LVSH 019 – Inspiration créative avec Valentin Decker

Valetin Decker Inspiration Creative

La Voix du Side Hustle épisode 19

Valentin Decker est copywriter, auteur, podcasteur, tout ça en parallèle de son rôle de chef de projet à Livementor, une école en ligne pour entrepreneur. Un véritable side hustler, un entrepreneur, et plus généralement un créateur qui montre que l’on peut être à temps plein en CDI, créateur à côté de son job, et se nourrir de ses différents rôles et de ses activités pour trouver l’inspiration et créer.

J’ai découvert Valentin il y a quelque temps par le biais de ses articles sur Medium, et il s’était aussi inscrit sur notre groupe d’entraide  Side Hustle France sur Facebook.

Valentin Decker Expédition créative

Quand j’ai vu que Valentin sortait son deuxième livre, je me suis permis de lui donner quelques conseils pour améliorer sa description sur Amazon. Si tu es intéressé par l’auto-édition ou si tu publies, la description de ton livre est super importante pour convaincre le visiteur de l’acheter, mais aussi pour expliquer à Amazon à quels visiteurs le proposer et pour quels mots-clés.

Et donc ça a commencé comme ça, et Valentin m’a proposé qu’on s’appelle. Au départ, le but était de discuter d’auto-édition et des techniques de marketing digital pour promouvoir son livre. Sans forcément vouloir en faire un épisode de podcast. 

Ça a donné cet échange, avec comme toile de fond la créativité et la création au sens large, qui est le sujet du deuxième livre de Valentin : Expédition Créative

Un livre que j’ai lu d’une traite et que je te recommande, que tu sois artiste, auteur, artisan, créateur de contenu, créateur d’entreprise, et même plus généralement, si tu cherches à combattre la procrastination, entrer dans une routine de création, rester motivé dans les phases de doute et professionnaliser ton travail créatif.

Retranscription complète :

Read Full Transcript

 

LVSH 019 Inspiration
Créative avec Valentin Decker

 

Dimitri : Ton livre m'a
fait un peu comme l'effet d'un médicament. Je pense qu'il y a beaucoup de
gens qui sont dans un processus ou projet avec une part de création à qui ça
peut parler. Ça fait du bien de le lire, il y a beaucoup de bon sens. T’as
synthétisé tout ce qui permet de se dire, quand tu es un peu dans le moins
bien, que tout le monde passe par là, qu’on n’est pas seul, et je trouve que ça
remotive.

Valentin : trop bien ! C'était exactement l'objectif du
livre : de faire en sorte que peu importe le projet que tu mènes, que ce
soit un projet d’entreprise, créer du contenu ou faire des vidéos, t’as toujours
un sujet qui est de se combattre soi-même et de gagner ce combat contre la
résistance qui sont toutes ces petites choses qui t’empêchent de
créer. Que ce soit le doute, la flemme, la fatigue, la dispersion. C’est
un truck que j'ai eu pendant longtemps : j'étais très dispersé, j'ai fait
plein de projets qui menaient nulle part, parce qu’à chaque fois, j'étais
attiré par de nouvelles idées. En fait, je ne me comportais pas comme un
professionnel. Je ne me disais pas : "ce qui compte, c'est la
régularité, la rigueur, la discipline, c'est de créer tous les jours". C'est
aussi de comprendre que tu vas douter, que c'est normal que de trouver que ce
que tu fais est mauvais, c'est normal et ce qui compte c'est que tu continues, que
tu avances, et que cette petite voix dans ta tête, tu la fasses taire.

Dimitri : c'est marrant parce que c'est vraiment ce que j'ai
retenu maintenant que tu en reparles. La phrase clé pour moi concernant
ton livre, c'est ça : se comporter en tant que professionnel.  Je
me reconnais bien dans toutes les étapes, la flemme, la procrastination, la
dispersion. Je pense qu'on doit être beaucoup à connaître ça quand on est dans
un process de création.

Valentin : ouais

Dimitri : en ce moment je
suis en train de préparer un autre bouquin, et je relisais des auteurs comme
Joanna Pen, il y en a toute une liste, je lis beaucoup en anglais parce que je
trouve qu'ils ont un petit temps d'avance au niveau de l'auto édition.

Valentin : c'est clair

Dimitri : elle disait
qu'elle n'aimait pas trop le terme auteur auto-édité et qu’elle préfère auteur
indépendant, qui décide de miser sur l'auto édition pour publier ses livres. Et
que si tu veux vraiment le faire de manière sérieuse, tu dois te comporter
comme un professionnel. Et c'est exactement ce que tu dis dans ton livre et je ne
pense pas que tu le tiennes de Joanna Pen. Je n’avais pas l'impression que
c'était dans tes références, en tout cas pas dans celle du livre.

Valentin : écoute je
t'avoue que je ne connais pas cette auteure et moi mes références sur ce thème
précisément, c'est Steven Pressfield, La guerre de l'art et Turning
pro
qui m'ont beaucoup marqué. J'aime beaucoup aussi Austin Kleo qui a
écrit Show your work et Keep going. C'est beaucoup de bon sens et
des choses qu’on sait souvent déjà, mais c'est bon de se les répéter
régulièrement, surtout quand on a des phases de doute. Ces livres m’ont été
utiles à un moment où justement, je doutais et je remettais pas mal en question
mon travail. La chose que j'ai vraiment envie de véhiculer avec ce livre c'est
que le doute et les périodes difficiles, tout le monde les traverse. Toi, tu
crois qu'elles sont singulières, que c'est toi, qu'il y a un problème avec toi,
que ça ne va pas. Mais en fait, tout le monde les connaît et même les plus
grands auteurs t'en parlent tous. Ils t'expliquent tous qu'il y a cette dualité
permanente entre "j'adore ce que je fais, j'adore écrire, j'adore créer
des choses, c'est vraiment ce qui me rend profondément heureux" et de
l'autre côté "c'est super dur". La naissance se passe toujours dans
le sang et la sueur et il y a toujours cette dualité qui est marrante. Si c'est
la voix que tu veux suivre, il faut l'accepter, il faut mettre ses gants et
partir au combat.

Dimitri : et c'est ça
aussi que j'aime bien dans ton livre : ça fait comme une petite voix à
côté. Tu répètes assez souvent dans le livre qu'il faut s'entourer de personnes
qui ont le même objectif que toi. C'est vrai que quand tu es dans un processus
comme ça, à moins de naître dedans, tu te crées ce chemin de création, t'es
souvent en rupture par rapport aux gens qui t'entourent, et c'est difficile
d'avoir leur compréhension et leur soutien. Je trouve que c'est aussi ça
qu'apporte ton livre. Ça te donne ce petit ami imaginaire dont tu as bien
besoin quand tu es justement en proie aux doutes et que les gens autour de toi ne
peuvent pas t'aider car ils ne sont pas dans le même processus.

Valentin :c'est justement
ce que j'ai essayé de faire, je parlais juste avant de la résistance mais la
résistance elle est amplifiée quand tu es tout seul et que personne ne comprend
ce que tu fais. Et même pire parfois, toute cette solitude et ces doutes sont
amplifiés quand les gens ne nous comprennent pas. Tu peux aussi avoir l'effet
où les gens veulent te retenir de le faire parce qu'ils pensent que tu fais une
connerie, et parce qu’ils veulent "ton bien". C'est juste que leur
référentiel de ce qui est bien, de ce qui marche, et de ce qui est socialement
accepté, est très différent.

Dimitri : Ouais et on
entend souvent ça dans la création d'entreprise aussi, pas simplement dans la
création tout court. Le titre de ton livre c'est Expédition créative, et
ça ne parle pas uniquement aux gens qui sont artiste dans l'âme. C'est à toute
personne qui veut créer quelque chose même si parfois, c'est de l'artisanat,
parfois, c'est un business, c'est vraiment la création au sens général. C'est
ça aussi que j'ai bien aimé. C'est générique ce que tu dis ce n'est pas
seulement l'écriture.

Valentin : oui. Parce que
le fil rouge de tout ce que tu viens de citer, c'est toujours que c'est toi qui
fais le projet. Et donc le défi, c'est de gagner le combat contre soi-même, et
la résistance, c'est être un professionnel peu importe ce que tu fais. Le mot
créatif, il est très connoté et j'ai hésité avant de l'utiliser, mais au final,
je trouve que c'est quand même celui qui reflète le mieux ce que je voulais
dire. Parce que j'avais envie aussi de partager ma vision de la chose. Tu vois,
quand t'entends créativité, quand t'entends artiste encore plus, tu as un truc
très noble un peu perché, un peu inaccessible. Et je voulais dire que ce n'est
pas du tout ça, c'est même complètement à l'opposé : c'est très
terre-à-terre, c’est être là au quotidien, tous les jours régulier et
discipliné. Avancer malgré les doutes et comprendre qu’il n’y a pas de recette miracle,
pas de potion magique, que tu es là sur du long terme, et est-ce que ça plait à
des gens.

Dimitri : tu vois ça me
fait penser à quelqu'un que j'ai reçu dans le podcast qui s'appelle Ethan Joe
Pingault
, il communique aussi beaucoup là-dessus. Le fond de ce qu’il dit
aussi, et ça revient dans ton livre : être à son ouvrage tous les jours.
Il s'était lancé dans défi de faire un e-mail par jour à sa communauté, aux
gens qui le suivent, il n'a pas de cadeau bonus : en gros son bonus, c'est
de lire ses prochains e-mails. Ça fonctionne super bien pour lui alors que ce
n'est pas forcément ce que t'entends dire, il faut un lead magnet. Mettre un
contenu bonus en échange d'une adresse e-mail, mais comme quoi il n’y a pas
vraiment de code. Par contre ce qui revient, c'est vraiment : tous les
jours, je me lève et j'écris, je vais à mon ouvrage, je fabrique comme un
artisan.

Valentin : exactement, je
trouve que cette métaphore est vraiment excellente.

Dimitri : et tu vois, par
rapport à ton titre, et même ton livre sur Amazon, mon premier réflexe aurait
été de te dire : "est-ce que ça va bien parler à ta cible ?
". Mais finalement vu ce que tu as dit, je pense que c'est vraiment ce
titrelà qu'il faut que tu aies et cette couverture. Par contre effectivement,
c'est possible pour les gens qui ne se reconnaissent pas directement dans cette
cible, de les faire venir. Je suis plutôt en contact avec des gens qui veulent
lancer leur business avec Side Hustle France, et je suis sûr que si je leur
faisais lire ton livre, ça les inspirerait. Alors que s’ils vont sur Amazon à
la recherche d'un livre, ce n’est peut-être pas ton livre qui va retenir leur
attention. Ce n'est pas du tout une critique, mais plus une question que je me
pose. Est-ce qu'il vaut mieux viser ta cible pour essayer de "l'attraper"
sur une plateforme comme Amazon, ou est-ce qu'il vaut mieux garder ton idée de
départ, et après faire découvrir, comme on le fait aujourd'hui par d'autres
moyens, quelque chose que les gens n’auraient pas découvert par eux même.

Valentin : Ce livre, je
voulais qu’il soit un objet très différent, une couverture très différente de
tous les livres qu'on peut trouver sur Amazon. Parce que rien qu'avec ça, ça
attire l’œil et on se dit ok ils sont tous d’une telle manière et là, il y a un
livre complètement différent. Donc ça peut créer un effet de curiosité. En
plus, je voulais aussi un bel objet, c'est tout con comme réflexion, mais je
voulais me dire OK je suis fier de le prendre en photo, je suis fier de le
partager sur Instagram sur les réseaux sociaux, je suis fier de l'avoir dans ma
bibliothèque. En fait, tu pointes du doigt deux approches différentes. Il y a
une approche qui est celle dont tu parles qui est de se dire, je vais essayer
créer un produit en fonction de ce que les gens cherchent sur Amazon à travers
les mots-clés. Moi, j'ai plus une approche qui est de me dire : dans quelle
mesure est-ce que ce livre s'insère dans toute mon œuvre, au globale. Dans tout
ce que je crée globalement, et à quel point c'est imprégné de l’image que j'ai
envie de renvoyer. Je les dirige vers ce livre, mais potentiellement ça peut
être autre chose, ça peut-être un podcast que j'ai créé il n'y a pas
très longtemps. Je vais créer ma communauté ailleurs, sur mon blog, sur mes réseaux
sociaux, là, on fait un podcast, etc... En fait, c'est deux approches
différentes que je trouve toutes les deux super intéressantes. Amazon, c'est un
gros vecteur de lecteurs et pour se faire découvrir. Moi, j'ai ce biais de me
dire, ma communauté, je suis en train de la construire, je la construis
ailleurs et je la rapatrie sur mon livre. Je pense que les deux se valent et
les deux sont très complémentaires, il n'y en a pas une qui est meilleure que
l'autre. C’est juste que moi l'approche instinctive que j'ai, c'est celle-ci.
Tu vois, les auteurs qui m'inspirent, comme Tim Ferris et Ryan Holliday, ils
ont construit une plateforme, ils ont des gens qui les suivent, ils sortent des
livres et les gens vont les acheter. Ils éduquent leurs lecteurs à l'idée
qu'ils vont véhiculer pendant plusieurs mois. Tu vois, ils créent du contenu
dessus, ils en parlent. C'est ce que j'essaie de faire, comme ça, le jour où le
livre sort, les gens sont déjà prêt, ils l'attendent.

Dimitri : je suis revenu
sur ton site et effectivement, c'est ce que je regardais tout à l'heure, franchement
il est top. Il me semble qu'à une époque, tu rédigeais sur Médium non ?

Valentin : Oui, pour
la faire courte j'ai commencé à écrire sur Medium. C'est là-bas où j'ai
commencé à créer ma communauté, ma liste e-mail et j'ai arrêté de publier sur
Medium il y a un an. Là, je me suis dit, je me crée mon site, je me crée mon
espace personnel, je peux garder les personnes dessus. Il se trouve que pour le
SEO, c'est pas mal aussi parce que les gens arrivent sur mon site, ils se
baladent, ils lisent mes articles et consomment mon contenu. Je ne suis pas du
tout un designer, mais tu peux vraiment personnaliser ton site au maximum et le
construire à ton image. C'est beaucoup plus flexible en termes de comment tu
l'agences, comment tu le construis, les pages que tu veux créer, les formulaires
de capture d'e-mail, etc.

Dimitri : là
t'apporte de l'eau à mon moulin : j'essaye beaucoup d'éduquer, éduquer
c'est un grand mot, mais sensibiliser les gens qui nous écoutent à l'importance
d'avoir sa propre plateforme. Effectivement, moi aussi, j'utilise WordPress
parce qu’aujourd’hui, c'est le meilleur mix entre ce qui est "facile
d'accès", et ce qui va vraiment te permettre d'avoir des résultats. Tu
parlais de SEO, donc le fait d'être trouvé sur Internet sur Google sans avoir à
faire de pub simplement grâce à ton contenu, à ta réputation, à ton image de
marque, etc. Je trouve ça bien, franchement, je suis allé sur ton site, il est
top !

Valentin :
Merci. 

Dimitri : C'est dans
l'actualité du moment avec ton livre, et c'est super bien fait. Je ne suis pas
fan de mettre ma tête, mais je sais que c'est important pour le personnal
branding par exemple

Valentin : Pour la
confiance des gens qui te suivent c'est important oui

Dimitri : j'aime bien
le cliché où tu es en photo avec ton livre physique dans la main. C'est
important aussi pour l’auteur de l’avoir dans les mains, c’est, déjà un premier
acte qui est fondateur quand tu as de l'ambition avec ce que tu veux faire des
bouquins. Pour tous ceux qui nous écoutent franchement, je vous invite à aller
voir. Donc à valentindecker.com, ils auront vraiment ce qui se fait de mieux en
terme de création d'un site assez simple mais ultra efficace, bien écrit bien
sûr et très efficace visuellement. Un design qui donne envie de rester sur le
site. Et même au niveau des pop-up. Les gens parfois pensent du mal des pop-up,
de l'e-mail marketing, mais bon, je pense que toi, tu joues vraiment tout ce
jeu-là.

Valentin :
Ouais 

 Dimitri : Donc
voilà pour tous ceux qui seraient intéressé ou en recherche d'inspiration je
vous invite vraiment à visiter le site valentindecker.com, ce n'est pas du tout
pour faire de la pub mais c'est pour leur dire : "voilà, si vous
cherchez une page d’accueil, une meilleure pratique, un exemple de comment on
organise son site, sa plateforme, pour assurer la suite, allez sur ce site là
parce que vraiment c'est très intéressant et inspirant". 

Valentin : Merci
beaucoup

Dimitri : parfois, on
cherche la meilleure façon de créer et je crois que tu en parles aussi dans ton
livre, c'est parfois aussi de regarder ce que les autres font.

