passion : dans mon cas, j’avais cette envie de parler de ça, car j’avais déjà essayé des petits trucs pour gagner de l’argent extra. Après, on est effectivement en train de parler business. Si la thématique nous passionne, c’est beaucoup mieux, mais la plupart des passions ne sont pas forcément monétisables. Si on veut lancer un business autour d’un blog, il faut se résoudre à l’idée que ça ne va pas être forcément autour d’une passion, mais qu’il faut trouver une opportunité de business. Si ma passion est l’histoire de France, ce n’est probablement pas monétisable.

Dimitri : Cela fait presque une mini synthèse du référencement naturel, de ce qui est vraiment important dans ce domaine. Tu en parlais tout à l’heure, c’est un sujet qui m’intéresse. Je rebondis un peu, c’est vrai qu’on en revient à ça. C’est comme en immobilier : tu ne vas pas acheter n’importe quel appartement. Pour te lancer dans un blog, il y a un certain nombre d’analyses à mener en termes de référencement naturel. C’est ce qu’on peut conseiller aux gens : le référencement naturel, on en parle de plus en plus, ça existe, et c’est quand même plutôt malin de s’y intéresser avant de lancer son premier blog.

Nicolas : Tout à fait. C’est comme ça que je me suis lancé. C’est ce qui permet d’obtenir le plus de monde sur son blog, de manière gratuite. Sinon, tu peux soit écrire pour d’autres blogs, soit payer des publicités, mais c’est de plus en plus cher, pour récolter de moins en moins de visites. Pour moi, le référencement naturel est essentiel pour commencer un blog. C’est très rare de connaître des blogueurs qui reçoivent beaucoup de monde depuis Facebook, Pinterest ou Instagram. C’est très compliqué. La base, c’est vraiment de se former au référencement, et d’écrire en partie pour Google, d’essayer de s’y positionner.

Dimitri : Je trouve ça bien qu’on insiste là-dessus. Parfois, j’ai des retours de gens qui sont des déçus de certaines formations à 4 chiffres sur le blogging, où ils n’ont pas eu ce message-là. Après une grosse routine de publication, ils se rendent compte que ça marche pas. Parce que si tu ne comprends pas les ficelles, tu as malheureusement de grandes chances d’être déçu dans l’histoire.

Nicolas : Oui, il faut clairement écrire pour Google. L’avantage, c’est que si tu écris aujourd’hui un bel article de 1500 ou 2000 mots, Google va le prendre en compte. Il y a quelques années, 5 ou 10 ans, il fallait vraiment faire un effort par rapport à ça, pour mettre les bons mots-clés au bon endroit. Il fallait presque rajouter des mots-clés cachés un peu partout, pour dire à Google « Attention, je parle de ça ». Le référencement est vraiment important. Tu parlais de formation à 4 chiffres. Je ne sais pas si tu penses à certaines personnes, mais quand je vois le prix de ces formations, ça me fait toujours un peu rire. J’ai l’impression que ce sont des vendeurs de rêve, qui vendent un certain mind set, qui vendent que si tu écris tous les jours, ça va venir. Mais non. Il faut écrire intelligemment, sur des sujets qui intéressent les gens. Ce n’est pas le tout de poster 10 fois par jour sur Facebook, il faut trouver des gens qui vont aimer ta page. Il y a plein de choses. Pour moi, la base, c’est vraiment le référencement naturel pour Google. Après, je prêche un peu pour ma paroisse, puisque c’est comme ça que je me suis fait connaître, et que c’est ce que je maîtrise le plus.

Dimitri : Je rebondis là-dessus. Ce n’était pas vraiment prévu, mais c’est un sujet qui me passionne aussi, pour la raison que tu évoques. Google est de plus en plus intelligent aujourd’hui. Il est de plus en plus à même, grâce à l’intelligence artificielle, de détecter quelque chose qui va être considéré comme un très bon contenu. On n’insiste pas suffisamment, à mon goût, sur l’impact du référencement. Ça m’intéresse particulièrement, car j’y vois un côté démocratique. Comme tu disais, sans ça, tu dois investir dans de la publicité Facebook, publier tous les jours sur les réseaux sociaux. L’avantage du référencement, c’est que si tu publies du contenu d’ultra bonne qualité, qui intéresse les gens, c’est le job de Google de le repérer et de le favoriser.

Nicolas : Oui, le référencement, c’est vraiment ça. La base, c’est d’écrire du contenu de qualité, qui apporte de la valeur ajoutée. C’est une belle phrase, mais ce que ça veut aussi dire, c’est qu’il ne faut pas non plus essayer de trouver une technique pour plaire à Google. De base, si l’article est bien écrit, et qu’il apporte quelque chose de plus par rapport à tous les autres articles, Google va petit à petit le repérer. Cet article va peut-être être repéré par d’autres personnes, ils vont en faire un lien, le partager sur Facebook, ou bien y laisser un commentaire. Tous ces petits signaux vont faire grandir l’article aux yeux de Google. Bien écrire un article, et essayer d’en faire parler autour de soi via d’autres blogueurs, via les réseaux sociaux, c’est vraiment ce qui aide à se faire connaître.

Dimitri : C’est ce que tu arrives vraiment à bien faire avec ABC Argent. Tu parles de la qualité de l’écriture, mais ça peut être aussi la qualité du contenu : rajouter une bonne infographie, qui peut apporter énormément d’informations, des tableaux, des liens pour aller creuser... À l’inverse du discours qu’on entend souvent, tu n’es pas obligé de publier beaucoup, ou très souvent. Tu peux réussir à positionner un blog juste avec un article, qui va très bien fonctionner, parce qu’il est de super bonne qualité.

Nicolas : C’est exactement ça, il n’y a vraiment pas besoin de publier si souvent. Je publie une fois par semaine. Même au début du blog, j’ai rarement publié plus d’une fois par semaine. Par contre, j’essaie vraiment de produire de la qualité. Ce n’est pas forcément de la qualité d’écriture : je ne me considère pas comme un très bon rédacteur. Je vise la qualité du contenu, à apporter de l’information actionnable, que les gens vont vouloir partager, commenter. Comme tu dis, ça peut être une infographie, une liste d’étapes, un tutoriel, un graphique… Tant que le contenu est intéressant et actionnable, les gens vont vouloir le partager. Si un autre blogueur de la même thématique tombe sur ton article, il peut le partager. Il m’est déjà arrivé de tomber sur un autre article de ma thématique, et d’en parler sur mon blog, car je le trouvais vraiment bien. Je vais mettre un petit lien, car c’est de la qualité : pourquoi ne pas le partager à mes lecteurs ?

Dimitri : Tu es un peu modeste : quand je vois la qualité rédactionnelle de ton site et de tes emails, je me dis que j’aimerais bien en arriver là ! Je pense que tu as tendance à être très modeste par rapport à ça.

Nicolas : Ce que je voulais dire, c’est que je n’ai pas une qualité d’écriture journalistique, de belles phrases bien construites, très compliquées. Mais c’est peut-être justement ce qui aide aussi : ma manière d’écrire et de m’exprimer est assez « terre-à-terre », je ne vais pas essayer d’être académique, de parler comme un chercheur. J’essaie souvent d’écrire comme j’aurais dit les choses à l’oral. C’est peut-être aussi ce qui fait que les gens aiment bien mon contenu, et le partagent plus facilement. Il faut toujours essayer de faire parler de soi, le plus possible. Honnêtement, je pense que c’est assez difficile de se faire connaître uniquement via Facebook. Souvent, le point d’entrée à ta page Facebook, ça va plutôt être ton podcast. Dans mon cas, c’est la page de blog : je dis aux gens « rejoignez-moi sur Facebook », pas vraiment l’inverse. Les gens me découvrent rarement via Facebook.

Dimitri : Finalement, c’est dur de faire vivre Facebook. Tu es dans l’instantané. C’est aussi un point auquel j’ai pensé quand tu parlais du positionnement : en plus de l’intérêt de la recherche, de la qualité de ton contenu, il y a aussi le contenu intemporel. J’imagine que tu fais de temps en temps des mises à jour, mais sur ton blog, si on regarde un article, il a l’air parfaitement valide. J’ai lu ton livre récemment, il date de 2015, et finalement, tout le contenu est, comme disent les Américains, « evergreen ». Tu as un contenu intemporel.

Nicolas : Effectivement, c’est l’avantage du blog par rapport au reste. Ma page d’accueil est l’un des premiers articles que j’ai publiés, en 2014. Il n’a pas beaucoup changé depuis. Évidemment, j’ai modifié, rajouté des idées, mais la base est là depuis le début. Quand Google voit qu’un contenu persiste, grandit, et qu’il est modifié de temps en temps, ça lui plaît. En prime, en écrivant une fois, on est visible pendant plusieurs années. Facebook par contre, comme tu dis, il faut plus correspondre à l’actualité. Si tu veux écrire du contenu sur ta page Facebook, la seule manière qu’auront les gens de le découvrir, c’est s’il est partagé. Tu dois compter sur le fait que les gens vont le partager, donc sur l’algorithme Facebook, qui est de plus en plus restrictif. Avant, si tu avais par exemple une page Facebook avec 1000 fans, tu allais avoir peut-être 100 à 150 personnes qui allaient voir ta publication dans leurs fils. L’année passée, on devait plutôt être à 50, soit 5 %. Le blog prend plus de temps, plusieurs mois, mais à un moment donné l’effort fourni, va porter ses fruits, et tout ça peut être fait quasiment gratuitement.

Dimitri : Il y a aussi le temps que tu y passes. Un de tes articles qui fonctionne le mieux sur ton blog, tu y as passé combien de temps ? Je ne sais pas si tu as les chiffres en tête ? 

Nicolas : Non, pas vraiment. Ma page d’accueil par exemple, où je référence plein d’idées, où je détaille des liens vers les articles, le process, doit faire 11 000 mots. J’ai dû y passer plusieurs dizaines d’heures pour l’écrire.

Dimitri : C’est énorme ! 11 000 mots, c’est presque la taille d’un ebook.

Nicolas : Tout à fait. Je crois que mon blog fait 300 000 ou 400 000 mots, ça ne doit plus être loin d’un tome du Seigneur des anneaux ou d’un Harry Potter. Les 6 premiers mois du blog, j’avais publié en tout 25 à 30 articles, qui me prenaient en moyenne 4 à 5 heures d’écriture, recherche et publication comprises. En tout, j’ai dû passer, sur les 6 premiers mois, plus de 300 heures sur le blog. Ce qui en soi peut ne pas paraître beaucoup, mais à l’époque, je faisais ça sur mon temps libre : je me levais plus tôt le matin, je faisais ça le soir en rentrant, un peu le weekend... Le blogging, c’est quand même difficile, il faut être persévérant. Au bout de ces six mois, je commençais à avoir un peu de visite, je gagnais 5 € par ci, 5 € par là, mais sans plus. Et pourtant, j’avais 30 articles de 2000 mots ou plus sur le blog. C’est assez frustrant au début.

Dimitri : Du coup, parlons de ton organisation personnelle. C’est un des points importants du side hustle : tu parlais du matin, du soir, du weekend, mais aussi de la frustration. Qu’est-ce qui fait que tu as passé ce cap ? On entend souvent des gens s’arrêter avant que ça fonctionne, qui n’arrivent pas à persister. Quelle a été l’alchimie qui fait que tu as quand même persisté, continué ? Quels sont les éléments de ton succès ?