Valentin : ouais,
surtout sur le web. Ce que je vais dire, ça peut être pris à double sens, mais
il ne faut pas hésiter à copier. Là, un site que je trouvais très beau, je
crois que c'est la deuxième ou la troisième version. Mais la première version,
j'ai pris un site que je trouvais très beau d’un américain, et j'ai juste copié
le template. J'ai arrangé un peu les couleurs, mais il y a des sujets pour
lesquels il ne faut pas chercher à réinventer la roue et juste être un peu bête
et méchant et se dire : "OK ça, ça fonctionne, le mec il l'a testé
moi j'aime bien visuellement, c'est beau. Je m'en inspire et je ne passe pas
des mois et des mois à faire mon site", tu vois. Je ne suis pas du tout un
développeur, je n'ai aucune compétence en développement je ne suis pas non plus
un designer, il n'y a rien de très poussé et c'est assez simple.

Dimitri : j'aime bien
aussi ce message-là. Souvent réutiliser ce qui fonctionne et puis t'en
inspirer. Quand on tombe sur ton site que ça ait été copié d'un autre template
ou pas, on ressort ton image, l'impression et on voit ta touche personnelle.
Même si ça a été utilisé, copié ou inspiré d'autres exemples. Et ça m'amène à
une autre question. Alors je sais que ton nom pour moi, il est associé à Livementor,
c'est quoi ton métier, si tu veux en parler bien sûr ?

Valentin : Ouais bien
sûr.

Dimitri : C'est quoi
ton métier, est ce que c'est lié à l’écriture, ou est-ce que c'est vraiment
quelque chose que tu fais à côté ? Comment ça se passe ta vie
professionnelle au quotidien et tes projets à côté ?

 

Valentin : Ouais,
donc effectivement, je travaille chez Livementor depuis deux ans. Donc Livementor,
je ne sais pas si tu connais, on se définit comme une école en ligne pour
entrepreneur
. Donc, en gros, pour faire simple, on donne des cours de
marketing digital à des gens qui montent des projets. Moi au début, je suis
arrivé comme copywriter. Donc mon but, c'était d'écrire pour le blog la
newsletter, tous les contenus écris du site, et comme on est une petite
start-up, j’ai un rôle qui a évolué au fil du temps et j'ai été amené à faire
plusieurs choses, à faire des tunnels marketing. Aujourd'hui, je suis en charge
de lancer un nouveau produit qui est un service de coaching par WhatsApp. Donc
mon job, c'est de tout lancer, d'imaginer à quoi va ressembler le produit
concrètement, qu’est-ce que c'est, combien il va coûter, comment on trouve les
mentors, comment on trouve les élèves. Donc c'est un job de chef de projet, c'est
ce que je fais à temps plein, en CDI. À côté de ça j'ai toujours cette, je
n’aime pas dire que c'est une passion, mais cette envie d'écrire et en tout cas
de faire des projets. Et ça m'a suivi pendant Livementor, et ça me suivra là
encore après certainement. En fait, j'écris le soir, le matin, le week-end.
Livementor ça me nourrit énormément vu que je suis en contact de gens qui
montent des projets, je travaille sur du marketing, j'ai la chance d'évoluer
avec Alexandre Dana qui est le CEO de Livementor. C'est un super endroit pour
moi pour apprendre et continuer à me développer.

Dimitri : je le
ressens mais en positif. Je pense qu'il y a des gens qui vont avoir tendance à
se dire si je suis copywriter ce n’est pas pareil que si j'écris de la fiction
ou je suis auteur, ou si je suis écrivain, c'est des choses différentes qu'on
met dans des cases différentes. Moi c'est une approche que j'ai bien aimée dans
ton livre. Je ne dis pas que c'est écrit de manière commerciale, mais moi c'est
une critique qu'on m'a faîte sur un de mes livres par exemple. Chez beaucoup
d'auteurs, je pense américains ou anglo-saxons, c'est naturel d'utiliser des
ressors du storytelling et du copywriting dans l'écriture d'un e-book ou d’un
livre. C'est aussi ce qui m'a plu dans la lecture de ton livre.

Valentin : Mon style
d'écriture est très influencé par le web et mon style, tu l'as un peu dit, mais
ce sont des phrases simples et courtes. Des paragraphes qui s’enchaînent vite.
J'essaie de jouer un peu sur le rythme en variant la longueur des phrases, en
essayant d'aller toujours à l'essentiel, en supprimant les adverbes, enfin tous
les petits conseils de copywriting. C'est comme ça que j'écris, que ce soit un
article de blog ou un livre, c'est devenu mon style avec le temps. Et oui, dans
ce que je fais, il y a toujours un côté marketing parce que si ton œuvre,
personne ne la lit, personne ne la découvre, en fait elle ne sert à rien. Donc
oui bien sûr, dans tout ce que je fais, je me demande toujours comment je peux
intéresser des gens.

Dimitri : c'est ce que
j'ai bien aimé aussi. Tu as envie que les gens arrivent au bout du chemin et
des différentes étapes que tu as prévu pour eux. Comment tu vois toi tout ce
travail que tu es en train de mener ? On sent que c'est du plus long terme.

Valentin : alors moi
pour l'instant, j'ai écrit deux livres comme tu l'as dit plus tôt, c'était deux
non-fictions. La fiction ça peut me tenter, de plus en plus, je ne sais pas
trop quand. Enfin là, mon deuxième livre Expédition créative, je l'ai sorti le
23 octobre 2019. J'ai passé mon année 2019 dessus. Je suis salarié donc je n’ai
pensé qu'à ça tout le temps. Là, j'ai un peu envie, pas de prendre un break
avec l'écriture, mais de ne pas écrire de livre en tout cas. Je pense que sur
l’année avenir, je ne vais pas écrire de livre. De toute façon, je n'ai pas
d'idée de livre là. Mais l'écriture pour moi c'est un fil rouge dans tout ce
que je fais déjà depuis 4 ans. Parce que ça me plaît, j'aime partager mes
idées, ça me force à les clarifier. Après si ça intéresse, ça me permet de me
construire une audience aussi, tu vois.

 

Dimitri : Oui 

Valentin : ça me
permet d'être suivi par des gens et ça, j'ai envie de le développer. Je n'ai
pas non plus envie de me cantonner uniquement à ça. Tu vois, je vais être
transparent avec toi, je quitte Livementor. Je vais continuer un peu avec eux
en freelance, mais le but, c'est que, moi au fond, j'ai envie de créer des
projets, de me mettre indépendant et de faire plein de choses. J'ai le
sentiment d'avoir appris plein de choses et que c'est le moment pour moi
d'essayer de me mettre un petit peu en "danger". Je vais continuer à
développer mon audience, trouver mes mille vrais fans et puis voire où ça va me
mener quoi.

Dimitri : OK. Tu
parles des mille vrais fans, j'en parle assez souvent autour de moi aussi parce
que j'aime bien cette allégorie-là. Effectivement, je trouve que ça dédramatise
un petit peu le côté créatif justement en disant, tu n'es pas obligé de faire
quelque chose qui se vend à 1 million d'exemplaires pour vivre de tes
créations. Tu as besoin de te connecter avec mille personnes, que ce que tu es
en train de faire intéresse, et qui seraient à même d'acheter à chaque fois que
tu produits quelque chose de nouveau. Et je crois que tu le résumes beaucoup
mieux dans ton livre.

Valentin : J'en parle
parce que pour moi, c'est juste un moyen de se dire que tu n'es pas obligé
d'être une super star pour vivre de ce que tu fais. Tu peux très bien trouver
mille personnes qui sont super intéressées par ce que tu fais, qui te suivent
au quotidien et ça suffit, mille personnes. Et comme tu le dis bien, ça
dédramatise tout et ça le rend possible et accessible. C'est une idée et c'est
un cap que je me fixe. C'est une bonne règle à suivre, tu vois, essayer de se
dire : "si je devais créer uniquement du contenu pour mille personnes,
qu'est-ce que ce serait". Et toi, ça te permet d'être beaucoup plus
authentique. Ça te permet d'être beaucoup plus fidèle à ce que tu aimes et ce
qui t’intéresse vraiment.

Dimitri : oui donc tu
arrives à trouver le bon compromis pour faire ce qui te plaît en t'assurant que
ça intéresse des gens.

Valentin :
exactement. 

Dimitri : C'est assez
dans la veine du commentaire que je t'ai laissé sur Amazon. parce que je laisse
des commentaires, j'en profite et je passe le message : les gens qui écrivent
aiment beaucoup avoir des commentaires. Même des commentaires une étoile. Dans
tous les cas ce qui est intéressant, c'est ça, c'est d'avoir un retour. Donc ça
va un peu dans la ligne de ce que tu disais Show your work, c'était ça
le titre ?

Valentin : oui exactement
c'est ça. 

Dimitri : en tout cas,
je vais continuer à suivre, car ça m’intéresse de voir ce que tu vas être
capable de faire et de connaître tes autres projets. Parce que c'est vraiment
un échange, quand tu as des gens qui te lisent ou interagissent avec toi, te
font des commentaires sur ce que tu fais, ça te fait évoluer toi aussi en fait.
Tu fais des choses différentes que, si tu restes cloisonné dans ton petit monde
et que tu écris que pour toi.

Valentin : exactement
en fait le fait de publier ce que tu fais, c'est hyper important, c'est
vraiment ce qui différencie celui qui ose, de celui qui garde ça un peu pour
lui. Et si tu le gardes pour toi, ça n'a aucune chance de toucher quelqu'un
d'autre. En tout cas, c'est ma vision des choses, mais, tout ce que j'ai écrit,
c'est parce que profondément, je me dis que ça va parler à quelqu’un, et que ça
va l'aider ou que ça va répondre à une question qu’il se pose. Ou que ça va
juste le faire sentir bien. Au-delà de ça, si tu ne publies rien, tu n'as aucun
retour sur ce que tu écris, et tu n'as aucune chance de pouvoir en vire ou de
pouvoir gagner de l'argent avec.

Dimitri : et puis après
on en revient à tes proches. Ce ne sont pas tes proches qui vont te dire que
c'est bien, que ça répond à un besoin, à une envie ou si ça divertit. C'est
bien aussi, c'est un message que je partage assez souvent, quand tu lances un
livre, d'un seul coup tu te dis que potentiellement j'ai une critique. J'ai des
gens qui vont le lire et tu franchis un cap important. En même temps, il ne
faut pas y aller la fleur au fusil de mon point de vue. Je connais des gens qui
ont vraiment une très belle plume, qui n'ont pas fait le travail nécessaire, et
qui ont comme premier commentaire un commentaire une étoile. Et ça, ça fait
très mal. Ce n'est souvent pas du tout représentatif du travail et de la valeur
de ce que tu fais. Moi, je prends souvent l'exemple du plombier, il va faire un
super boulot, tu ne vas pas aller mettre un commentaire sur Google pour dire
que c'était génial. Alors que ton plombier, s'il vient et que tu as une
inondation pendant un jour, là tu vas aller chercher son nom sur Google pour
lui mettre un commentaire négatif. Je ne dis pas qu'il faut faire ça avec son
plombier, mais globalement ça veut dire que les gens ont plutôt une tendance
naturelle à laisser un commentaire quand ils ne sont pas contents sur ce genre
de chose. 

Valentin : oui c'est
clair.

Dimitri : Et donc il
faut aussi faire un travail de demander des commentaires. Ça redevient du
marketing, mais c'est souvent un conseil que je donne aux auteurs. Il ne faut
pas avoir honte quand tu as fait ton travail, quand tu as fait les choses de manières
professionnelles.

Valentin : C'est ça.

Dimitri : Tu as pris
un correcteur, tu es sûr que tu n'as pas de typo, de coquilles, que tu as
travaillé ton titre, ta présentation, ta description, etc. Quand tu sais que tu
as fait le boulot de ton côté, à un moment donné, c'est normal d'aller demander
des commentaires. Parce que les gens en général, même ceux qui avaient trouvé
génial ton bouquin, ils ne vont pas avoir la présence d'esprit de te laisser un
commentaire. Alors que finalement, s’ils avaient su à quel point c'était
important, ils l'auraient fait.

Valentin : ouais,
c'est clair. Je le fais. J'ai prévu de le faire et ça m'inspire un autre truc
aussi. C'est Seth Godin qui dit ça que j'aime beaucoup, je pense une référence
en marketing. Il dit que si tu veux que ton livre soit un Bestseller, il faut
forcément qu'il ait des commentaires une étoile. Sinon, c’est qu’il ne génère
aucune conversation, qu'il ne "dérange" personne. Ça veut dire qu'il
crée un consensus et que donc fondamentalement, il ne touche personne. Alors c'est
très dur à avoir ce niveau. J'aime bien faire un truc : tu vas voir n'importe
quel best-seller, tu as 90 commentaires cinq étoiles et 10 commentaires une
étoile. Pourtant, c'est les plus grands auteurs de tous les temps, et il y a
quand même des gens qui les détestent. C'est pour ça qu'en fait, il faut
relativiser tout ça et le prendre avec des pincettes.

Dimitri : oui je suis
tout à fait d'accord avec ça. Ma référence c'est Pat Flynn, j’adore ce
mec. Pour la publication de son livre qui s’appelle Superfans, il parle de
ça, il parle du club des "une étoile". Les épisodes de podcast qu'il
a fait avant la sortie de son livre étaient vraiment dédiés à l'édition et à
l'auto-édition, parce qu'aux États-Unis, quand tu as déjà une audience et que
tu t'y connais en marketing digital, tu n’as aucun intérêt à aller vers l’édition
traditionnelle. La plupart des auteurs qu'on cite là sont souvent publiés en
auto édition aux États-Unis, parce qu'ils ont énormément plus de royalties et
finalement, ils se débrouillent avec leur marketing très bien.

Valentin : Oui 

 

Dimitri : Et justement,
il parlait de ça et je crois que c'était avec Dave Chesson et il citait Nick
Stevenson et d’autres. Ils disaient que tant que tu ne fais pas parti du club
des "une étoile", c'est que tu manques de visibilité.

Valentin : Bien sûr.

Dimitri : forcément
au bout d'un moment quand ton livre va être visible, tu auras des commentaires
"unes étoile", c'est obligé, et il faut t'y préparer d'ailleurs. La
plupart des auteurs insistent sur ce point-là aux États-Unis parce que ça fait
mal au début. Parce ce que tu es dans la question avant de vraiment franchir ce
cap de "est ce que je suis légitime pour écrire ? " "est ce
que, ce que je publie c'est bon ? ". Tu te poses la question de la
qualité de ce que tu fais. Et en fait, tu te poses vite la question de la visibilité,
plus tard, si tu veux vraiment réussir. Bien sûr que c'est important la
qualité, mais ce n'est pas un facteur de succès, c'est un facteur minimum.

Valentin : C'est
clair.

Dimitri : et donc
c'est ça qui est intéressant, il parlait aussi du club des "une étoile".
Donc si ça peut rassurer d'autres personnes ici, c'est normal d'avoir des commentaires
"une étoile". Ce n'est pas par hasard que les auteurs anglo-saxons
comme Seth Godin, Tim Ferris et Pat Flynn, ou tous les autres qu'on a pu citer
ici, travaillent beaucoup les aspects marketing digital et aussi le fait de
demander des commentaires, que ce soit par leur liste e-mail ou à la fin de
leur livre, ou d’autres moments. La meilleure façon d'avoir un commentaire, c'est
de le demander.

Valentin : Non mais
c'est clair. On peut se dire non ce n’est pas bien de les demander, mais il ne
faut pas hésiter. C'est hyper important pour créer de la crédibilité, pour
créer de la confiance, par rapport à des gens qui ne te connaissent pas et qui
découvrent ta page. Et également parce qu'Amazon, c'est comme ça qu'ils jugent
si un livre est bon ou pas. C'est, est-ce qu'il y a des commentaires cinq
étoiles ou pas.

Dimitri :
effectivement, mais tu n'as pas le droit de demander un commentaire cinq
étoile. Moi, je demande vraiment aux gens qu'ils me fassent un retour tout
simplement. Parce que quand la personne fait l'effort de te faire un retour sur
Amazon, tu sens ou pas ce qu'il a vraiment voulu te faire passer comme message,
et tu as des commentaires deux étoiles ou trois-étoiles qui sont très pertinents
et intéressants.

Valentin : en vrai
c'est là que tu apprends le plus au final. C'est avec les critiques que tu
découvres tes faiblesses ou les moments où tu as été moins bon, et que du coup,
tu peux progresser par rapport à ça.