Nicolas : Dès le début, je savais que ce genre de choses prend du temps en side hustle. Il faut compter 6 mois pour commencer à avoir de belles positions sur ses mots-clés. Je savais déjà qu’il y avait un cap de 5 ou 6 mois à passer, pour commencer à voir le nombre de visites décoller. C’est une thématique qui m’intéressait, j’avais plein d’articles dans ma liste à écrire, donc ça ne me dérangeait pas de le faire. J’avais envie de les écrire, je savais que ça allait participer à faire grandir le blog. J’avais une certaine envie par rapport à ça. Du point de vue personnel, j’ai eu la chance, dans mon boulot, d’être muté. Je travaillais dans une boîte à Madrid, en Espagne, et ils m’ont muté au Mexique. Mes chefs étaient toujours à Madrid, donc en gros, j’avais pas mal de temps libre depuis mon boulot. Ce que j’aurais dû faire en 8 heures, j’arrivais à le faire en 5 : du coup, ça me laissait 2 ou 3 heures pour bosser sur mon blog, depuis mon boulot. J’ai vraiment profité de ça quand je suis arrivé au Mexique, l’été 2014. D’avoir du temps depuis mon boulot m’a aidé à persévérer. Je n’avais plus besoin de prendre autant sur mon temps libre. Après, ça reste une passion, j’avais vraiment envie de voir les chiffres grandir. Je savais que ça n’allait se faire qu’à partir du moment où je produirai beaucoup de contenu.

Dimitri : Tu savais à l’avance dans quoi tu t’engageais. Quel a été le chemin avant cette réussite ? Tu disais que tu avais lancé d’autres blogs. Peux-tu nous parler des choses qui ont peut-être moins bien fonctionné, et comment tu les as utilisées pour la réussite qui a suivi ?

Nicolas : Bien sûr. Je me suis formé au blogging en 2012, 2013. J’ai commencé en 2013 un blog sur un sujet qui m’intéressait pas mal, le développement personnel. Le souci, c’est que j’avais choisi un axe, un mot-clé qui n’était pas si bon que ça : je n’ai jamais vraiment eu beaucoup de visites. Au final, je n’avais pas vraiment fait un bon choix de thématique. Le deuxième blog était beaucoup plus concret. J’avais vu une possibilité de business sur une opportunité très précise, dans la niche automobile. C’est ce qu’on appelle les sites de niche : des sites qui sont vraiment consacrés à une thématique très très précise. On pourrait dire que mon blog est un site de niche. Là, c’était encore plus précis. Et ce n’était pas forcément sur une passion : le blog portait sur des pièces détachées automobiles. C’était une opportunité que j’avais vue, en cherchant dans plein de thématiques différentes. J’ai lancé un blog, et très rapidement, je suis arrivé premier sur Google. Mais j’avais fait les choses de manière à ne pas plaire à Google, justement. Quand il a mis à jour ses algorithmes, il s’en est rendu compte, et a placé devant moi des sites beaucoup plus qualitatifs.

Je n’ai jamais généré plus de 300 € par mois (pendant 2 mois), avant que Google me renvoie dans les profondeurs des classements. C’est là que je me suis dit qu’il fallait que je construise un plus gros projet, un vrai projet business, entrepreneurial. Avec une vraie thématique, qui me plaise, autour de laquelle je puisse vraiment broder. Cette thématique-là était beaucoup trop précise : quoi qu’il arrive, je n’aurais pas pu la faire grandir. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à chercher une thématique vraiment plus grosse, et où je me suis mis à analyser tout ce qui était autour de la thématique bon plan, astuce pour gagner de l’argent. En analysant tout ça, en analysant la concurrence, la monétisation, j’ai vu que c’était jouable. Pour le coup, j’ai vraiment bien fait les choses. Par exemple, pour le blog de pièces détachées, j’avais notamment payé du monde pour faire des backlinks, des liens de blog à blog. Au final, Google l’a vu et il n’a pas aimé, logiquement.

Dimitri : Ça date de quand ?

Nicolas : C’était mi 2013.

Dimitri : Ça fait donc déjà presque 6 ans. Et je vois encore assez régulièrement ce genre de messages passer : comment tromper Google, comment avoir des backlinks de bonne qualité, des échanges de lien… Des méthodes un peu artificielles, qui tournent autour du pot, plutôt que de faire ce que tu fais aujourd’hui, c’est-à-dire le meilleur contenu sur tes thématiques. Ce qui a été ta réussite. Je trouve ça d’autant plus fort dans ton message, parce que tu es passé par là aussi. Tu as testé la technique d’achat de backlinks, qu’on trouve encore aujourd’hui, et tu en reviens, pour t’axer beaucoup de plus sur le contenu de qualité.

Nicolas : C’est ce que j’ai découvert. Au final, il faut faire de la qualité. Je savais qu’avec cette thématique, je pouvais vraiment faire de la qualité : j’avais vu que la concurrence n’était pas aussi qualitative, je me voyais capable d’écrire 2000 mots sur pas mal de sujets. Ce n’était plus du tout mon idée d’acheter des backlinks. Surtout qu’à l’époque, sur le site de pièces détachées, j’avais fait de l’achat en masse. J’ai fait ça de manière un peu moche, genre 500 liens d’un coup. Ça m’a propulsé directement en première page, c’est une technique qui se faisait pas mal à l’époque. Mais je crois qu’en octobre 2013, Google a publié un nouvel algorithme. Je suis directement retombé plus loin que la dixième page de Google, plus loin que la centième position. Ça m’a un peu mis un coup au moral, mais en parallèle, je me suis dit que c’était le bon moment pour essayer de démarrer un autre vrai projet, et c’est ce que j’ai fait.

Dimitri : Intéressant. Un projet qui a vraiment bien fonctionné, en plus ! Je ne sais pas si tu veux bien en parler avec nous, mais justement, sur ton business model, qu’est-ce que représente aujourd’hui ABC Argent ? Sans forcément rentrer dans le détail des chiffres. Quel est ton business model, comment tu monétises, quel niveau de liberté financière est-ce que ça te permet d’avoir aujourd’hui ?