Dimitri : Exactement
et ça me fait penser à un autre petit Tips que je donne de temps en temps.
Alors dans ce podcast je n’en suis pas sûr, mais tu disais des fois que c'est
important d'avoir son idée et d'écrire un livre par rapport à une idée. Et tu
as des auteurs qui réfléchissent à quel est le besoin, c'est encore une autre
démarche, et qui écrivent un livre que les gens ont envie de lire. Des fois,
c'est bien de trouver un mix entre les deux. Et un Tips qui fonctionne très
bien, c'est d'aller voir des livres sur les sujets qui t’intéressent, et
d'aller voir dans les commentaires deux et trois-étoiles ce que les gens ont
marqué. Souvent, ils expliquent ce qui leur a manqué. Et des fois, tu vois des
tendances de fond, parce qu’il y a des livres qu'ont beaucoup d'audience et
donc beaucoup de commentaires, et c'est que le sujet intéresse. Si toi, tu
avais prévu d'écrire sur ce sujet-là, tu peux t'alimenter de ces commentaires
qui sont en train de t'expliquer ce qui manque et ce que toi, tu pourrais
proposer pour répondre à un besoin. On retrouve ça aussi sur des articles de
blogs : ça peut être une façon de t'aider à améliorer le contenu que tu
vas proposer pour répondre à ces besoins.

 

Valentin : exactement.
Tu parlais un peu de lectorat cible, comprendre qui est ton lecteur pour créer
un livre ou même n'importe quel produit qui va lui plaire. Les commentaires des
livres Amazon, c'est des pépites pour ça. Parce que c'est des gens qui
s’intéressent à ce sujet, qui ont lu un livre sur ce sujet et qui te partagent
ce qu'ils ont aimé et ce qu'ils n'ont pas aimé. Il faut absolument s'en servir
et utiliser tout ce matériel pour enrichir ta connaissance, ta cible, c'est
hyper important.

Dimitri : exactement.
Justement du coup ça fait le lien avec aussi le référencement naturel, c'est
que des fois quand tu dis SEO, référencement naturel, donc comment tu optimises
pour les moteurs de recherche, que ce soit Google ou là, on parle de livre pour
Amazon, qui est un moteur de recherche pour livres. Des fois, on a l'impression
que c'est artificiel, marketing, etc.… On parle souvent de mots-clés et les
mots-clés naturels, tu les retrouves souvent dans ces commentaires. Donc comme
tu dis, lire ces commentaires là, s'imprégner de ce que recherchent les gens
qui lisent ce genre de livre, ça t'aide énormément pour écrire ta description
de livre, pour trouver les bons mots-clés, pour bien figurer dans les bonnes
catégories, c'est tout à fait naturel en fait. Ce n'est pas du tout artificiel
comme certains pourraient croire parce qu'il y a des acronymes et parce que SEO
ça paraît compliqué.

Valentin : et en fait
là, tu soulèves un peu un débat qui est "est ce que le marketing, c'est
bon ou mal", c'est un peu ça ce que tu dis. Moi ma vision, c'est que tant
que ce que tu fais, c'est vraiment de qualité et que tu aides profondément les
gens, ce serait bête de ne pas faire ce qu'il faut pour se faire connaître et
aider des gens. Tu as beau écrire le meilleur livre, si personne ne le lit, il
n'aidera personne. Oui le SEO, optimiser ses descriptions, optimiser les
mots-clés, demander des commentaires Amazon. Tout cela rentre dans cette
logique de, je crois profondément en ce que je fais, je crois profondément
que mon livre va aider des gens à se développer et à trouver des solutions à
leurs problèmes. Et je vais essayer de faire tout ce que je peux pour qu'ils le
découvrent. Il ne faut pas aussi tomber dans l'excès d’être prêt à tout. Tout
ce dont on parle, c'est clean, faire du SEO, c'est très bien. Mais il ne faut
pas tomber dans ce jeu où tu pièges les gens, où tu leur vends du rêve ou tu
leur promets des mensonges. C’est ce qu'on voit de plus en plus, pour vendre
plus. Pour moi, c'est une approche qui ne m’intéresse pas du tout. C'est une
approche avec laquelle on se bat chez Livementor aussi. Parce qu'on voit
beaucoup de formateurs qui te vendent un peu le rêve du revenu passif, de la
vie millionnaire en quelques semaines, mais en fait ce n'est pas la réalité.
Pour le coup eux, ils seraient prêts à tout faire pour vendre leur produit.
Mais ce n'est pas la vision qui moi, personnellement, m’intéresse.

Dimitri : On en parle
souvent ici parce que du coup les gens qui te parlent et qui te vendent du rêve
utilisent le marketing d'une certaine manière qui fait que, des fois, on a
l'impression que le marketing ce n'est pas bien. Ils salissent un peut peu
l'aspect noble du marketing qui est simplement de faire en sorte que les gens
que ça peut intéresser ou à qui ça peut servir puissent découvrir. Je suis tout
à fait d'accord avec vous sur cet aspect-là. Tu peux faire du marketing, tu
peux utiliser ces outils-là, à condition que ça te permette toi d'apporter de
la valeur aux gens qui en ont besoin, en restant dans ton authenticité. Je
trouve que c'est quelque chose que tu arrives à bien faire justement. Moi, je
pense que c'est le fil rouge de pourquoi j'étais content qu'on discute ensemble
et que je suis en train de découvrir à la fin de cette interview, c'est ça,
j'aime bien ton positionnement. Tu utilises les outils qui existent. Tu les
utilises de manière intelligente, ils existent, on les utilise, on joue le jeu
du marketing parce qu’aujourd’hui, c'est indispensable pour exister et pour
faire découvrir. Et ça ne va pas non plus changer ta façon d'être, ton
authenticité, ta marque que tu essayes d’imprimer, ce qui se dégage de ton
site, de ta plateforme. C'est ce que je pressentais avant l’interview et qui se
confirme.

Valentin : Pour moi
le marketing si tu veux lui donner une définition, c'est créer un lien de
confiance avec les gens. Quand tu lies cela aux mille vrais fans, à savoir, il
te faut que mille personnes, ça te donne une philosophie qui est celle que moi,
j'adopte, c'est de dire, je vais écrire des choses, ça ne plaira pas à tout le
monde, ce n’est pas grave. Mais par contre, pour les gens que ça touche et pour
les gens qui s’intéressent à ce que je fais, je vais essayer de créer le
meilleur contenu pour eux et je vais me demander comment je peux le promouvoir
et le mettre en avant pour eux. En tout cas moi ma vision, c'est de dire, ça
n’intéressera pas tout le monde, j'en suis conscient et c'est très bien comme
ça. Il faut du contenu pour tout le monde, on ne peut pas plaire à tout le
monde et si ton contenu est trop générique en fait, il ne parlera à personne.
Donc je fais du contenu qui est quand même assez précis et assez ciblé. Je lui
donne ma patte, ma couleur, ma personnalité, mon authenticité. C'est ce qui
fait que fait des gens restent ou pas, c'est ce qui fait que des gens me suivent
ou pas, et s’ils ne veulent pas me suivre, c'est très bien. Je vois ça comme un
truc très ouvert, très flottant, très dynamique et à un moment, tu peux
t’intéresser à ce que je fais, puis ne plus t'y intéresser pendant deux ans et
revenir après, et c'est très bien.

Liens :

Valentin Decker : Expédition créative et Devenir
remarquable à l’ère du numérique

Son podcast : Inspiration Créative, en
duo avec ???

Joanna Penn : autrice de nombreux livres, de
fiction et non-fiction. Et en particulier une série d’ouvrages pour devenir
auteur auto-édité professionnel et en vivre.

Steven Pressfield : La guerre de l'art et
Turning pro

Austin Kleo :
Show your work et Keep going

Ethan Joe Pingault : La Voix du Side Hustle épisode 12
- Publier et vendre plus de livre

Seth Godin :

Pat Flynn :
Superfans et Will it Fly

Dave Chesson

Nick Stevenson : Chronique Reader Magnets

 

 

Viens nous dire dans les commentaires au bas 👇👇 ce que tu retiens de cet épisode et quel conseil tu vas mettre en pratique pour ta routine créative.

Liens de l’épisode et ressources  : 

Valentin Decker : Expédition Créative et Devenir remarquable à l’ère du numérique 

Son podcast : Inspiration Créative

Joanna Penn : autrice de nombreux livres, de fiction et non-fiction. Et en particulier une série d’ouvrages pour devenir auteur auto-édité professionnel et en vivre. 

Steven Pressfield : La guerre de l’art et Turning pro 

Austin Kleo : Show your work et Keep going 

Ethan Joe Pingault : La Voix du Side Hustle épisode 12 – Publier et vendre plus de livre

Seth Godin

Pat Flynn : Superfans et Will it Fly 

Dave Chesson

Nick Stevenson : Chronique Reader Magnets 

Et n’oublie pas de t’abonner au podcast :

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Editer un livre en 30 jours – Chronique Published de Chandler Bolt – partie 2

editer un livre

Dans la deuxième section de son livre Published, Chandler Bolt donne toutes les informations essentielles pour faire éditer son livre, par des éditeurs et correcteurs professionnels, et préparer sa publication.

De Chandler Bolt, 206 pages, publié en 2016.

On suppose donc qu’à ce stade, vous avez réussi à écrire le premier jet de votre livre. Pour savoir comment faire pour écrire un livre facilement et rapidement, retrouvez tous les conseils de Chandler Bolt dans la première partie de la chronique de son livre : écrire un livre en 30 jours

Vous avez la première ébauche de votre livre entre les mains et vous êtes prêt(e) à en faire un livre professionnel grâce à une correction et une édition au top ?

Voici quelques notes de lectures pour envisager cette phase d’édition et de correction.

Et retrouvez plus de détails dans le livre Published de Chandler Bolt. En anglais, mais très facile d’accès ! Lien à la fin de cet article.

Lire à voix haute

Lisez votre livre à voix haute et apportez les modifications au manuscrit au fur et à mesure que vous avancez.

Vous détecterez plus facilement vos coquilles, fautes et problèmes de ponctuation.

Et c’est tout à fait normal de trouver beaucoup d’erreur dans votre premier jet la première fois que vous le relisez

Fixer un délai

Ne continuez pas à réviser votre livre encore et encore. « Fait est mieux que parfait. »

Une fois que avez relu votre livre à haute voix au moins une fois, passez le brouillon à un correcteur et laissez le faire parler son talent !

Travailler avec un correcteur

Beaucoup d’auteurs pensent que leur travail n’est pas prêt à être passé à un correcteur.

Lorsque vous passez votre livre à quelqu’un avec un regard neuf, vous lui donnez une chance d’atteindre un niveau que vous ne pouvez pas atteindre par vous-même.

Les écrivains continuent à corriger leur premier jet pendant des mois, et leurs livres ne voient parfois jamais le jour.

Débrouillez-vous avec votre éditeur pour que votre livre soit édité en 3 à 5 semaines ou moins.

Comment trouver un bon correcteur ?

Trouver un correcteur compétent à un prix abordable est beaucoup plus facile que vous ne le pensez. Je recommande de se tourner vers des sites comme Upwork (version US, en France on peut avoir recours à 5euros, Malt, Upwork)

Une bonne façon de trouver le bon correcteur est de le faire travailler sur un échantillon d’environ 3 pages.

Le prix d’un correcteur

Je vous recommande de proposer un prix global pour le livre en entier, pour motiver votre correcteur à faire le travail dans les délais prévus.

Vous pouvez calculer le montant en multipliant le nombre total de mots de votre manuscrit par 0,005 € à 0,015 €.

Ne faites pas du prix le seul facteur. La qualité du travail et votre relation avec la personne, même dans vos premières interactions, sont également très importantes.

Exemple : Modèle de brief de correction

Je suis à la recherche de quelqu'un avec d'excellentes compétences littéraires pour éditer le contenu et
faire la correction de mon livre. Le livre est déjà passé par plusieurs phases de correction.  

Il s’agit de faire la correction finale et l’édition avant que le livre ne soit publié sur Amazon dans quelques semaines.  

C'est un livre qui parle de [remplir le vide] 

Le délai prévu est assez serré, j'ai donc besoin de quelqu'un qui peut travailler rapidement et se concentrer sur ce projet au cours des 3 prochaines semaines.

J'ai besoin que cette correction soit terminée d'ici le [date dans 3 semaines]. 
Le livre contient [remplir le blanc] mots, [remplir le blanc] chapitres, et [remplir le blanc] pages.  

Je cherche quelqu'un qui a de l'expérience en correction / édition et qui s'intéresse à ce type de livre. 

A disposition si vous avez des questions ! 

Deux types de correction / édition

Édition de contenu

Pendant cette phase, l’accent est mis sur la vue d’ensemble. Votre correcteur / éditeur et vous vous poserez des questions comme :

  • Il y a-t-il des passages manquants dans le livre ?
  • Quelles parties ai-je négligées ?
  • Comment se déroule le livre ? Les transitions sont-elles fortes ?
  • Comment est organisé le contenu?
  • Quelles parties doivent être déplacées?
  • Que puis-je faire pour améliorer ce livre ?
  • Qu’est-ce qui n’est pas clair ou qui a encore besoin d’être clarifié ?
  • Que peut-on retirer pour améliorer le livre ?

Correction

La correction est essentielle : même si le contenu est très bon, les erreurs de syntaxe et de ponctuation détourneront vos lecteurs du message que vous essayez de transmettre.

Choisir votre Titre de livre

Pendant que l’éditeur travaille sur votre manuscrit, vous pouvez choisir votre titre.

Les gens s’intéressent avant tout à ce que votre livre peut leur apporter et pourquoi ils devraient le lire.

La meilleure chose que vous puissiez faire est d’enregistrer une conversation avec quelqu’un qui ne sait littéralement rien de votre livre.

Appelez un ami, un membre de votre famille, ou un voisin. Assurez-vous d’enregistrer la conversation et détaillez les éléments suivants :

  • pour qui le livre est écrit : votre lecteur idéal
  • le sujet de votre livre
  • pourquoi les gens devraient acheter votre livre

Vous remarquerez que vous vous répétez involontairement un message clé qui est essentiel afin de bien comprendre votre livre.

C’est à ce moment-là que la partie la plus importante de votre livre s’exposera et que votre titre fera surface.

Les lecteurs potentiels devraient savoir EXACTEMENT ce qu’il y a dans votre livre en quelques secondes, simplement en lisant votre titre.

Le sous-titre de votre livre

Lorsque vous créez votre sous-titre, votre travail consiste à dire aux lecteurs potentiels de quoi il s’agit et à leur vendre votre message.

Ce n’est que lorsque votre titre sera tellement audacieux qu’il vous mettra mal à l’aise que vous réussirez à composer un titre qui se vendra.

Juger un livre par sa couverture

La couverture de votre livre est la preuve physique de votre travail acharné. C’est là que votre livre devient réel.

La couverture de votre livre est la première impression que l’acheteur a de votre œuvre.

Créer une couverture qui fait vendre votre livre

Certaines couvertures sont « laides » mais se vendent bien, alors que d’autres sont « belles » mais ne se vendent pas du tout.

Une astuce que j’aime utiliser pour choisir une couverture est de réduire sa taille à celle d’un timbre-poste, c’est-à-dire la taille des couvertures sur les sites de librairies en ligne.

Certains pensent qu’il doit y avoir une image sur la couverture – un lieu, un objet, l’auteur, quelque chose – pour attirer les lecteurs potentiels vers le livre. Ce n’est pas vrai.

Embaucher un bon concepteur de couverture est une dépense que vous ne devriez pas éviter car sans une couverture impactante, il sera très difficile pour votre livre de décoller.

Sur Fiverr ou 5Euros, pour moins de 100 €, vous pouvez trouver un graphiste compétent et expérimenté : regardez le nombre d’avis et de clients satisfaits.

Avec 99Designs ou Designcrowd, pour un budget beaucoup plus conséquent, plusieurs designers travailleront sur votre projet de couverture, vous pourrez choisir votre préféré

Et même faire voter vos lecteurs et abonnés pour leur couverture préférée !

Autre option : travailler avec un graphiste indépendant.

Et si dans quelques mois cette couverture ne vous plait pas ou que vous pensez qu’elle nuit à vos ventes, il sera toujours possible de la changer et de relancer votre livre.

Pour d’autres astuces et les étapes suivantes, c’est-à-dire publication, lancement, communication et promotion de vos livres : rendez-vous à la section Promouvoir son livre du site.

Lire plus de commentaires sur “Published” sur Amazon

Achetez « Published » * sur Amazon

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Ecrire un aimant à lecteurs – Chronique de Reader Magnets de Nick Stephenson

écrire un livre pour augmenter son lectorat

Comment publier un livre ou plusieurs, et attirer de nouveaux lecteurs quand on est auteur auto-édité ? Paradoxalement, c’est une question que beaucoup d’auteurs se posent, mais souvent, ils négligent ou ne voient pas d’un très bon œil les aspects promotionnels.

Le sujet du marketing de livre est très développé dans les pays anglo-saxons, où les auteurs auto-édités ont recours à des stratégies et techniques encore peu connues en France. Voire taboues comme le livre gratuit !

Même si toutes les techniques ne sont pas adaptables, il est toujours intéressant de les connaître pour les utiliser ou s’en inspirer. La méthode de Nick Stephenson est diablement efficace : et si elle vous permettait de franchir un nouveau cap dans votre carrière d’auteur ?

Titre original – Reader Magnets: Build Your Author Platform and Sell more Books on Kindle (Book Marketing for Authors 1) (English Edition), De Nick Stephenson

promouvoir son livre en publiant gratuitement

Introduction

En tant qu’auteur auto-édité, vous devez établir une connexion directe avec vos lecteurs. C’est ce qui se produit lorsqu’un lecteur décide de vous faire confiance en vous confiant son adresse e-mail.

Vous devez donner aux lecteurs quelque chose de valeur et une raison irrésistible de vous donner cette adresse e-mail.

1-Où trouver les lecteurs et comment les conserver ?

La méthode la plus efficace pour communiquer avec vos lecteurs est toujours l’email.

En voici les trois raisons principales :

  1. Le taux de clics moyen d’une publicité payante sur Facebook est d’environ 2,5%.
    Mais le taux de clics moyen des emails est de 15% – 20%, voire bien plus. Au minimum dix fois plus efficace, et gratuit…
  2. Vous possédez votre liste de diffusion. Personne ne peut vous l’enlever ou changer les règles.
  3. Vous pouvez écrire ce que vous voulez dans vos emails, promouvoir le produit que vous voulez, parler des sujets de votre choix.

Une fois que vous avez réussi à en constituer une, votre liste d’emails pourra vous aider à lancer vos nouveaux livres ou vos promotions plus facilement.

Pour constituer cette liste de diffusion, vous avez besoin de 3 choses :

  • Au moins 2 livres dont vous possédez les droits – dans n’importe quel genre,
  • Un site web,
  • Un fournisseur de services de messagerie – comme Mailchimp

Etape 1 – Préparez vos livres

Pour que cela fonctionne, vous aurez besoin d’au moins deux livres.

Ces livres devraient être écrits sous le même nom de plume, et il serait préférable qu’ils soient dans la même série ou le même genre.

Nous allons rendre votre premier livre gratuit sur Amazon, Kobo, iTunes et les autres plateformes. Pourquoi ? Les livres gratuits sont téléchargés en moyenne jusqu’à 100 fois plus que les best-sellers à 0,99 € (chiffres de l’auteur à vérifier pour votre cas personnel)

Le but est de rediriger les personnes qui téléchargent votre livre gratuit sur VOTRE site Web. Là, vous pouvez capturer leur adresse e-mail.

Nous allons appeler le Livre 1 votre Livre Entonnoir – Funnel Book. Vous pouvez rendre ce livre gratuit en le téléchargeant sur Nook, iTunes et Kobo via Draft2Digital.

Pour que tout ce processus fonctionne, vous devez donner à vos abonnés potentiels une RAISON de venir sur votre site.  C’est là que le Livre 2 entre en jeu.

Nous allons proposer le Livre 2 en vente sur Amazon (et les autres sites). Mais nous allons aussi offrir GRATUITEMENT le Livre 2 pour tous ceux qui s’inscrivent à votre liste de diffusion. Ce livre est votre Livre Aimant – Magnet Book.

Note : parfois, votre plume peut suffire pour motiver des abonnés à vous suivre en s’inscrivant à votre newsletter…
Comment ? En la mettant au service de vos lecteurs et en faisant preuve de créativité, humour, pédagogie, utilité. Une preuve : l’excellent Mailyblog de mon ami auteur Ethan Joe Pingault. Pas de bonus en vue : inscrivez-vous et vous comprendrez pourquoi de plus en plus de lecteurs et d’auteurs font comme vous 😉 . Simplement pour le lire !

Etape 2 – Diriger le trafic

Vous devez configurer une page d’atterrissage, ou landing page, sur votre site. Il ne doit y avoir aucun lien, à l’exception du bouton d’inscription. Pour augmenter votre taux de conversion, prévoyez l’inscription en 2 étapes :

  • D’abord une page de présentation avec un bouton d’inscription,
  • Puis un formulaire d’inscription où vous demandez l’email de vos lecteurs

Voici l’exemple qu’utilise l’auteur pour plus de détails : http://www.leopoldblake.com/landing-long/

email marketing auto-édition

C’est vers cette page d’inscription que doivent rediriger tous vos livres, en particulier celui qui est gratuit.

Vous devriez aussi mentionner ce livre gratuit dans la description de votre livre sous Amazon. Mais attention, sans inclure le lien car les urls y sont interdites.

Etape 3 – Convertir vos visiteurs

C’est là qu’intervient Mailchimp (ou tout autre répondeur automatique de votre choix).

Vous devez configurer une liste et un formulaire d’inscription pour envoyer à vos nouveaux abonnés un email contenant le lien de téléchargement de leur livre gratuit.

L’idéal est de créer une page de téléchargement. Il vous suffit de vous connecter à votre blog et de créer une nouvelle page avec un texte de remerciements et un lien vers le livre. Et pour héberger votre livre, vous pouvez utiliser par exemple Google Drive qui est gratuit.

Voir l’exemple de Nick ici : http://noorosha.com/paydown-download-page-2/

Nous avons donc vu comment attirer des lecteurs et obtenir leurs coordonnées.  Mais ce n’est que la moitié du travail.

2-Une séquence d’emails qui apportent de la valeur

Personne n’aime les spams. Vos nouveaux abonnés vous ont fait confiance en vous donnant leur email. La règle numéro un est de ne pas abuser de cette confiance.

Construisez une relation avec eux et mettez-vous à la place de vos abonnés. Donnez-leur le temps de lire le livre, puis commencez à leur envoyer des emails. Laissez une semaine ou deux avant d’envoyer le premier mail et envoyez 2 ou 3 courriels par mois.

Vous pouvez tout à fait utiliser votre liste pour vendre vos livres. Mais vendre ou demander des commentaires ne devraient pas être votre priorité numéro un.

La séquence email de Nick

Nick Stephenson fournit l’exemple de sa séquence d’emailing. Il y a effectivement des mails destinés à vendre ou demander quelque chose à son audience, mais ils sont minoritaires :

  • email 1 – envoi du livre gratuit,
  • email 2 – envoi d’un deuxième livre gratuit de sa collection le lendemain
  • email 3 – jeu concours pour gagner un lot de 50 à 100 €
  • email 4 – recommandation d’un autre auteur dans un genre similaire et dont le livre est en promotion à 0,99 € ou gratuit
  • email 5 – Nick partage le concours organisé par un autre auteur
  • email 6 – Nick informe ses abonnés d’une promo en cours sur un de ses livres. Si possible en offrant à nouveau un cadeau ou un bonus
  • email 7 – email de remerciements à tous ceux qui ont téléchargé le livre en promotion
  • email 8 – sondage pour savoir si les abonnés aiment recevoir ces emails, ce qui peut être amélioré, leurs suggestions
  • email 9 – partage des résultats du sondage
  • email 10 – annonce du lancement de son prochain livre dans une semaine et de cadeaux pour ceux qui téléchargeront le livre le jour du lancement
  • email 11- rappel du lancement du livre et des cadeaux à gagner je jour J

Le fait de dépenser quelques dizaines d’euros en cadeaux incite vraiment les gens à acheter selon Nick. Il dépense 50 € pour un prix et envoie le lien vers le tirage au sort aux lecteurs qui lui envoient le premier mot du chapitre 8 par exemple.

Ses ventes ont doublé depuis qu’il a recours aux tirages au sort et aux cadeaux.

D’autres avantages

Vendre plus de livres n’est pas le seul avantage d’établir une relation avec vos lecteurs par email.

Vous pouvez aussi :

  • Obtenir des commentaires
  • Créer une équipe de lancement : des abonnés qui reçoivent les nouveaux livres avant leur sortie. Cela permet de s’assurer d’avoir un maximum de commentaires dès le premier jour d’un lancement.
  • Avoir des Bêta-lecteurs qui donnent leur avis sur le livre avant la publication.

Réseaux sociaux

Les réseaux sociaux ont leur place dans le marketing et la promotion de vos livres.

Le conseil de Nick est de créer d’abord votre liste de diffusion, puis ensuite, de demander à vos abonnés de vous rejoindre sur vos profils sociaux.

Utilisez un Livre Aimant – Reader Magnet pour attirer de nouveaux lecteurs grâce à un contenu irrésistible.

Puis prouvez-leur qu’ils ont pris la bonne décision : créez de la valeur, construisez votre marque. Et vendez plus de livres.

Les Reader Magnets ne sont qu’UNE méthode que vous pouvez utiliser pour augmenter votre visibilité et votre audience en tant qu’auteur auto-édité.

Il y en a beaucoup d’autres, souvent des méthodes marketing éprouvées qui peuvent tout à fait s’appliquer au monde des livres numériques.

Il ne s’agit pas de « trucs » ou « d’arnaque » : seulement un contenu de qualité dont vous assurez la promotion pour qu’il soit lu.

Conclusion

Cette chronique ne donne qu’un aperçu très synthétique des stratégies utilisées par Nick Stephenson.

Pour plus de détails, je vous recommande la lecture du livre qui vous permettra d’appliquer les principes pas à pas. Vous aurez toutes les cartes en mains pour appliquer les mêmes stratégies. Et il est GRATUIT…

Vous pouvez le trouver ici :

https://www.amazon.fr/Reader-Magnets-Platform-Marketing-Authors-ebook/dp/B00PCKIJ4C

Je sais que le modèle du livre gratuit divise. Ou plutôt qu’il fait l’unanimité contre lui.

Pour ma part, j’ai décidé depuis quelques temps d’en faire un de mes outils de marketing de livre. C’est une stratégie à long-terme et qui demande du travail. Mais je ne vois pas de raison particulière que ce modèle qui fonctionne très bien pour les auteurs anglo-saxons, ne puisse pas fonctionner pour un auteur francophone.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Quelles techniques ou stratégies marketing utilisez-vous ou envisagez-vous d’utilisez pour publier votre prochain livre ? Que pensez-vous du modèle gratuit ? Avez-vous déjà essayé et pour quels résultats ?

N’hésitez-pas à partager vos interrogations, vos questions et votre retour d’expérience d’auteur auto-édité dans les commentaires.

Ecrire un livre en 30 jours – Chronique Published de Chandler Bolt – partie 1

ecrire un livre en 30 jours

Phrase-résumée de « Published » : Vous avez toujours rêvé d’écrire un livre mais n’avez jamais réussi à trouver le courage pour passer à l’action ? Utilisez la puissance du mindmapping et suivez la méthode pas à pas de Chandler Bolt pour écrire, éditer et publier votre livre en 90 jours.

De Chandler Bolt, 206 pages, publié en 2016.

Téléchargez cet article au format PDF

Résumé et Chronique de Published – 1ère Section : Poser les bases

Si vous lisez les 7 premiers chapitres de ce livre, vous devriez avoir tous les éléments techniques et la motivation nécessaire pour vous lancer dans un challenge d’écriture qui vous permettra d’écrire le premier jet de votre livre en 30 jours.

Cette chronique vous donne les éléments clés pour vous lancer dans l’écriture d’un livre, mais forcément il vous faudra lire le livre de Chandler Bolt pour en tirer tous les bénéfices en termes de motivation et de compréhension des deux outils principaux qu’il présente : la mindmap (cartographie de la pensée) et le sommaire détaillé.

Ecrire le premier jet est déjà une étape difficile à franchir. Mais de nombreux auteurs publiés ont encore plus de difficultés à gérer les aspects de d’édition et de marketing sans lesquels votre œuvre aura beaucoup de mal à atterrir dans les mains de lecteurs. Ce sera l’objet des prochaines chroniques.

Chapitre 1 : Introduction

L’objectif de Published est de vous donner des outils et la motivation pour vous aider à vous engager de tout votre cœur et de tout votre esprit à écrire un livre pour réaliser vos rêves.

Chapitre 2 : Cherchez votre POURQUOI

Quel est votre but? Quels sont vos objectifs? Où voulez-vous aller avec ce projet? Publier un best-seller Amazon ? Obtenir 1000 Leads pour votre business, vendre 600 exemplaires ?

Déterminez votre objectif final et gardez-le à l’esprit. Demandez-vous: pourquoi ai-je défini cet objectif final? Pourquoi cet objectif final est-il important pour moi?

À côté de votre objectif final, vous devez également clairement articuler et établir votre pourquoi, votre but pour écrire votre livre :

  • réaliser un projet-passion ?
  • partager vos connaissances ?
  • développer votre entreprise ?
  • devenir une figure d’autorité dans votre domaine
  • développer votre réseau ?
  • raconter une bonne histoire ?

Chandler Bolt vous recommande de signer un contrat avec vous-même : « notez vos réponses sur une feuille blanche avec la date prévue de publication de votre livre, signez-là et mettez-là en évidence pour ne pas la perdre de vue. »

Ecrivez :

  • l’objectif final (SMART : Spécifique, Mesurable, Ambitieux/Atteignable, Réaliste, en combien de Temps) que vous voulez atteindre avec votre livre.
  • votre But : Pourquoi voulez-vous écrire ce livre ?

Chapitre 3 : L’état d’esprit de l’auteur qui publie

Chandler Bolt détaille les principales pensées limitantes qui peuvent vous empêcher d’écrire et de publier votre livre et donne une solution à chacune :

  1. Ce n’est pas le bon moment… Ce ne sera jamais le bon moment. Les étoiles ne seront jamais bien alignées. Commencez avant d’être prêt à 100% avec ce que vous avez  et vous trouverez de meilleures idées et outils le long du chemin.
  2. Le livre va être un flop : faites la guerre à ces pensées négatives utilisez les outils du livre Published pour faire de votre livre une réussite.
  3. Je ne suis pas un expert : les livres les plus efficaces sont ceux qui racontent une transformation ou une expérience personnelle. Ce n’est pas parce que vous n’êtes pas un « expert » que vous votre message ne peut pas aider les gens.
  4. Je ne suis pas un écrivain : voyez-vous en tant que conteur… partagez votre message et votre expérience avec ceux qui ont besoin de l’entendre.
  5. Publier mon livre demande trop de technique : vous n’avez pas besoin d’être un génie de la technologie pour publier votre premier livre avec succès.
  6. Je n’ai pas d’idée de livre : il y a déjà au moins 5 livres dans votre tête. Les techniques de préparation à l’écriture du prochain chapitre vont vous permettre de comprendre en 15 minutes que vous avez bien plus d’idées de livres que vous ne croyez !
  7. Vous n’avez pas assez de temps pour écrire un livre : Vous pouvez facilement écrire votre premier livre en trente jours, à raison de 1 heure par jour.
  8. Mon livre doit être parfait : « Mieux vaut fait que parfait ». Avec l’autoédition, vous pourrez corriger et mettre la version en ligne à jour quand vous voulez.
  9. Ecrire rapidement = un livre de qualité médiocre. La loi de Parkinson stipule que : « La durée d’une tâche augmentera proportionnellement à la quantité de temps que vous vous donnez pour la terminer. » Écrire rapidement signifie être plus concentré.
  10. Je n’ai ni agent, ni contrat de publication, ni assez d’argent pour publier moi-même : dans le SPS 90-Day Way (méthode du livre) vous aurez seulement besoin de dépenser un peu d’argent pour un éditeur/correcteur et pour un graphiste. Vous pouvez obtenir ces services à bon marché.

Avec vos connaissances, votre discipline, votre envie, vous avez tout ce qu’il faut pour écrire, commercialiser et publier votre premier livre en 90 jours.

Chapitre 4 : Quoi écrire ?

Chandler Bolt propose un exercice d’écriture libre pour trouver des idées de livre.

En faisant cet exercice, il très probable que vous découvriez une idée de livre complètement différente de celle que vous avez en tête. C’est ce qui m’est arrivé en faisant l’exercice. Jouez le jeu, vous pourriez être étonné(e) par les idées de livres qui peuvent en sortir!

Papier et crayon en main, écrivez pendant 15 minutes tous les sujets et idées de livres qui vous passent par la tête en gardant votre crayon en mouvement et sans effacer ni corriger.

Vous pouvez écrire sur tout ce qui vous vient à l’esprit : votre métier, vos hobbies, vos passions, un apprentissage que vous avait fait ou une expérience qui vous a transformé.

Ensuite, choisissez une de ces idées et essayez à nouveau la même technique en écrivant 15 minutes non-stop au sujet de cette idée. Si vous y arrivez facilement c’est peut-être le signe que vous en savez suffisamment pour écrire un livre à ce sujet.