Nicolas : Pour la monétisation, c’est un peu de publicité. C’est de la publicité très concrète, comme on voit sur beaucoup de sites, AdSense dans mon cas. L’autre partie de mes revenus provient surtout de la recommandation de services : directement dans mes articles, je vais recommander un service. Par exemple, Airbnb, Blablacar, Ouicar, des sites de sondages rémunérés… Ces sites me reversent une petite ou grande commission (selon les sites) pour chaque inscrit. Comme je fais beaucoup de volume, ça fait pas mal de commissions. Pour te donner une idée, je tourne à peu près autour de 10 000 € par mois de chiffre d’affaires brut. Concernant la liberté financière, j’ai pu très clairement quitter mon travail, qui ne me plaisait plus vraiment. J’ai pu me consacrer au blog entièrement, voyager beaucoup plus, en mode digital nomad comme tu disais. Je ne vis pas dans des pays différents tous les mois, mais j’ai quand même pu partir entre décembre et février en Équateur, au Mexique, et au Bélize, par exemple. La grande chance que j’ai eue, c’est que je n’ai presque pas eu à travailler, ça roulait quasiment tout seul. Les revenus rentrent quand même.

Dimitri : C’est intéressant qu’on montre que ça existe, et que ce n’est pas non plus complètement impossible. Même si ce n’est pas venu non plus par hasard, qu’il y a eu est beaucoup de travail. En tous cas, je te remercie pour ta transparence. C’est toujours difficile d’avoir une idée de ce qu’on peut gagner aujourd’hui. Après, l’argent généré n’est pas venu par hasard. 10 000 €, ça paraît beaucoup pour de nombreuses personnes, mais c’est proportionnel au contenu que tu fournis, et au nombre de personnes que tu aides au quotidien sur ce sujet-là.

Nicolas : C’est sûr que j’ai de la chance d’en être arrivé là, je suis super heureux. Plus que le résultat de mon travail, c’est surtout le résultat du nombre de personnes que j’arrive à toucher chaque jour, chaque mois.

 Dimitri : C’est un ensemble de conditions. C’est la qualité de ce que tu proposes qui fait que les gens entrent en résonance. On en revient à ce que tu disais : tu as lancé un blog en ayant déjà étudié certains chiffres, et en sachant à quel point c’était monétisable. Je pense qu’on ne le dira jamais suffisamment, pour ceux qui veulent lancer un side hustle dans le blog : c’est bien d’être dans l’action, mais il faut aussi être dans l’analyse, bien réfléchir en amont aux chiffres, pour voir le potentiel, grâce aux critères que tu as donnés. Le nombre de recherches, la capacité à monétiser, la pérennité du sujet. Si tu n’es que dans la mode, ce sera plus difficile de tenir dans le temps. Tu as dit que ça tournait presque tout seul pendant les 3 mois où tu es parti : qu’est-ce que tu as mis en place pour t’assurer qu’il n’y ait pas de pépin informatique, ce genre de choses ? Comment tu assures ce qui fait ton mode de vie ? Comment tu fais pour t’assurer que ça continue de tourner ?

Nicolas : Honnêtement, je pense qu’il y a une part de chance. J’ai toujours un peu peur de me faire hacker le blog. Je mets en place des mesures de sécurité, mais tu ne peux pas savoir quand est-ce que ça va arriver, quand ton blog va se faire hacker et ne plus être accessible. Très concrètement, pour mon voyage, j’avais mis des mesures de sécurité en place. Je travaille avec une personne qui m’aide à publier, ainsi qu’avec différents rédacteurs. Je rédige de moins en moins moi-même, je fais de plus en plus appel à des rédacteurs. Pendant mon voyage par exemple, je leur demandais de rédiger sur certains sujets, et j’avais une autre personne qui m’aidait à mettre en forme et à publier. Après, le risque zéro n’existe pas. En 2017, j’ai profité de la liberté offerte par mon blog pour partir en voyage pendant un mois et demi. Au bout de 2 jours, Google a décidé de me baisser dans les classements. Changement d’algorithme, j’ai même vu que j’avais eu des attaques de référencement naturel, parce que ça existe : des tentatives de référencement négatif, qui ont été prises en compte par Google juste avant mon voyage. Je n’ai pas été très serein pendant le voyage. Mais malgré tout, mes revenus étaient assez hauts pour pouvoir en profiter, malgré la baisse. C’est aussi pour ça que je ne pars pas 12 mois d’affilée, j’aurais trop peur que quelque chose arrive.

Dimitri : Pour ceux qui nous écoutent, le référencement négatif, c’est quoi par exemple ?

Nicolas : C’est lorsque tu reçois plein de liens de mauvaise qualité vers ton blog. J’ai reçu des liens depuis la Chine, avec des mots-clés bizarres. Ça peut aussi être de la sur-optimisation : plein de liens, même depuis des sites français, mais avec tout le temps le même mot-clé, genre « comment gagner de l’argent » en boucle. Pour Google, c’est louche. Il croit que c’est toi qui a fait ça, que tu veux outrepasser ses règles, que tu veux sur-optimiser, et il n’aime pas ça. Du coup, il m’a baissé. Comme il y a du bon SEO, il y a aussi du mauvais. On sait ce que Google n’aime pas, il existe donc des gens mal intentionnés qui en profitent pour faire baisser les concurrents, pour faire baisser les sites au hasard. Je n’ai jamais vraiment su qui avait fait ça, je ne sais pas si c’est quelqu’un en particulier. C’est peut-être au hasard, comme un hack.