Trop d’idées de Livres ? Posez-vous les questions suivantes et choisissez l’idée de livre qui répond le mieux :

  1. Quel livre serait le plus rapide à écrire ?
  2. Quelle idée a le plus de chance d’aboutir car c’est celle qui vous passionne le plus ?
  3. Quelle idée vous rend le plus heureux ? – L’idée la plus amusante / épanouissante ?

Chapitre 5 : Mindmap

Étape 1: L’idée de départ

Prenez une grande feuille de papier vierge sans ligne (A3, A2, + ), un stylo et un chrono.

Au centre de la page, écrivez votre idée de livre (pas besoin du titre pour le moment, quelques mots feront l’affaire). Dessinez un cercle autour de votre idée de départ et dessinez des lignes qui partent de ce cercle comme un dessin de soleil d’enfant.

Étape 2 : Ne vous arrêtez pas d’écrire

Au bout de chaque rayon du soleil, écrivez toutes les idées connexes (sous-thèmes) : histoires, exemples, expériences de la vie réelle, livres, blogs, articles.

Pour chaque sous-thème, vous allez avoir plus d’idées : continuez à dessiner et à relier tous les cercles et les lignes que vous pouvez. Si vous êtes toujours en train d’écrire à la fin des 15 minutes, repartez pour 15 minutes de plus et scotchez plus de papier si besoin.

Plus vous pouvez développer votre mindmap, plus l’écriture sera efficace et amusante.

Étape 3 : Pas de filtre

Couchez vos pensées sur papier comme elles viennent. Faites une course contre la montre. Ne vous censurez pas. Aller le plus en profondeur possible quitte à écrire des choses évidentes ou ridicules.

En bonus un exemple perso (au final ce que j’ai écrit n’est que la zone pointillée rouge, que j’ai détaillée en plusieurs mindmap que vous allez voir par la suite.

Donc potentiellement vous pouvez même trouver plusieurs livres !!!

comment écrire un livre

Chapitre 6 : Le Sommaire détaillé

Étape 1 : Trouver les thèmes/sections

Reprenez votre mindmap et regardez-la comme un puzzle pour identifier les thèmes communs. Trouver au moins trois (et pas plus de sept) thèmes communs. Ils peuvent être les « sections » qui composeront votre livre. Illustration toujours avec le même exemple perso :

mindmap pour écrire un livre

Prenez une autre feuille de papier et écrivez vos sections en haut de la page, en traçant une colonne par section.

Étape 2: Faites une liste d’idées pour chaque section

Transférer toutes les informations de votre mindmap vers vos colonnes. N’hésitez pas à ajouter toute nouvelle idée et à compléter les colonnes :

comment ecrire un livre sommaire detaille

Étape 3: Trouver les chapitres

Soulignez, encerclez, dessinez des flèches pour déterminer les idées principales dans chaque liste/colonne : ce seront vos chapitres.

Étape 4: Le Sommaire détaillé

Une fois les chapitres identifiés, élaborez la suite du sommaire sur un ordinateur en classant les chapitres dans un ordre qui vous paraît logique avec le livre.

Ensuite, ajoutez tous les sujets, sous-titres, idées, exemples et détails que vous allez aborder dans chaque chapitre en mettant un maximum de détail du contenu de votre livre. Votre Sommaire détaillé est alors terminé.

Cette étape peut vous paraître fastidieuse, mais c’est grâce à ce sommaire détaillé que vous aurez parfois l’impression que votre livre s’écrira de lui-même.

Chapitre 7 – Défi de 30 Jours

Pour pouvoir viser entre 15000 et 30000 mots en 30 jours :

  1. Vous ne pouvez pas corriger pendant que vous écrivez. Si vous le faites, vous finirez avec trois chapitres parfaits à la fin des trente jours et rien de plus.
  2. Vous ne pouvez pas travailler sur deux livres en même temps.

Il y aura des moments de découragement et d’épuisement pendant ces 30 jours. Si cela arrive, rappelez-vous votre but et appuyez-vous sur votre sommaire détaillé.

1-Déterminez votre objectif à 30 jours : Terminer votre première ébauche et écrire tous les chapitres de votre sommaire.

2-Décomposez cet objectif : que dois-je faire chaque jour pour atteindre mon objectif final dans 30 jours ?

Si vous voulez écrire un livre de quinze chapitres en trente jours, alors vous devez visez l’écriture d’un chapitre tous les deux jours.

Routine quotidienne :

Mindmapping :

Chaque jour où vous commencerez un nouveau chapitre, vous en ferez la mindmap en allant le plus possible dans les détails.

En 15 minutes, écrivez tout ce que vous pouvez, même en répétant des sujets qui sont déjà dans le sommaire, et ajoutez toutes les nouvelles idées qui vous viennent sur votre mindmap :

mindmapping écrire un livre
dav

Écriture :

Laissez-vous guider par votre sommaire détaillé, et écrivez en temps limité entre 35 et 90 minutes. Vous avez déjà déterminé et séquencé le contenu que vous allez écrire, donc il s’agit surtout de s’y mettre !

Votre planning quotidien :

  • Mindmap: 15 minutes (si nouveau chapitre)
  • Sommaire: 10 minutes (si nouveau chapitre)
  • Ecrire: 35-90 minutes

En vous y tenant, vous pourrez facilement terminer votre premier jet en 30 jours ou moins.

Vous ne devriez pas choisir un titre avant d’avoir terminé votre 1ère ébauche. Sinon votre écriture sera influencée et « filtrée » par ce titre que vous avez déjà trouvé.

Écrire un livre en trente jours, cela ressemble beaucoup à une course longue distance. Si vous respectez votre routine quotidienne à la lettre, il n’y a pas lieu de s’inquiéter et de trop réfléchir à votre projet au global : vous terminerez votre première ébauche plus vite que vous ne l’imaginez.

Conclusion

Si vous suivez à la lettre toutes ces recommandations et ces étapes, vous aurez terminé le premier jet de votre manuscrit en 30 jours. Tentant non?

D’un seul coup, fini la procrastination et votre rêve d’écrire devient réalité.

Imaginez vous dans 30 jours en train de contempler sur votre écran 15000 à 30000 mots bien structurés grâce à la mindmap.

Et maintenant ?

Alors ? Tenté(e) par ce défi ? Qu’avez-vous à perdre ? J’y suis arrivé, alors tout le monde peut y arriver !

En 1 heure par jour vous avez déjà suffisamment de temps pour écrire votre premier manuscrit.

Et ce n’est pas tout. Une fois ce premier jet terminé vous aurez franchi une première étape que peu franchissent, mais il restera à corriger / éditer votre texte et à en assurer le marketing et la promotion.

C’est ce que nous verrons dans les deux prochaines parties de cette chronique.

Avez-vous lu le livre ? Qu’en avez-vous pensé ?

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LVSH 012 – Auto-édition : publier et vendre plus de livres avec Ethan Pingault

Autoedition amazon

La voix du Side Hustle épisode 12

Comment écrire un livre ? Comment publier un livre et en faire la promotion ? Comment s’auto-éditer sur une bibliothèque en ligne sur Amazon KDP, Kobo, iTunes, Google Livres et les autres ?

Si vous vous êtes déjà posé une de ces questions, alors vous êtes au bon endroit. Ethan Joe Pingault, notre expert du jour, est passé maître dans l’écriture et la publication d’ebooks et de livres auto-édités sur Amazon.

Autoedition amazon

Ethan Pingault est auteur dans des registres divers, de la nouvelle au guide pratique pour auteur auto-édité ou apprenti-entrepreneur.

Il a publié plusieurs dizaines d’ebooks sur Amazon Kindle et est l’auteur du blog Fourmiztory et de la newsletter le mailyblog, qui fédèrent de plus en plus de d’auteurs et de lecteurs fidèles qui veulent en savoir plus sur l’écriture et les stratégies de promotion et de vente de livres qui fonctionnent. 

Tous les points abordés avec Ethan : 

  • Ethan présente son parcours et l’histoire de la création de Fourmiztory [00:58] à [04:28]
  • Il nous explique son process d’apprentissage et comment il est devenu expert de l’auto-édition en parallèle de son activité d’architecte d’intérieur [04:43] à [06:47]
  • Ethan explique pourquoi et comment il a réussi à publier plusieurs dizaines d’ebooks sur Amazon et nous en dit plus sur les différents genres qu’il développe, de la nouvelle au guide pratique pour auteur auto-édité [06:48] à [09:33]
  • On parle marketing et Ethan nous en dit plus sur sa stratégie et comment il créé et se connecte avec une audience de plus en plus grande et engagée, et comment il compte plus tard s’en servir aussi pour le lancement de son thriller en cours d’élaboration [09:38] à [11:33]
  • Marketing, vente de livre, email marketing. Ethan nous explique pourquoi ces sujets sont très développés sur son blog www.fourmiztory.com et pourquoi il est souvent plus important de savoir vendre avant de savoir écrire [11:36] à [14:23]
  • Un auteur auto-édité est-il avant tout un entrepreneur ? [14:24] à [16:54]
  • On parle du Mailyblog, la newsletter quotidienne d’Ethan qui est en grande partie responsable de la hausse de la fréquentation de son site et du développement de sa communauté de Fourmiz ! Ethan dévoile ses secrets pour apporter de la valeur et créer une communauté engagée et fidèle, là où certains pensent qu’on ne peut que spammer ou importuner ses abonnés. Il nous explique en particulier comment il fait pour obtenir des taux d’ouverture d’emails supérieurs à 50 %, alors que la plupart des marketeurs connus dépassent rarement 25 à 30 % [16:55] à [21:08]
  • On discute stratégie d’email marketing et pourquoi les techniques d’Ethan fonctionnent alors qu’elles sont à l’opposé des techniques souvent conseillées. Il nous donne plus de détails sur ce rendez-vous par mail qu’il a créé avec le mailyblog et dont je me suis inspiré pour faire évoluer la newsletter de Side Hustle France [21:09] à [25:18]
  • On échange sur le fait que pour le référencement naturel SEO ou pour l’email marketing, Ethan obtient des résultats très intéressants en cassant pourtant les codes établis. Il fait le rapprochement entre le marketing et le fait de raconter une histoire et explique que les auteurs devraient justement en faire une force. On continue la discussion sur l’email marketing et sa grande efficacité pour communiquer, fidéliser des lecteurs et vendre, en comparaison avec les réseaux sociaux qui sont moins personnels et globalement 5 à 10 fois moins efficaces [26:03] à [37:48]
  • Ethan nous parle du bouche-à-oreille que Fourmiztory et le Mailyblog suscitent et du fait que les auteurs ont tout intérêt à unir leurs forces pour augmenter leur visibilité et continuer à structurer le marché de l’ebook et de l’auto-édition en France [37:53] à [40:38]
  • Les différentes thématiques et principaux sujets développés sur le blog d’Ethan : publier son livre et en faire la promotion, motivation et développement personnel, productivité personnelle et entreprenariat [40:38] à [42:40]
  • Les secrets d’organisation et de productivité d’Ethan. Comment écrire plus et mieux, et dépasser le syndrome de la page blanche. Un de ses conseils : “Plus tu produis, plus la qualité vient” et comment il suffit d’une heure par jour pour se lancer dans l’auto-édition, ou tout autre type de Side Hustle [42:40] à [50:48]
  • Ethan est un vrai side-hustler et il nous explique toutes les activités qu’il a à côté de l’auto-édition, son blog et la publication de ses propres ebooks. On parle design, graphisme de couvertures et copywriting [50:51] à [56:58]
  • Rédaction, copywriting et bien d’autres solutions existent et sont à la portée des auteurs pour vivre de leur plume, financer leurs projets d’édition et se former en même temps [56:58] à [01:01:48]
  • 6 Conseils pour te lancer dans l’auto-édition : On parle de ce livre d’Ethan qui aide les auteurs auto-édités mais aussi plus généralement les apprentis-entrepreneurs à se lancer. Ethan nous parle aussi de sa découverte du développement personnel, de sa chaine Youtube, de ses projets de voyages et de la possibilité de devenir un jour nomade digital [01:01:48] à [01:08:53]
  • Ethan nous parle de ses prochains projets destinés aux auteurs auto-édités et de son envie de les aider à vendre plus de livres par le biais d’une formation en ligne [01:08:53] à [01:11:58]
  • On termine par les 3 conseils d’Ethan pour se lancer dans l’auto-édition et vendre plus de livres [01:11:58] à [01:18:22]

Venez nous dire ce que vous avez pensé de cet interview dans les commentaires, et n’oubliez pas de vous abonner au podcast pour être averti de la sortie des nouveaux épisodes.

Les liens importants de cet épisode :

Fourmiztory, le blog : https://www.fourmiztory.com 

Pour une dose quotidienne de fun et d’auto-édition : Le mailyblog 

La newsletter de Side Hustle France : http://bit.ly/2OlrItD 

Profil 5euros d’Ethan qui réalise vos couvertures de livres :  

https://5euros.com/service/93416/creer-une-couverture-de-roman-ou-de-livre-pro

Un des livres d’Ethan Pingault : 6 CONSEILS POUR TE LANCER DANS L’AUTOEDITION (OU LE BUSINESS EN LIGNE EN GENERAL) 

Chaine Youtube : L’autoédition expliquée 

LVSH 009 – Marketing digital et auto-édition : 7 Techniques pour vendre plus de livres

autoedition marketing

En auto-édition, il faut commencer le marketing le plus tôt possibleDès le début et même encore mieux, avant même de commencer à écrire le livre.  

C’est le conseil que je donne dès que je peux et à chaque fois que j’en ai l’occasion. 

Ecrire un livre est déjà en soit un projet d’envergure. J’en ai écrit quelques-uns et, pour être honnête, ce n’est pas toujours une partie de plaisir, même quand on est passionné d’écriture.  

Mais l’écriture du livre est juste une partie du process. Le marketing est tout aussi important. Il y a de nombreuses façons d’assurer la promotion et le marketing d’un livre. Dans cet épisode, on va se concentrer sur les solutions de marketing digital qui ne sont pas assez connues à mon goût des auteurs auto-édités francophones. 

Je suis donc allé à la recherche des stratégies marketing qu’utilisent à leur avantage des auteurs auto-édités américains célèbres comme Pat Flynn et Dave Chesson pour ne citer qu’eux. J’ai fait une sélection des stratégies qui reviennent le plus souvent dans des épisodes récents. 

Voici mon top 7 des astuces et techniques de marketing digital pour auteur auto-édité !

Auto-édition et Marketing : la page de description d’un livre est une page de vente 

La page de description d’un livre est souvent la dernière chose à laquelle on pense quand on écrit un livre, en particulier quand c’est le premier livre et que n’a qu’une envie, c’est de cliquer sur le bouton publier… 

Et pourtant, c’est une des pages les plus importantes pour la réussite d’un livre

C’est pour cette raison que les 4 premiers points de notre top 7 sont des éléments qu’on retrouve sur la page de description : 

Top 7 des Techniques de Marketing en Auto-édition 

1. Marketing et auto-édition : la couverture 

Ça fait un peu mal, après des mois passés à essayer de composer le meilleur texte possible, de se dire qu’un des principaux facteurs d’échec ou de succès d’un livre est son emballage : la couverture. 

Une des principales erreurs que font de nombreux auteurs à mon sens est de ne pas investir assez de temps et d’argent sur leur couverture. Il y a des graphistes spécialisés en couvertures de livres, et je pense que c’est un très mauvais calcul de chercher à tout prix une solution à bas coût. 

Et même souvent pire : réaliser sa couverture soi-même est rarement une bonne idée à moins de maitriser sur le bout des doigts cet art que représente la réalisation d’une couverture efficace sur une plateforme comme Amazon. 

Car c’est rarement la couverture la plus originale qui sera payante, surtout si vous démarrez dans l’auto-édition.  

Au contraire, quand on démarre, il est souvent judicieux d’avoir une couverture qui colle au genre du livre, et à l’attente des lecteurs de ce genre spécifique. 

Certains avancent que la couverture représente à elle-seule 80 % des résultats des ventes d’un livre. Il est donc important de s’assurer d’avoir une couverture qui donne envie aux lecteurs de cliquer dessus pour aller sur la page de description de votre livre ! 

Et pour être sûr de choisir la bonne couverture, il y a plusieurs solutions : 

  • Faire un sondage auprès de ses lecteurs et de son audience : ça permet aussi de les préparer à la sortie prochaine de votre nouvel opus
  • Et même envisager faire des tests avec plusieurs couvertures et des publicités pour choisir quelle couverture convertit le mieux 

En conclusion, la couverture n’est pas un aspect à négliger. Au contraire, c’est même certainement un des éléments les plus importants pour les ventes de votre livre.  

Donc dépenser quelques centaines d’euros pour avoir la bonne couverture pour son livre, est souvent le meilleur calcul. 