Dimitri : On ne va bien sûr ne pas recommander ça, on reste sur ce qu’on disait tout à l’heure. Fournir un contenu d’ultra haute qualité devrait suffire. C’est mieux d’utiliser son temps à faire ça que du référencement négatif. C’est super intéressant : on se rend compte que derrière le cliché du nomade digital, il y a quand même des interrogations. La vie n’est pas un long fleuve tranquille…

Nicolas : Non ! Le nomade digital est beaucoup à la mode. Je pense qu’il y a des gens qui le vivent très bien, mais moi, je ne me voyais pas comme ça. Techniquement, j’aurais pu, mais je n’avais pas envie d’être ailleurs pendant 12 mois. Je suis très content d’être parti 2 mois et demi, mais je suis aussi très content d’être revenu ici, à Madrid. C’est ma base, c’est ici que j’ai tous les gens qui m’entourent, donc je n’avais pas de raison de partir. Pourtant, j’adore vraiment voyager, mais ce n’est vraiment pas un mode de vie qui me tentait plus que ça. Je pense qu’il y a beaucoup de légendes urbaines autour de ce mythe. Il y a beaucoup de gens qui se proclament nomades digitaux et qui, en fait, essayent surtout de vendre un peu de rêve, pour vendre des formations sur comment devenir nomade digital, ou pour mieux vendre leur page Instagram. Ce n’est pas toujours aussi joli que ce que d’autres prétendent.

Dimitri : Ça me fait penser au vendeur de pelles pour les chercheurs d’or…

Nicolas : Voilà, exactement.

Dimitri : Aujourd’hui, il y a ce cliché-là. Ça m’embête un peu, et c’est ce que tu soulignes, toutes les pubs qu’on peut voir sur Instagram, Facebook ou ailleurs, où tu vois le digital nomad avec son ordinateur portable sur la plage… Je ne pense pas que ça fasse bon ménage, en plus, avec les grains de sable qui se prennent dans les touches. Aujourd’hui, on parle de 200 000 visiteurs sur le blog ABC Argent. Je ne te le souhaite pas du tout, mais est-ce que tu envisages la possibilité que ça baisse un jour ? Comment tu t’organises par rapport à ça, comment tu vois les choses ? Je pense que ton contenu peut encore durer bien longtemps, mais si jamais ça arrivait, comment tu assures tes arrières aujourd’hui ?

Nicolas : D’une part, le nombre de recherches générales peut en effet baisser, et avec lui le trafic. Je dois toujours faire attention à être, si possible, premier sur les requêtes qui m’intéressent. J’essaie de maintenir ça. Pour y arriver, il faut mettre à jour les articles, il faut en faire parler, donc essayer de trouver des collaborations avec d’autres blogueurs, ou se faire citer par des journaux. C’est une première phase : je suis en recherche de nouvelles collaborations, de nouveaux bloggeurs qui puissent parler de moi. La seconde chose, pour pallier un trafic en baisse, est de s’étendre, de parler de choses annexes, qui ont un peu à voir avec l’argent, mais pas tant que ça. Par exemple, un des plus gros derniers articles que j’ai publiés, et qui a très bien marché, porte sur les métiers les mieux payés en 2019. C’est une petite base de connaissance sur plein de métiers qui sont bien payés, et qui ne demandent pas forcément de grosses formations. C’est une recherche sur Google dont je n’avais jamais parlé. C’est un nouveau point d’entrée sur mon blog, un point d’entrée à 10 000 recherches par mois. Je crois qu’il m’envoie à peu près 300 visites par jour. Si ça baisse d’un côté, j’essaie de faire augmenter de l’autre.

Ma stratégie pour les prochains mois est vraiment d’essayer d’élargir. Tu disais que mon contenu est evergreen, mais mon classement ne va pas nécessairement se maintenir. Je vais clairement tout faire pour, multiplier les références à mon blog, aux articles qui sont les plus porteurs, mais je vais essayer aussi d’élargir un peu. J’ai envie de faire du contenu un peu plus « professionnel », même si ce n’est pas le bon mot. J’avais fait un autre article qui parlait de reconversion professionnelle ; suite à ça, je peux peut-être faire un article sur comment faire un super CV, sur le bilan de compétence, les métiers les mieux payés, changer de vie… Essayer d’élargir un petit peu, peut-être un peu plus axer sur l’indépendance financière. Il y a encore des thématiques que je peux aller grappiller à droite ou à gauche.

Dimitri : C’est intéressant pour toute personne qui veut lancer un blog. Au départ, tu as vraiment un positionnement qui n’est pas aussi niché que ton blog sur l’automobile, mais quand même sur une niche assez précise. Finalement, tu as aussi la possibilité d’élargir. En même temps, quand tu parles de reconversion professionnelle, de métiers qui payent bien, on reste dans une thématique plus large, mais qui n’est pas complètement en décalage avec ce que tu avais déjà créé au départ.

Nicolas : Voilà. J’ai vu d’autres blogs sur l’argent, comme le mien, qui parlaient de thématiques annexes, donc je me suis dit que c’était une bonne idée. Au début, j’étais assez niché sur les petits trucs pour gagner de l’argent, la petite astuce pour gagner 5 ou 50 € à droite à gauche. L’idée est vraiment de s’étendre. Par exemple, je ne parle pas tant que ça d’investissement, que ce soit en bourse, en immobilier, voire dans le bit coin, le trading… J’en parle peu sur mon blog, alors qu’il y a des blogs qui ne sont dédiés qu’à ça. C’est un autre axe de publication que je peux aussi développer. Si je n’ai jamais vraiment développé ces thématiques jusqu’à maintenant, c’est parce qu’elles n’étaient pas à 100 % dans la niche d’origine, et aussi parce que d’un point de vue recherches mensuelles, elles ne sont pas aussi porteuses que « gagner de l’argent ».

Dimitri : Il y a donc vraiment une veille à faire au quotidien, pour voir les différentes thématiques et leurs évolutions. Tu parlais de référencement, ce n’est pas aussi compliqué que ce qu’on essaie de nous faire croire. Ça suppose de se poser quelques questions, et de faire une veille comme toi, qui assure le succès à moyen-long terme d’ABC Argent. Ce que tu dis là est très intéressant, et peut servir à beaucoup de personnes qui nous écoutent.

Nicolas : Je découvre parfois de nouvelles thématiques, soit en les voyant sur d’autres blogs, soit en faisant de nouvelles recherches. En allant d’une recherche à une autre, j’arrive vraiment à découvrir de nouvelles thématiques. Ce n’est pas aussi régulier qu’au début du blog, évidemment, mais c’est ce qui permet de trouver de nouveaux contenus, de nouvelles thématiques que les gens recherchent sur Google. Comme tu disais, le référencement naturel n’est pas si difficile, dans le sens où, une fois qu’on a trouvé la thématique sur laquelle se positionner, et le mot-clé pour un article donné, les règles à suivre ne sont pas très compliquées. Par contre, je pense que ce qui reste toujours le plus compliqué est de trouver les bons mots-clés. Un bon mot-clé, ça peut avoir beaucoup de définitions. Admettons que demain, tu vas lancer un site sur la perte de poids. Le mot-clé « perte de poids » est clairement recherché par des dizaines de milliers de personnes chaque mois. Par contre, pour commencer ton blog ou ton premier article, ce n’est probablement pas le meilleur mot-clé, car quoi qu’il arrive, c’est beaucoup trop concurrentiel.

Il faut trouver un mot-clé avec peut-être très peu de recherches, 500 par mois par exemple, où il y a une concurrence de faible qualité, où tu sais que tu peux arriver premier. Ça va ensuite se construire petit à petit. Google va te positionner sur ces petits mots-clés, qu’on appelle long tail keyword, des mots-clés souvent un peu plus longs. Par exemple, dans le cas de « perdre du poids », je n’ai pas d’exemple en tête, mais ça pourrait être « perdre du poids à 55 ans », « perdre de poids sans faire de sport »... Une recherche beaucoup plus ciblée, où il est par contre beaucoup plus facile de se positionner sur Google. Imagine qu’après avoir fait un article sur « perdre du poids sans faire de sport », tu fais un autre article : « maigrir en mangeant de la viande ». Avec tous ces petits articles, tous ces petits mots-clés, tu vas commencer à construire une petite base. Petit à petit, tu vas commencer à recevoir de plus en plus de monde, de plus en plus de références, de plus en plus de backlinks. Il sera ensuite plus facile de te faire reconnaître sur ta grosse thématique, ta thématique générale, qui est « perdre du poids ».

Dimitri : C’est un peu la technique des petits ruisseaux qui font les grandes rivières.

Nicolas : Exactement. C’est pour ça, comme tu disais tout à l’heure, qu’il y a un vrai travail d’analyse à faire avant de choisir la thématique générale du blog, et ensuite la thématique de chaque article. Chaque article ne doit pas forcément viser un mot-clé, mais au début, c’est bien d’essayer de se positionner sur des mots-clés, même s’ils sont petits. Au final, c’est ce qui va permettre au blog d’avoir ses premières visites. L’important, c’est d’écrire d’abord sur ces petits ruisseaux, qui ensuite vont faire ces grandes rivières.

Dimitri : Je fais également du référencement naturel. Je demande souvent à mes clients sur quels mots-clés ils veulent se positionner, et quand je vois les mots-clés qu’ils me fournissent, je réalise qu’ils ne comprennent pas ce que signifie « mot-clé ». Ils me sortent des mots qui ne sont pas ceux que les gens recherchent sur Google. La notion de mot-clé ou expression-clé est bien celle-ci : qu’est-ce que quelqu’un va taper dans Google pour trouver le type de contenu que tu proposes ? C’est vrai que la notion de bons mots-clés n’est pas si facile que ça à définir. Comme tu dis, dans certains cas, c’est peut-être mieux, pour démarrer, de commencer par les mots-clés de longue traîne. Dans d’autres cas, il existe encore des thématiques où même le mot-clé un peu plus ambitieux, qui a le plus de recherches, avec très peu de longue traîne, a aussi très peu de concurrence. C’est vraiment un mix entre différents éléments. Si on ne sait pas choisir avant de se lancer dans un blog, il vaut mieux prendre quelqu’un qui va te faire une analyse de mots-clés, en échange d’un peu de temps et d’un peu d’argent. Tu arrives à trouver des prestataires qui ne te prennent pas trop cher, et qui vérifient, qui t’aident à trouver les bons mots-clés par rapport à ton blog. Ce qui permet d’éviter de ce qui arrive quand on se lance dans un blog par passion, et qu’on se rend compte que c’est dur à faire décoller derrière.

Nicolas : Je l’ai dit plusieurs fois : c’est vraiment important de faire cette analyse en amont, et pas juste se lancer parce que c’est une passion, parce qu’on a vu qu’il existe plein de produits liés sur Amazon. Il faut vraiment faire une analyse en amont. Soit se former à faire de l’analyse de mots-clés : c’est, entre guillemets, un « vrai métier », mais il y a plein de blogueurs qui forment à ça, ou qui aident à repérer les bons mots-clés. Soit directement faire appel à un prestataire, effectivement.

Dimitri : En effet, tu peux aussi trouver des informations directement sur internet, sur ce qu’est un bon mot-clé, ce qu’est le référencement naturel. On a la chance d’être dans un moment où tu trouves tout pour te former sur internet, à condition de savoir ce que tu recherches. Tu n’as pas forcément besoin de faire appel à un prestataire. Il faut un temps pour au moins se former, et comprendre le minimum nécessaire à être sûr que ce qu’on lance a un potentiel.