C’est ce que j’ai vécu avec mes propres livres auto-édités : les couvertures sur lesquelles j’ai le plus investi sont aussi celles de mes livres qui se vendent le mieux… 

2. Marketing et auto-édition : le Titre et le sous-titre 

Autant il est possible de choisir un Titre poétique ou abstrait, en particulier pour un livre de fiction, autant il est important, en particulier pour un livre pratique, que le sous-titre exprime la promesse qui est faite au lecteur.  

  • A quel type de fiction votre lecteur doit s’attendre ? 
  • Quel problème il va résoudre, et quelle réussite il va obtenir pour un livre pratique ? 

Et si vous hésitez entre plusieurs titres et sous-titres, vous pouvez une nouvelle fois solliciter vos lecteurs et votre audience en leur proposant de choisir par l’intermédiaire d’un sondage

Là aussi, une opportunité de communiquer autour de votre projet dès le début en sollicitant votre audience. 

3. Marketing et auto-édition : la Description du livre  

Rédiger une bonne description de votre livre, tant sur le fond que sur la forme est un art ! 

Pour des livres pratiques comme pour des romans, la description est ultra importante sur le fond et sur la forme. 

Et malheureusement, c’est souvent une des parties les plus négligées par les auteurs auto-édités, surtout quand ils publient pour la première fois et que l’envie de cliquer sur le bouton “publier” les démange depuis des mois ! 

Pour plus de détails, retrouvez toutes mes recommandations pour rédiger une description qui vend dans cet article dédié en cliquant sur ce lien : 

https://sidehustlefrance.com/auto-edition-une-description-qui-donne-envie-d-acheter-votre-livre/

En résumé, voici les points importants : 

  • En fiction comme pour un guide pratique : il doit y avoir une accroche efficace 
  • Les mots-clés sont importants et doivent être choisis avec soin : voir point 7 de ce top 7 
  • Vous devez utiliser des techniques de storytelling et de copywriting 
  • Vous devez insérer un appel à l’action clair et efficace 
  • Vous devriez aussi optimiser sa mise en forme, insérer des titres, des parties en italique, gras et souligné 
  • Etc. 

J’ai fait un article complet sur le sujet de la description de livre dans le magazine ebook1D épisode n°0.  

Et on en parle aussi avec Christophe Mercier dans l’épisode 2 du podcast

Je pense que 50 % de la réussite de mes livres tient uniquement à leur description. 

Si vous n’avez pas passé le temps que vous auriez dû sur votre page de description, je vous invite à le faire rapidement car ça peut vraiment changer vos résultats du tout au tout. 

Plus de détail sur le guide suivant : Une description qui donne envie d’acheter votre livre 

Et pour encore plus d’inspiration, voici l’exemple des descriptions de mes 2 derniers livres : 

Description 7 Techniques Side Hustle 

Description 7 Techniques SEO 

4. Marketing et auto-édition : les commentaires 

Un sujet qui revient systématiquement dans les podcasts américains, et encore assez peu à mon avis en France.  

Les commentaires ont une importance considérable, et ce n’est pas un hasard si les auteurs auto-édités américains mettent une énergie importante à essayer d’avoir le retour de leurs lecteurs sous la forme d’un commentaire. 

Et attention si vous ne faites pas cet effort de demander des commentaires : les commentaires négatifs viennent naturellement, alors que les lecteurs qui auront aimé votre livre ne mettent que rarement des commentaires spontanément.

La meilleure façon d’obtenir des commentaires est de les demander !  

On peut le faire : 

  • sur les réseaux sociaux,  
  • à l’intérieur du livre,  
  • et encore plus efficace : par email 

Et pour le dernier point, il faut d’abord avoir fait le nécessaire pour transformer ses lecteurs en abonnés de sa newsletter.  

Ce qui nous amène aux points 5 et 6. 

5. Marketing et auto-édition : constituer une équipe de lancement 

C’est important et cela fait vraiment la différence entre un livre qui va réussir son lancement et un autre qui va immanquablement finir dans les profondeurs des classements Amazon sans avoir eu sa chance. 

Le lancement n’est pas tout mais il est super important.  

Et une équipe de lancement peut aider à plein de niveaux, mais il est important d’expliquer clairement qu’on attend des membres de l’équipe de lancement : 

  • qu’ils téléchargent le livre le jour J  
  • et qu’ils laissent un commentaire honnête. 

C’est avec ces deux actions que les membres de l’équipe peuvent avoir un impact sur la réussite du livre et il me semble important d’être très clair à ce sujet. 

6. Marketing et auto-édition : l’email marketing 

J’insiste aussi souvent sur ce point.  

A nouveau, j’ai commis un article dans la rubrique Marketing d’ebook1d le Mag, numéro 1

ebook1d le mag

Donc c’est avec plaisir que je vois que ça reste une des techniques privilégiées par les auteurs américains. 

Ce n’est pas par hasard ; c’est parce que ça marche ! 

Les résultats obtenus avec l’email marketing sont bien plus importants que par les réseaux sociaux. Pour vendre plus de livre, et aussi pour demander un commentaire à vos lecteurs. 

Quel que soit l’avancement de votre projet, si vous n’avez pas encore mis en place de newsletter, le meilleur moment de vous y mettre est : maintenant ! 

Et si vous ne savez pas comment faire concrètement, vous trouverez toutes les réponses à vos besoins en marketing digital pour vos livres ici :  

Marketing digital pour auteur auto-édité 

7. Marketing et auto-édition : les mots-clés 

Je sais aussi que beaucoup d’auteurs se moquent royalement des mots-clés et les choisissent au pif. C’est à mon sens une des plus graves erreurs des auteurs auto-édités

Une statistique pour vous en convaincre :  

Plus de 15 % des ventes sont faites sur le livre qui apparait 1er sur un mot clé 

Et au total près de 50 % des ventes sur les 5 premiers résultats. 

Comment faire pour trouver les bons mots-clés pour votre livre ?  

Ouvrez votre navigateur en Mode incognito ou Navigation privée sur Google Chrome.  

Allez sur Amazon, et dans la barre de recherche, vous choisissez la catégorie “livres en français” et commencez à taper des mots clés. 

Dans mon cas, si je tape référencement, Amazon me suggère les combinaisons de mots clés “référencement web”, “référencement seo” et “référencement naturel”. Ce sont évidemment des mots-clés que j’ai choisis et utilisés dans les cases mots-clés qu’Amazon met à notre disposition quand on publie ou qu’on met à jour nos livres.  

Résultat, je suis dans les 3 premiers pour chacune de ces recherches. 

Et ça fonctionne aussi en fiction. Par exemple, supposons que vous avez écrit un roman de science fiction : 

  • Il vous suffit de taper science fiction. Vous avez déjà des suggestions.  
  • Et pour trouver ce qu’on appelle des mots clés de longue traine, il vous suffit d’ajouter chaque lettre de l’alphabet 
  • Donc tapez science fiction a : amazon vous propose science fiction ado ou science fiction africaine 
  • Si vous tapez science fiction m : science fiction militaire.  

A vous de choisir ensuite les mots clés qui correspondent le plus à votre livre et à les mettre dans une des 7 cases qu’Amazon vous propose au moment de publier votre livre et que vous pouvez éditer dans votre bibliothèque kdp. 

8. Marketing et auto-édition : astuce bonus 

J’ai gardé la meilleure astuce pour la fin !  

Et c’est la première fois que j’en entends parler. Je l’ai déjà mise en pratique et j’attends de voir l’impact sur mon classement. 

Quand vous faites la promotion de vos livres, arrêtez d’envoyer un lien direct vers la page amazon de vos livres, surtout au moment du lancement.  

Au lieu de ça, envoyez un lien vers les résultats de recherche amazon sur le mot clé que vous visez. 

Si on reprend l’exemple de mon livre sur le SEO, j’ai arrêté d’envoyer le lien direct à mon audience. Au lieu de ça, je suis allé dans Amazon. J’ai cherché le mot clé SEO dans la barre de recherche Amazon à la catégorie Livres en Français.  

Une fois que la recherche est faite, je sélectionne l’url des résultats de la recherche.

Et c’est ce lien que je partage :

Il y a de bonnes chances que ceux qui cliquent sur ce lien aillent chercher mon livre et cliquent dessus, même s’il se trouve à la 8ème position. Ce qui envoie un signal à l’algorithme d’Amazon et lui dit : “fais remonter ce livre dans les résultats sur le mot clé SEO”

Encore une fois, j’utilise mon exemple, mais la même astuce fonctionne quelle que soit l’expression clé choisie et le genre, livre pratique ou fiction. 

Conclusion 

J’espère que vous avez apprécié ce top 7 des meilleurs conseils de marketing de livre en provenance des US et principalement du podcast Smart Passive Income de Pat Flynn. 

Maintenant il ne vous reste qu’à transformer ces astuces en action !  

Qu’allez-vous retenir de cet épisode ?

Et si vous deviez choisir une idée parmi ce Top 7, ça serait laquelle ?  

Venez me le dire : j’ai hâte de lire vos retours dans les commentaires au bas de cet article

Et si vous voulez recevoir régulièrement des informations sur le marketing de livre, l’auto-édition et d’autres sujets pratiques liés au marketing en général, c’est très simple : 

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LVSH 002 – Enquêteur à temps plein et auteur auto-édité de 7 livres avec Christophe Mercier alias Gabriel Ronan

La voix du Side Hustle épisode 2

Ecrire et publier un livre auto-édité est déjà en soi un projet d’envergure. Alors imaginez écrire et publier 7 livres ! C’est ce qu’a réussi à faire Christophe Mercier, alias Gabriel Ronan, en parallèle de son emploi d’enquêteur de police à plein temps. 

J’ai découvert Christophe en lisant son Livre le Chien est mort à Calig, à l’occasion d’un échange sur le groupe facebook de critique de lecture qu’il a créé.

J’ai ensuite lu un deuxième de ses livres, intitulé Rien : Le livre de Marc, j’ai été bluffé par sa capacité à passer d’un genre à l’autre et par sa productivité.

C’est ce qui m’a décidé à entrer en contact avec lui et j’ai tout de suite eu envie d’en savoir plus sur son parcours atypique qui l’a fait passer entre autres de la rédaction du Magazine PC Mag à ses débuts, à la profession d’enquêteur de police, et à cette activité de plus en plus riche qu’il développe en parallèle dans le domaine de l’auto-édition.

Dans cet épisode de la Voix du Side Hustle, il nous explique son parcours, ses secrets d’organisation et les recettes de cette motivation sans faille qui lui permettent d’être aussi actif et productif. Et ce n’est pas tout, Christophe Mercier, alias Gabriel Ronan de son nom de plume nous donne ses conseils d’édition, de marketing, et il nous parle de son dernier projet en date Ebook1d : un Magazine mensuel sur l’auto-édition, par des auteurs autoédités. 

Si vous faites partie des millions d’écrivains en herbe qui rêvent d’écrire et de publier, ou si vous avez déjà publié et que vous cherchez à améliorer la visibilité de vos livres, alors vous êtes au bon endroit pour une bonne dose de motivation et d’astuces qui vous permettront peut-être de vous lancer ou d’améliorer vos résultats.

Retrouvez toutes les informations de Christophe Mercier, alias Gabriel Ronan :

Les livres de Christophe :

E-Book 1D :

Les groupes et pages Facebook de Christophe :

  • E-book – Collectif d’échange Auteur/Lecteur :

https://www.facebook.com/groups/286189825252278/

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Read Full Transcript

Interviewé : J’ai fait un bac scientifique au départ, puis je suis parti en fac d’anglais. J’ai fait une troisième année d’anglais, et ma fin de licence au Canada pendant un an et demi. Après, je suis parti en fac de littérature française à Shanghai, pendant un peu plus d’un an, pour finir ma formation pour ma maîtrise.
Je me suis retrouvé à écrire complètement par hasard. À la fin de ma fac, je rencontre une copine qui m’invite à découvrir Paris de retour de Chine. Lors d’une soirée à Paris, je rencontre une nana qui est secrétaire à PC Magazine et qui me dit : « On a besoin de quelqu’un pour classer des bouquins ». J’y suis allé pour bosser pendant un ou deux mois, et puis quelqu’un est tombé malade : j’ai dû le remplacer, donc j’ai fait quelques articles. On a trouvé que c’était rigolo, donc on m’a dit « Tiens, tu n’as qu’à venir ». Je n’y connaissais rien en informatique, mais c’était très drôle. J’ai fini par faire partie des trois qui faisaient le gros magazine, et on en a sorti quelques-uns. Enfin, c’est assez rigolo comme parcours.

Intervieweur : Incroyable. Sur un coup de tête, un hasard, une succession de hasards.

Interviewé : Exactement. Et pour te dire un truc, j’ai fait partie des bêtatesteurs de Windows Millenium à l’époque. J’ai présenté ça à une conférence à Barcelone, alors que je n’y comprenais pas grand-chose. Ça faisait deux ans que je bossais à PC Mag, on m’a dit : « Tu as envie de passer une semaine à Barcelone » ? Je réponds : « oui, pourquoi pas ». Et on m’a dit : « Tiens, tu dois faire une conférence sur Windows Millenium, je te file le truc ». Donc, on l’avait en bêta, on faisait partie des bêtatesteur en France, on devait être une trentaine. Et j’ai dû présenter ça devant 1.500 personnes à Barcelone, c’était juste extraordinaire, c’était assez rigolo. À 23-24 ans, c’est assez étonnant quoi.

Intervieweur : Barcelone, ça me fait penser à un des livres que j’ai lu de toi, Le chien…

Interviewé : Le chien est mort à Calig.

Intervieweur : Le chien est mort à Calig, exact. Alors, tu ne parles pas que de Barcelone, mais… Je me suis posé la question de cet attachement à l’Espagne.

Interviewé : J’y vais depuis que je suis gamin. Ça, c’est purement historique. Mes parents sont profs, donc ils avaient trois mois de vacances par an, les mêmes que les miennes. On avait un appart là-bas, et j’y vais donc depuis que j’ai quatre ans. Je connais bien le coin, y compris Barcelone d’ailleurs, donc c’était plutôt facile.

Intervieweur : Oui…

Interviewé : C’est pour ça d’ailleurs qu’ils m’ont envoyé sur cette fameuse conférence. Après, je partais en vacances deux semaines à l’appart, qui était 200 km plus bas, donc ils m’ont dit : « Tiens, ça te fera plaisir, tu auras le vol aller-retour gratos ». J’ai dit que c’était une bonne idée, et voilà. Une semaine tous frais payés à Barcelone, pour une conférence d’une heure, donc c’était plutôt sympa.

Intervieweur : En plus de ça, je trouve que ça colore vraiment bien tes récits. Il y a une authenticité dans la description des lieux, des paysages de cette partie-là de l’Espagne.

Interviewé : Je crois qu’à partir du moment où tu aimes l’endroit, que tu aimes cette géographie-là, tu as forcément envie de le faire ressentir, tu as envie de le vendre. C’est le plus bel endroit du monde. Si tu aimes cet endroit-là, tu le vendras bien.

Intervieweur : Oui, encore faut-il avoir les mots. C’est toujours quelque chose que j’admire dans le groupe que tu as créé, dans les différents genres qui sont présentés dans le groupe : il y a vraiment de la très bonne qualité, c’est du haut niveau.

Interviewé : Le groupe est très restreint, donc on évite quand même les gens qui ne participent pas, ou qui ont des bouquins qui ne sont pas terribles. Ceux-là partent d’eux-mêmes. Ceux qui restent, je ne dis pas que c’est le haut du panier, mais en tout cas ils s’accrochent, ils ont parfois des bouquins extraordinaires, mais ont envie de les améliorer, de faire quelque chose avec. Et puis je pense que oui, il y a véritablement des talents. Après, il y a pas mal de gens qui comprennent qu’ils ont encore du boulot, et qu’on peut toujours s’améliorer. C’est ce qui intéressant avec ce groupe : il permet à chacun de s’améliorer, c’est ça le principe.

Intervieweur : Oui, c’est ça, ça fait un petit sas…

Interviewé : Complètement.

Intervieweur : … qui permet de peaufiner.

Interviewé : Le principe, c’est justement que les gens lisent autre chose que ce qu’ils sont habitués à lire, pour s’ouvrir un peu. Il m’est arrivé de lire des trucs qui ne sont absolument pas mon style et, parfois, j’ai été franchement étonné.

Intervieweur : Effectivement, dans le groupe, il y a vraiment différents genres qui sont représentés. Pour ma part, il y a toujours quelque chose qui m’a intrigué dans ce que j’ai pu lire de toi, c’est le mélange des genres, la diversité. C’est sûr, j’ai préféré Rien, j’ai vraiment aimé aussi Le chien est mort à Calig, et pourtant ce n’était pas du tout mon style. Je sais que tu as d’autres sujets et genres, donc la question que je me pose, c’est : comment tu arrives à passer d’un genre à l’autre ? Et comment tu gères ça ? Est-ce que c’est géré ? Est-ce que ça te vient tout seul ?