Nicolas : C’est ça, il faut se former d’une manière ou d’une autre. Je pense que j’ai pu le faire 100 % gratuitement, je n’ai jamais rien acheté. Peut-être un ebook à droite à gauche, mais on parle de 20 $ ou 30 €, un truc comme ça. Je n’ai jamais payé une formation, jamais vraiment eu de mentor. Je suis parvenu à me former tout seul, notamment parce qu’il y a beaucoup d’information qui est disponible en ligne gratuitement.

Dimitri : Ça vient en écho de ce que disait Sév dans son interview. Il a fait les deux, et effectivement, parfois tu apprends plus dans un ebook à 10 €, ou même à 2,99 €, que dans une formation à 4 chiffres. Après, tout dépend aussi de la motivation que tu as, et de comment tu en tires un plan d’action concret. On en revient toujours au même : comment tu transformes ça en action. C’est la question que je me pose. On parlait d’organisation tout à l’heure, comment fais-tu, au quotidien, pour combattre la procrastination ? Travailler tout seul, sans contrainte, n’est pas facile. Quelle est ta recette pour t’assurer que tous les jours, tu fasses ce qu’il faut pour que ça continue, alors que personne ne t’oblige ?

Nicolas : Honnêtement, ces jours-ci, c’est un peu dur. Mes recettes sont très concrètes. J’utilise Trello, un outil de gestion de projet très simple. Tu utilises des fiches pour inscrire tes prochaines tâches, tes prochains projets. J’utilise ça pour avoir une liste des projets que je dois réaliser pour faire grandir mon blog, ou pour les actions du quotidien. Quand je me mets à travailler sur le blog, c’est ce que je regarde. Je regarde aussi mes mails, qui sont souvent associés à une action concrète que je dois faire, comme changer un lien, adapter un article. D’un point de vue organisationnel, en ce moment je ne suis pas le meilleur exemple, car je procrastine un peu, notamment parce que j’ai la chance d’avoir cette liberté. Je ne suis même pas freelance, je n’ai même pas un client qui attend mon délivrable. C’est vraiment moi tout seul : c’est une chance, mais aussi une responsabilité, qui n’est clairement pas toujours simple. Au début du blog, je savais que tous les matins, j’allais me lever deux heures plus tôt, et que j’allais écrire un article sur ces deux heures. Si ce n’était pas un article, c’était la recherche de mots-clés pour le prochain. J’avais une meilleure discipline, parce que j’avais vraiment une meilleure motivation à l’époque. Sincèrement, j’avais alors une vraie passion pour ce que j’écrivais. C’est un peu moins vrai maintenant, c’est probablement pour ça que je procrastine un peu.

Dimitri : Cela fait, depuis 2014, bientôt 5 ans que tu es sur le même sujet. Ce que je ressens, c’est qu’au départ, tu avais le feu intérieur, tu étais motivé. Il n’empêche que je connais des passionnés, qui ont le vrai feu intérieur, mais pas au point de se lever 2 heures plus tôt le matin pour le faire… C’est intéressant que tu dise ça, ça montre que ça ne vient pas tout seul, on ne vend pas du rêve. Il est possible de lancer un blog, il y a quelques calculs à faire, un peu d’analyse, de la formation, et derrière, un process. Ce n’est pas sur un événement ou par chance que ça va tomber du ciel. Tu as un process, et ça m’intéresse qu’on explique ça : ça ne vient pas tout cuit.

Nicolas : C’est un des trucs que j’avais adoré dans le livre que tu as cité, MJ DeMarco. Il y a plein de gens qui ne savent pas que tout ça est un process, qui pensent que tu deviens riche du jour au lendemain, mais non. C’est beaucoup de travail, c’est un process qui prend plein de temps, d’erreurs, d’échecs et de frustrations, mais il faut persévérer et continuer.

Dimitri : Plein d’apprentissages, plein d’échecs, et aussi plein de choses que tu apprends. Je suis un grand fan de Tim Ferriss. Puisqu’on en parle, je mettrai un maximum de liens, car il y a beaucoup de choses chez lui. MJ DeMarco, je le mets à un autre niveau, avec Millionaire Fastlane et Unscripted. Il reprend beaucoup de fondamentaux, et insiste justement sur cet aspect-là, que la réussite est avant tout un process. C’est un ensemble de choses qui font que ça marche au bout du compte. C’est ce que j’ai adoré dans ces livres-là, ça change du discours habituel des vendeurs de rêve, de l’écran de fumée comme tu disais. Ça me fait penser à quelque chose dont je voulais te parler depuis un moment. Tu as écrit un livre ? Je t’ai entendu dire que tu aimais beaucoup écrire. Est-ce que tu as d’autres projets d’écriture, est-ce que ça ne te titille pas de te développer du côté de l’auto-édition, ou même de l’édition plus traditionnelle ?

Nicolas : J’aurais plutôt appelé « ebook » le livre que j’ai écrit, je voyais plutôt ça comme un petit guide. Je l’ai écrit pour une raison très concrète. Quand on essaie de fidéliser ses lecteurs, une bonne pratique est d’offrir un petit cadeau en échange de l’email, pour pouvoir fidéliser par mail, envoyer une newsletter toutes les semaines. L’e-book est le cadeau qui incite souvent les gens à s’inscrire. J’avais prévu l’ebook en question, « 38 idées pour gagner de l’argent sans investir un seul euro », comme un cadeau sur mon blog. Je l’ai mis en format PDF, et je me suis dit : « pourquoi ne pas le mettre gratuitement sur Amazon ? ». Ça me paraissait logique. J’avais lu notamment un livre de Jean-Baptiste Viet, celui sur l’auto-édition. Il suggérait notamment d’essayer de remplir tous les canaux possibles. Je me suis donc dit : « pourquoi ne pas le mettre aussi sur Amazon en gratuit ? », car oui, c’est possible de le faire. Je crois que c’est comme ça que tu as connu mon livre ? Tu étais surpris qu’il y ait autant de commentaires. Comme tout le monde n’a pas envie de lire sur un PDF, et que certains de mes lecteurs ont un Kindle, dans les mails que j’envoie au début pour que les gens téléchargent l’ebook, je leur dis aussi qu’il y a une version Kindle qui est disponible. Ils vont aussi le télécharger sur Amazon. En parallèle, comme il est assez bien classé dans la catégorie bourse, économie en gratuit, il y a des gens qui le trouvent naturellement.