Interviewé : Oui. Je crois que c’est une question de curiosité. J’ai toujours été très curieux, donc je vais pêcher l’info où elle est. Je peux lire du bouquin de SF comme un bouquin de romance, j’ai déjà réussi à en trouver qui m’intéressent. Je peux regarder Armageddon à la télé avec autant de plaisir que je vais regarder Lost in Translation, ou 2001, l’Odyssée de l’espace, des films qui n’ont strictement rien à voir. J’aime bien trouver dans certaines lectures ou certains visuels de films des choses très différentes, parce que je vais y trouver mon compte sur des choses qui m’intéressent. 2001 ça va être la photo, la musique, etc. Armageddon, ça va être le côté un peu héroïque, naïf, Transformers, ce genre de chose. Après, je ne suis pas construit là-dedans, je ne suis pas trop polar ni trop SF. Rien, c’est de l’anticipation, mais je ne suis pas spécialiste dans le domaine. J’avais une bonne idée, une bonne histoire, et je me suis dit « Tiens, on va essayer de la faire comme ça ». À chaque fois, je ne vais pas trop dans le code : dans Le chien est mort à Calig, c’est un polar mais sans l’être, il y a pas mal de choses qui ne le sont pas. Au final, Rien, c’est de l’anticipation presque sans l’être à des moments : on n’est pas vraiment dans le futur, des trucs spatiaux extrêmes, des batailles intergalactiques, ce n’est pas apocalyptique non plus… J’essaie de partir à contrecourant. Mais j’ai fait des trucs pires : une pièce de théâtre, un truc complètement azimuté. J’essaie de faire des trucs : ça marche, ça ne marche pas, ce n’est pas grave, ce qui m’intéresse, c’est de le faire. La pièce de théâtre par exemple, c’était purement technique, parce que je trouvais ça hyper intéressant, techniquement, à faire. Après, ça ne rencontrera probablement jamais son public, parce que c’est quand même vachement particulier, mais j’ai pris un kif monstrueux à écrire ce truc-là. Je pense que c’est presque une curiosité.

Intervieweur : Ça, c’est Jupiter.

Interviewé : Oui, Jupiter. Alors, Jupiter, c’est une adaptation de vers Anglais en Français, avec une histoire politique actuelle, adaptée à la sauce médiévale. Il faut quand même rentrer dans le sujet, c’est-à-dire qu’il faut aimer le théâtre et la politique, c’est donc déjà un peu compliqué, voire très, pour trouver son client. Mais ceux qui ont eu la curiosité d’essayer ont trouvé ça plutôt rigolo. J’ai cette curiosité-là, et parfois, j’en attends trop. Je me dis que les gens curieux vont trouver ça vachement marrant, mais… Jupiter ne marche absolument pas, et ce n’est pas grave, parce que moi je le trouve super.

Intervieweur : Effectivement, les livres qui ne marchent pas, on en a tous au moins un. Dans ces cas-là, la question que je me pose souvent, c’est « Est-ce que j’ai fait le nécessaire pour que mon produit rencontre son public ? »

Interviewé : Complètement. Et moi, je ne l’ai pas fait. Sur celui-là, je ne l’ai pas fait, et j’ai donc le retour logique pour ne pas l’avoir fait justement. Je pense qu’il faut juste un déclic sur ce livre. Il n’est pas génial, il n’est pas extraordinaire, mais il est très original. C’est peut-être un livre qui a justement peu cartonné car il n’y a pas eu le déclic, il n’y a pas eu le truc qui fait qu’il y a la mèche qui est allumée, et que ça part.

Intervieweur : Cette réflexion que tu as vient du fait, je pense, que tu as écrit plusieurs livres. Je vois beaucoup d’auteurs, dont je fais partie, qui écrivent un premier livre, qui cliquent sur le bouton « Publier » (j’utilise beaucoup cette image, parce que je l’ai vécu comme ça), qui surveillent les ventes, et qui pensent que ça va suivre une courbe en club de hockey…

Interviewé : Ça, c’est comme si tu jouais au loto. C’est attendre que le gens viennent vers toi, mais non, c’est toi qui dois aussi aller te vendre, et vendre ton livre.

Intervieweur : C’est dur !

Interviewé : Et ça, on ne le comprend pas, car en tant qu’auteur, on a une sorte de vision littéraire, du genre « Si c’est un chef d’œuvre, tout le monde va le voir ». On n’a pas la dimension marketing de se dire « Ça a beau être un chef d’œuvre, il va falloir quand même le vendre le machin ». À un moment, il va falloir aller le défendre et en faire la pub. Il y a une démarche littéraire qui est un peu de dire : « Non, ce n’est pas un produit, je n’ai pas besoin de le vendre, je n’ai pas envie de le vendre, je veux qu’on le reconnaisse ». C’est difficile de passer du côté auteur au côté marketing, c’est quand même deux métiers très différents.

Intervieweur : Et ce n’est pas du tout la même posture. À un moment donné, si tu veux vraiment continuer, tu es obligé de prendre en compte l’aspect marketing.

Interviewé : Complètement. Quand je bossais à PC Mag, il y avait des commerciaux qui s’occupaient de la publicité, et nous qui étions des « journalistes », on ne pouvait pas les saquer, parce qu’on n’est absolument pas du même métier. Ils faisaient un métier de barbare, et nous, de leur point de vue, un métier de folklore : on ne s’appréciait absolument pas. Alors que si tu te mets un peu à comprendre leur point de vue, ça marche des fois un peu mieux, et c’est assez intéressant d’ailleurs. Mais ce n’est clairement pas le même métier. Ce n’est pas totalement incompatible, mais on va dire que le commercial est un métier presque scientifique, plus proche de la science ; l’auteur est vraiment un métier littéraire à mort. Ce sont deux pôles parfois opposés.

Intervieweur : Dans ton magazine, qui va bientôt sortir, tu parles des différents aspects du marketing, et des chiffres de l’autoédition, qui montrent que c’est un marché difficile. Être auteur et autoéditer, ce n’est pas facile. Par contre, si on regarde bien, les tendances sont plutôt favorables. Il y a quand même de plus en plus de personnes qui vont prendre des livres numériques ; à l’opposé, tu as des auteurs connus qui vont passer dans l’autoédition.

Interviewé : Complètement.

Intervieweur : Je pense que c’est le bon moment pour certains auteurs autoédités de prendre la balle au bond, et de se dire : « Le marketing, ce n’est pas mon ennemi. Comment je peux faire simplement pour savoir pourquoi mon livre n’a pas marché : est-ce qu’il est mauvais, ou est-ce que c’est moi qui n’ai pas fait les efforts pour qu’il puisse être présenté aux personnes que ça pourrait intéresser ? ».

Interviewé : Je pense qu’il y a une manière de gérer son ego, et de comprendre à un moment qu’il y a peut-être du boulot à faire derrière. Sur le magazine en question, j’attaque beaucoup plus sérieusement cette partie marketing, parce que je la maîtrise mieux, je la connais parce que j’ai déjà vécu dans des boîtes où on utilisait le marketing. Je ne me dis pas : « Le mag va sortir comme ça, je ne prévois pas de pages de pub, ça va marcher tout seul ». Je pense plutôt « Il faut faire avec la pub, parce que c’est la pub qui va faire marcher le magazine ».

Intervieweur : Tu y as pensé dès le départ donc.

Interviewé : J’ai prévenu tous les participants dès le départ. Je leur dis : « Attention, on fait aussi ça dans un but marketing, on ne fait pas ça que pour se retrouver entre auteurs, où on va se faire des jolis commentaires entre nous ». À un moment, il y a aussi une dimension marketing, de pub et vente qui est importante.

Intervieweur : Oui, ça veut dire que si tu essaies de produire un contenu de qualité, il faut que tu aies le marketing suffisant pour être à la hauteur du contenu que tu voudrais publier.

Interviewé : Complètement. Sinon, ça ne sera pas pérenne de toute manière. Sinon, c’est un blog, on se le fait entre nous et voilà : on se félicite entre nous d’avoir fait un super truc, que personne ne lit, mais qui est ultra qualitatif. Je pense clairement qu’on peut cumuler les deux.

Intervieweur : J’ai l’impression que tu as exploré quand même pas mal d’aspects marketing de l’autoédition. Comment tu as appréhendé le marketing ? Quels aspects tu as le plus développé, et lesquels sont encore à développer selon toi ?

Interviewé : Je dirais qu’il y a beaucoup plus de choses que j’ai encore à apprendre et à améliorer que de choses que j’ai maîtrisées. J’essaie de faire un peu de com, notamment par le biais de ce groupe-là, car je me suis dit que sinon, on allait restait chacun dans son coin. C’était un peu l’idée au départ. Après, je suis un très mauvais commercial pour mes propres livres : je pense que c’est très compliqué de devenir commercial de son propre livre. Ce n’est pas le même rapport que j’ai avec le magazine, qui est plus collectif, et dans lequel j’ai un rôle de gestion et de direction. Je me suis mis plutôt en retrait là-dessus, moins dans la case « auteur ». Je pense que de défendre ton propre bouquin, c’est compliqué. C’est pour ça que tu as des agents littéraires, c’est pour ça que ces mecs-là existent : il faut un type de l’extérieur. En termes de marketing, notamment digital, en lisant ton bouquin, j’ai compris que j’étais mauvais là-dedans. Je me suis rendu compte qu’il y a des trucs, du référencement, des mots-clés et ce genre de choses, qui sont compliqués. À partir du moment où tu n’es pas là-dedans, c’est compliqué de comprendre des choses qui ont beaucoup évolué en 20 ans quoi. J’ai connu Google quand il y avait la petite page (la même page qu’aujourd’hui d’ailleurs), où il y avait cinq pages qui s’affichaient derrière quand tu mettais un mot. C’était les grosses boîtes qui étaient derrière, ce n’était personne d’autre. Aujourd’hui, c’est plus compliqué quand même. Il y a des outils, ça existe pour de vrai, et ça marche. Bref, j’ai encore beaucoup de boulot.

Intervieweur : Si on part sur le référencement, j’aime bien l’approche vraiment bon sens paysan : lorsque tu produis du contenu qui intéresse les gens, Google, qui devient intelligent, le voit. Je sais que je schématise un peu quand je dis ça, mais Google est suffisamment intelligent pour valoriser le contenu qui intéresse les gens. C’est pour ça que je trouve que c’est énorme quand tu es rédacteur ou quand tu as la fibre d’auteur ou de littéraire, parce que tu peux vraiment tourner ça à ton avantage, si tu as compris le principe. Moi, je suis un peu le côté « geek » du marketing de livre par exemple. Je m’intéresse beaucoup à ces aspects-là de référencement naturel, parce que je m’y intéresse aussi de manière générale, sur les sites internet. J’étais naturellement curieux de voir comment ça s’applique aux livres, puisque ton livre en ligne, sur une bibliothèque comme Kindle d’Amazon, finalement, c’est un produit qui est référencé. Comme n’importe quel site peut être référencé sur Google. En tant qu’auteur autoédité, ton livre est référencé sur une bibliothèque comme Amazon avec des principes similaires, comme la manière d’optimiser ta description ou ton titre. Le titre de ton bouquin a un poids énorme sur ton référencement, sur ta visibilité, tes mots-clés, etc. Moi, j’ai le côté geek, donc on va dire que c’est l’inverse, c’est moi qui suis allé naturellement fouiller ce côté-là. Là où je suis impressionné, c’est quand je vois ce que tu es capable de faire sur l’aspect réseaux sociaux, qui est une part importante du marketing, en particulier pour les livres. Je trouve que tu maîtrises plutôt bien, même très bien, la communication, les partenariats…

Interviewé : Je vais rassurer absolument tout le monde : j’ai démarré Facebook l’année dernière. Le groupe d’échange existe depuis mai 2018 je crois. Moi, j’ai perdu ma virginité Facebook en mars. J’ai appris sur le tas : on peut faire des progrès rapidement si on s’intéresse effectivement.

Intervieweur : Déjà, il y a ton groupe, qui a un engagement incroyable. Dans les groupes américains ou d’autres groupes, il y a souvent un faible pourcentage de gens qui s’investissent, qui interagissent, commentent. Dans tes groupes, c’est quasiment 100 % d’engagement.

Interviewé : Et oui. Et l’intérêt, c’est que je peux me dégager de plus en plus. Je peux être de moins en moins présent, ça tourne tout seul, c’est assez rigolo.

Intervieweur : Oui. Ça m’a vraiment fait réfléchir, parce qu’effectivement dans ton groupe, finalement, il y a peu de participants, ce sont de petits groupes…

Interviewé : C’est un choix, ça, oui.

Intervieweur : Je pense que c’est ça qui fait que ça fonctionne très bien. En tous cas, c’est un des éléments.

Interviewé : Complétement. Ça a été un choix dès le départ. On s’est dit : « On restreint extrêmement le nombre ». Je n’ai pas envie d’avoir 500 personnes. J’avais vu d’autres pages Facebook d’auteurs, où ils étaient 3 ou 4 000, où personne ne participait. Il y a un très faible pourcentage de gens qui participent, et ça devient pourtant un brouhaha incompréhensible. Moi, je voulais vraiment un petit groupe en fait. C’est là où tu vois que les gens s’investissent plus, parce qu’ils ont des retours aussi. Quand ils publient quelque chose, il y a des gens qui lisent, qui commentent. On a rarement des postes qui ne sont absolument pas commentés, je crois qu’il y en a très peu. Quand tu regardes d’autres groupes (je ne dis pas que le mien est meilleur), tu vois les publications qui s’amoncellent, il n’y a quasiment pas d’interaction.

Intervieweur : C’est sûr.

Interviewé : Et le but du jeu, pour moi qui suis justement un petit nouveau dans les réseaux sociaux, c’est qu’il y ait de l’interaction, c’est ça l’intérêt. Ça s’appelle un réseau social, c’est fait pour ça : ce n’est pas juste pour envoyer ma photo du matin et que les gens y mettent 3 likes, je n’y vois pas d’intérêt. C’est de la communication aussi, c’est communiquer entre nous, c’est le côté social.

Intervieweur : J’aime bien cette approche-là, parce que du coup on repart sur du bon sens, du naturel. Et puis ça fait comme une famille. Moi, j’ai l’impression de faire partie d’une famille.

Interviewé : C’est quand même plus facile de discuter à 50 qu’à 4 000, donc c’est comme tu dis : c’est du bon sens, c’est juste ça. On n’a pas besoin d’être très nombreux. À un moment, mieux vaut qu’on ne soit pas trop nombreux mais qu’on discute, plutôt que d’être très nombreux et qu’on ne s’entende pas. Car alors, on ne s’améliore pas, on ne progresse pas, on n’écoute pas. Et l’intérêt, c’est que là justement, on a de l’interaction.

Intervieweur : Christophe, j’en reviens à quelques questions que j’avais préparées quand même, parce que…

Interviewé : Allez, on y va.

Intervieweur : On a beaucoup dérivé, et c’est normal…

Interviewé : C’est vrai que là on va finir à 4 heures du matin, sinon ! [rire]

Intervieweur : Il est déjà 22 heures. On prépare des questions, et puis en fait, on n’en suit aucune….

Interviewé : C’est le but du jeu, oui.

Intervieweur : Ce que j’ai compris de ton profil, c’est qu’aujourd’hui tu as une grande part sur l’autoédition (principalement sur Amazon, c’est de là que je te connais), sur l’écriture, sur la diffusion de livres, sur la bibliothèque en ligne… Est-ce que c’est ton activité principale ? Qu’est-ce que tu as d’autre comme activité à côté de ça ?

Interviewé : Absolument pas. Dans mon activité principale, je suis officier de police, enquêteur dans la Police nationale. D’ailleurs, la production d’œuvres artistiques est tout à fait compatible. C’est la seule chose qu’on nous permet de faire en dehors de notre métier original, je n’ai donc aucune difficulté à dire.

Intervieweur : En tant que policier, officier de police, ou fonctionnaire ?