Dimitri : Je m’étais fait cette réflexion parce que ton livre « 38 idées pour gagner de l’argent sans investir un seul euro » a plus de 70 commentaires. Et c’est assez rare encore en auto-édition, en France. Il y a peut-être du potentiel de ce côté-là, mais comme tu disais, il faut aussi l’envie.

Nicolas : Actuellement, je ne l’ai pas. Je sais qu’il y a un véritable potentiel, que ce soit un ebook sur Amazon, ou un ebook vendu directement sur mon blog, mais l’envie n’est pas forcément là. Sur le sujet du blogging, il y a un ebook que j’ai lu, dont j’ai même parlé sur mon blog, qui s’appelle justement « Comment gagner de l’argent avec un blog », écrit par Jean-Baptiste Viet, que j’ai cité auparavant. Il y a plein d’exemples, plein de choses concrètes dedans. Je crois que quand il n’est pas en promo, il est à 3 € en format Kindle, sur Amazon. En format papier, le prix minimum doit être de 12 ou 13 €. Il est vraiment bien, il y a pas mal de choses concrètes. C’est un bon point de départ. Il n’est pas expert bloggeur, mais il a déjà eu des belles expériences en blogging, il a déjà généré beaucoup de revenus avec ça. À partir de son expérience, je trouve que c’est vraiment pas mal. À tes auditeurs qui cherchent du contenu concret sur Kindle, je peux notamment recommander cet ebook.

Dimitri : Justement, ça m’intéressait aussi de savoir quels influenceurs avait pu te guider. On a déjà parlé de Tim Ferriss ou MJ DeMarco. Comment ces personnes ont pu t’influencer dans tes réalisations ?

Nicolas : Tim Ferriss et MJ DeMarco sont ceux qui m’ont ouvert les yeux sur le monde des revenus passifs. C’est vraiment en lisant leurs livres que j’ai découvert que c’était possible, qu’il y a des personnes qui vivent de revenus passifs, qui ont des business qui sont automatisés. Évidemment, dans leurs livres, il y a un peu de tout, il faut faire le tri. « La semaine de 4 heures » est un titre assez racoleur. Quand Tim Ferriss est en plein marketing de ses bouquins, je pense qu’il fait des semaines de 60 heures par exemple. Il ne fait clairement pas des semaines de 4 heures, mais après, c’est la philosophie qu’il y a derrière. Il a un revenu à côté, et travaille moins de 4 heures par semaine sur d’autres business qu’il a, c’est ce qu’il a voulu transmettre. Comme je disais un peu plus tôt dans l’interview, tout ce qui est revenu passif, automatisé était vraiment quelque chose qui m’interpellait, j’avais vraiment envie d’en arriver là. Pas du tout dans le but d’être oisif ensuite, mais plutôt dans celui d’avoir plus de leviers sur ce que je fais, pour pouvoir travailler d’où je veux, quand je veux, avec qui je veux. Tim Ferriss m’a ouvert la voie.

Le livre de MJ DeMarco était vraiment très intéressant, notamment sur ce qu’on disait avant : le succès n’est pas un event, c’est un process. Il fait réaliser à quel point il faut persister, persévérer, mais qu’il peut y avoir des résultats au bout. Pat Flynn m’a vraiment donné l’envie de construire un vrai gros projet comme le blog ABC Argent, ce qu’il appelle un blog d’autorité. Il a justement fait le switch, je crois que c’était en 2013. Il fait vraiment des supers études de cas, très détaillées. C’est en suivant presque pas à pas ce qu’il faisait que je me suis décidé à faire ABC Argent, en voulant construire une ressource, ce qu’il fait avec tous ses side projects (qu’il transforme en étude de cas par ailleurs). J’ai suivi tous ses conseils, sa manière d’être. Il essaye vraiment d’aider les gens. J’aime bien cette manière d’être, c’est un peu ce que j’essaie de faire avec mon blog. D’être toujours disponible, d’être transparent. Ce sont surtout ces 3 personnes qui m’ont influencé, pour construire le blog, pour construire mon business en général.

Dimitri : Je trouve que c’est cet aspect-là qui transparaît : la transparence, ça se ressent dans ton blog. Ces influenceurs-là peuvent vraiment t’aider à te lancer, et je trouve génial d’avoir des études de cas, pour te dire : « Tiens, j’ai envie de faire pareil que lui sur ma thématique ». Je mettrai toutes ces ressources. On parlait de Pat Flynn, je ne suis pas sûr qu’il est traduit en français malheureusement, donc ça doit être en anglais dans le texte. Son blog est Smart Passive Income. J’avais déjà beaucoup entendu parler de lui par Nick Loper, qui a aussi été influencé par Pat Flynn, notamment sur la partie podcast. Ce que j’essaye de faire là, je le tiens surtout de toutes les vidéos de Pat Flynn, qui a un process énorme par rapport au podcast.

Nicolas : Tout à fait. Il a même lancé un site, une vraie formation sur comment lancer son podcast. Je m’étais même posé la question, en voyant ce qu’il fait, de faire la même chose moi-même.

Dimitri : En tous cas, je suis ravi que tu aies pris un peu de ton temps pour participer à ce podcast-là. C’est avec un énorme plaisir que je t’ai accueilli dans La Voix du Side Hustle. Encore une fois, merci d’avoir partagé tout ça, et ton temps avec nous !

Nicolas : Merci à toi de m’avoir reçu, de m’avoir permis de partager mon expérience, et ce que je fais sur le blogging. Longue vie à la voix du side hustle !