Interviewé : En tant que policier, nous avons un devoir de réserve qui est assez important, ça fait partie de notre métier. On n’a pas à exprimer notre avis sur les politiques actuelles, celles sur notre métier, on ne peut pas parler de nos affaires ou enquêtes en cours ou passées, etc. Par contre, ce qu’on nous permet, c’est la production d’œuvres artistiques, qu’elles soient picturales, littéraires, musicales ou autres. C’est la seule activité extérieure qu’on a le droit de faire. Après, à côté, je ne peux pas devenir chauffeur routier le week-end, ou faire des sorties discothèques.
Bref, mon activité principale, c’est enquêteur (ce qu’on appelait inspecteur il y a 15 ans ou 20 ans) : mener des enquêtes, toute la journée. Donc, j’écris toute la journée aussi au final, donc…
Intervieweur : Je t’avoue que je ne connais pas du tout cette profession-là. Ce n’est pas la profession qui me vient en tête en premier quand je parle de Side Hustle. Et c’est vrai que finalement, quand on y pense, tu passes une bonne partie de ta journée à écrire.

Interviewé : Oui, complètement.

Intervieweur : Même dans ta profession.

Interviewé : Oui, c’est 90 % du boulot.

Intervieweur : Je n’avais jamais pensé sous cet angle-là, mais peut-être que ça t’aide finalement pour après, toi…

Interviewé : Ah oui !

Intervieweur : … sur la longueur, être capable de produire autant. D’ailleurs, tu as écrit combien de livres en tout ?

Interviewé : J’ai dû en faire six ou sept. Après, j’ai participé à des trucs aussi, c’est un peu particulier. Le premier doit être de 2014 ou 2015.

Intervieweur : C’est récent pour écrire au moins six ou sept livres.

Interviewé : Oui, c’est récent. Il y en a qui ont pris du temps, parce que c’était compliqué de sortir l’histoire. Je ne dirais pas que c’est une histoire de page blanche, mais j’essaie de construire l’histoire. Un truc comme Rien, par contre, c’est un truc que j’avais tellement ressassé, pendant des mois, que j’ai dû écrire le contenu en même pas deux ou trois semaines. L’histoire, je l’avais, elle est arrivée toute seule, c’était très simple. Après, il y a d’autres expériences sur d’autres bouquins, mais oui ça doit faire six ou sept. Je ne veux pas dire de bêtises, ça doit faire, oui, sept. Allez, mettons sept, on va dire, ça sera mieux. [rire]

Intervieweur : Donc, sept livres en moins de quatre ans.

Interviewé : Oui.

Intervieweur : C’est énorme. Quelle est ton activité principale, pour toi, aujourd’hui ?

Interviewé : C’est mon travail de policier, clairement.

Intervieweur : Dans ta vision des choses, tu te sens plus auteur ou plus officier de police ?

Interviewé : C’est compliqué, ça… J’aime beaucoup le boulot que je fais. Je n’ai presque pas envie d’en avoir un qui détruit l’autre, en fait. Je n’ai pas envie de m’en aller de mon boulot. Si, effectivement, j’avais un bouquin ou plusieurs, ou un magazine qui marchait, etc., il faudrait faire un choix, mais il serait difficile. Je ne fais pas ce métier par défaut.

Intervieweur : Je comprends. Et je trouve ça intéressant d’entendre ça, parce que souvent, on a le cliché du nomade digital. « J’ai des passions, je voudrais vivre de ma passion, et je vais tout plaquer pour en vivre si ça marche ». Sauf qu’on peut aussi se plaire dans son emploi.

Interviewé : Je pense que c’est hyper complémentaire. Pour moi, c’est positif, parce que je n’ai pas ce besoin absolu que ça marche. J’ai envie que mon côté littéraire marche, parce que je trouve ça passionnant, c’est génial à faire ; mais je n’ai pas un besoin que ça marche, pour me défaire de mon activité principale. Je peux complètement mener de front les deux, et arriver à avoir un résultat sympa. Et je pense que c’est un peu le principe en fait.

Intervieweur : Moi aussi, et c’est ce qui m’avait intéressé. Il y a quelque chose qui m’intrigue derrière : l’écriture est une activité importante. Je vois que tu as écrit ou participé à des projets d’écriture au profit d’associations, tu as écrit un livre en duo récemment. Tu animes un groupe d’auteurs, on parlait d’un magazine que tu es en train de mettre en place, et qui va sortir en juin. Comment tu gères tout ça ?

Interviewé : Je suis quelqu’un de très organisé, également dans mon boulot d’ailleurs. C’est efficace en termes de rendu de travail. Je ne m’oblige à rien, mais je réussis à me caler des moments pour écrire, sans que ça soit obligatoire. Je pars à 7 h, 7 h 30 au travail, je rentre généralement à 20 h, le temps de manger, etc. Au final, en rentrant le soir, je ne me suis jamais mis sur mon ordi, parce que ce n’est pas possible. À un moment, il faut aussi savoir s’arrêter, puis se poser un petit peu. Et cette gestion-là, tu l’apprends aussi avec les années. Je ne veux pas jouer au vieux sage, mais tu apprends cette gestion au bout d’un moment, tu apprends à te dire que tu vas bosser plus efficacement quand tu vas te reposer. Ça me rassure, et je suis donc plus efficace, parce que je suis organisé.

Intervieweur : Je voulais en venir à un truc, c’est qu’il est beaucoup plus simple de vendre le bouquin des autres.

Interviewé : Exactement.

Intervieweur : On voit bien les trucs qui font flop et que tous les auteurs autoédités font à longueur de journée : c’est leur auto-promo. Ça ne sert à rien, personne ne regarde…

Interviewé : Je ne l’ai jamais fait, je ne supporte pas ça. Je trouve ça idiot, et ça ne sert strictement à rien.

Intervieweur : De toutes façons, tu n’arrives jamais à trouver le bon ton quand tu es en train d’essayer de faire ton auto promo ; ça n’intéresse personne, ça ne sert à rien.

Interviewé : Non. C’était un peu le but du groupe justement : faire la promo du bouquin d’un autre, ça, ça marche bien. Et encore, c’est assez relatif, mais au moins ça marche, ça a une portée. Quand toi, Dimitri, tu fais la pub du bouquin de Gabriel, ou inversement, ça a une portée. Mais quand c’est ton propre bouquin, la critique est compliquée. Effectivement, tu vois, Rien… Il faudrait le booster un peu, parce que je pense qu’il mérite un peu plus d’attention que d’autres.

Intervieweur : Oui, je pense vraiment.

Interviewé : Je dois savoir reconnaître que certains bouquins sont moins bien, mais celui-là est peut-être mieux, donc il faudra peut-être que je me bouge un peu là-dessus.

Intervieweur : Oui, si tu y crois, tu peux avoir 50 commentaires, vraiment, si tu as envie…

Interviewé : Oui, je pense.

Intervieweur : Maintenant, comment tu vois tes objectifs à moyen et long terme ? Je parle de tes livres, tes prochains challenges, c’est quoi pour toi aujourd’hui ?

Interviewé : Le challenge principal, c’est le magazine, parce que c’est une nouveauté, c’est un format qui n’est pas utilisé sur Amazon dans ce sujet-là. On va un peu découvrir les choses, et essayer de réunir tous les talents, toutes les expériences de chacun. On va essayer de faire un peu comme les petites startups, il y a 20 ans, quand ça démarrait, et que chacun avait son idée : on l’envoyait, et voyait si ça fonctionne. C’est le but du jeu : on essaie de faire vraiment au mieux, faire du qualitatif avec un vrai entourage, un vrai emballage intéressant, pour que ça fonctionne, en mettant toutes les chances de notre côté.

Intervieweur : L’équipe que tu as bâtie autour de ça sont des gens très motivés. J’aime bien quand tu utilises l’image de la startup. Tu as regardé ce qui pouvait exister avant, c’est vraiment quelque chose de nouveau ? Comment tu as eu l’idée ?

Interviewé : J’ai toujours eu le côté un peu journaliste. L’idée, c’est que souvent, je me dis que ce qui n’existe pas peut peut-être intéresser. J’avais cherché des infos pratiques, des dates de salon, des sorties intéressantes, des critiques… Le groupe, au final, ce sont des critiques de bouquins qui se réunissent entre eux, c’est un vrai creuset. Ce que j’ai trouvé d’existant était pour moi très amateur, c’est-à-dire que c’était sous format blog. Même visuellement, ce n’était pas mimi. Je pense qu’il y vraiment moyen de faire quelque chose de pro, qui a un aspect pro et un fonctionnement pro. J’ai eu la chance de bosser dans des magazines professionnels, qui étaient diffusés au niveau national, et d’appliquer cette recette-là (qui est ancienne), que ça soit pour le contenu ou pour le contenant, sur ce magazine. Je veux faire un magazine qui pourrait s’acheter chez un libraire ou un buraliste sans aucun souci.
Intervieweur : J’aime bien le côté « formule ancienne », comme tu dis, sur un format qui est encore assez nouveau ou en développement en France, Amazon.

Interviewé : Complètement. Le but, c’est de l’adapter, de profiter de cette plateforme-là. Pour le côté e-book, ils ont quand même une communication intéressante. Sur le côté magazine broché, quand tu faisais ça il y a 20 ans, il te fallait 100 000 € de budget pour pouvoir gérer les trois premières sorties de numéros, parce qu’une impression coûtait extrêmement cher. Là, on a l’occasion de le faire à la demande, et ça rejoint aussi une démarche écologique : l’impression à la demande, ça te permet d’éviter d’envoyer la moitié de tes magazines à la broyeuse, sur tous les magazines qui sortent chez les buralistes.

Intervieweur : Pourtant Kindle, Amazon, c’est souvent décrié. J’ai l’impression que j’entends beaucoup d’auteurs en parler, pas forcément en bien. Après, je trouve que c’est bien aussi d’avoir d’autres points de vue quoi. Il y a quand même aussi du bon dans Amazon, dans Kindle…

Interviewé : J’ai envie de revenir là-dessus. Amazon, certes, il n’y a pas que du positif, on parle beaucoup des GAFA, l’histoire des impôts, les problèmes européens, internationaux, etc. Amazon n’est pas tout blanc. Ceci dit, Amazon, au départ (il y a 20 ans), c’était une librairie en ligne, ce n’était pas plus que ça. Le mec s’est complètement développé derrière, mais leur métier de départ, c’est ça. J’ai connu l’impression de magazines, ça revient au même que l’impression de bouquins. Il y a 30 ou 40 ans, ou même encore 20 ans, quand tu écrivais ton bouquin chez toi et que tu le trouvais plutôt pas mal, tu l’envoyais à 50 maisons d’édition, qui ne te répondaient absolument jamais. Ou peut-être six mois ou deux ans après, en te disant « Non, ce n’est pas terrible à voir » - quand ils te répondaient. Maintenant, tu as l’occasion de tester ton truc à envoyer, et c’est gratuit. Effectivement, ils prennent des sous dessus, effectivement, ils font de la pub, effectivement, ce n’est pas tout joli, mais ils ont quand même le mérite de proposer ça gratuitement. Et je trouve que ça reste quand même une révolution.

Intervieweur : À une époque, l’e-book n’existait pas, ce qui signifie que ton livre ne pouvait exister que si tu étais capable d’assumer financièrement le fait d’avoir une minisérie d’au moins, je ne sais pas, 500, 1000, ou je ne sais combien, des milliers de livres.

Interviewé : Voilà, ça réservait ça à une certaine partie de la population, qui avait déjà l’argent ou les connaissances pour faire ça. Quand je bossais à Paris dans ces magazines, je rencontrais des gens dans les maisons d’édition, et il fallait déjà y avoir un pied, ou un beau-frère, ou être marié à quelqu’un pour pouvoir avoir son entrée, être célèbre ou quoi que ce soit. Il y avait quand même déjà un gros tri qui était fait là-dessus. Le petit auteur de province au fin fond de l’Aveyron, pour sortir son bouquin au national, il avait un millionième de pourcentage de chance d’y arriver, même en étant très talentueux. Là, il a l’occasion de tester son truc, de regarder, de diffuser au national, à l’international. J’ai des bouquins qui sont partis en République Dominicaine. J’ai un type qui m’a envoyé une photo de Rien depuis la République Dominicaine. Je trouve ça juste extraordinaire. On vit une telle époque… On ne peut pas toujours cracher toujours sur internet. Il faut savoir ce qu’on en fait, on reste maîtres de tout ça. Si tu fais un passage dans le passé, et dis à quelqu’un qui est resté dans les années 60 : « Demain, je sortirai mon bouquin tout seul comme un grand, et un mec à l’autre bout du monde va pouvoir l’acheter et se faire livrer chez lui », il te regardera avec des gros yeux, et te dira « non ». Quelque part, c’est comme le type d’il y a 20 ou 40 ans, à qui tu disais « Tu vas rouler dans une voiture électrique ». Demain ça va se faire, aujourd’hui ça se fait déjà. L’e-book, à un moment, aura sa place aussi. Pour l’instant, on a encore beaucoup de gens qui disent : « Oui mais moi, je veux le côté papier ». Sur toutes les révolutions, il y a eu ça. Il y a toujours eu des gens qui ont dit « Non, moi, je n’ai pas envie de ça tout de suite », et c’est normal, il ne faut pas bousculer les gens. Mais l’e-book, je pense que c’est une solution d’avenir, écologique aussi.

Intervieweur : Tu ne touches pas les mêmes publics, c’est sûr. C’est important d’avoir aussi la formule papier du même livre. Ça demande du boulot supplémentaire quand tu es auteur autoédité, parce qu’il faut formater…

Interviewé : Il faut refaire une mise en page oui. Ce n’est pas le plus compliqué.

Intervieweur : Oui, ça demande quand même du travail supplémentaire. Mais mine de rien, ce n’est pas négligeable en termes de vente et d’accessibilité, c’est-à-dire que tu parles à différents publics. Si tu n’as que la version e-book, ce n’est pas pareil.

Interviewé : Là on a quand même - je ne déifie pas Amazon, je ne dis pas qu’ils sont parfaits en tout - un service qui est gratuit, qui aurait pu être payant très facilement. Alors effectivement, ils feront des sous sur le dos des auteurs, mais le commerce, c’est comme ça. Lui, il fournit son infrastructure et son idée, parce que c’est lui qui a inventé ça, et qu’il doit être rémunéré. Nous, on va vraiment axer ça là-dessus, le magazine va porter en premier lieu sur Amazon - pour l’instant.

Intervieweur : Dernière question : qu’est-ce que tu ferais différemment si tu pouvais remonter au moment où tu t’apprêtes à écrire ton premier livre ?

Interviewé : Quand j’ai écrit le premier, je crois que ça faisait partie des premiers bouquins qui servent d’exutoire un peu, donc on va le mettre de côté, on va dire le deuxième. Pour le premier que j’avais vraiment envie de faire, je me renseignerais beaucoup plus sur tout ce qui est à côté, tout ce qui est marketing, communication, réseaux sociaux, et l’utilisation de tout ça. Je me renseignerais absolument plus là-dessus, parce qu’on a tendance, je pense, à y aller un petit peu « à blanc », gentiment, et on se rend compte qu’il y a 300 000 autres bouquins disponibles en e-book sur Amazon. Je crois que c’est 1,5 million en broché, donc on réalise qu’en fait, le bouquin de Gabriel Ronan, personne ne l’attendait. On pensait qu’on allait devenir une star du jour au lendemain. Comme tu dis, c’est le bouton « Publier », on se dit « Waouh, là on va tout envoyer, et puis notre histoire est géniale », et on n’a pas assimilé tout ce qui est à côté. Mais c’est difficile. C’est un des sujets du mag, de dire justement qu’il faut écrire le bouquin, donc avoir l‘idée, avoir la possibilité de l’écrire, mais aussi le mettre en page, faire la couverture. Donc, on est un peu aussi graphiste, correcteur, et à un moment, il faut qu’on prenne un costume trois pièces pour dire « Maintenant, on va être commercial ». C’est compliqué de cumuler tout ça. Je pense qu’on ne peut pas, enfin à titre personnel, être bon dans tout, donc c’est compliqué. Je ne connais pas beaucoup de gens qui sont bons dans tout. Il faut de l’aide, tout seul, ce n’est pas évident. Il faut essayer de s’entourer, s’entourer peut-être de conseillers, de gens qui peuvent te donner des conseils dans tel ou tel domaine, graphisme, internet, marketing, communication… Et n’y aller que quand on est prêt pour tout ça en fait. Il ne faut pas se « contenter » d’écrire le bouquin, de le corriger, ça, c’est la partie qu’on sait faire on va dire.

Intervieweur : Effectivement. Ça, c’est déjà un gros boulot, mais ce n’est qu’une partie.

Interviewé : Oui mais voilà, ce n’est qu’une partie en fait. Alors que l’auteur autoédité, typiquement, se dit : « Là, j’ai fait 99 % du boulot. Le 1 % qui reste, c’est la chance et le talent ». Eh ben, ce n’est pas ça. Le boulot, c’est 10 %. Après, il y a beaucoup, beaucoup de com.

Auto-édition : une description qui donne envie d’acheter votre livre

Pour éditer un livre, sur Amazon kdp ou sur d’autres plateformes, il est important d’optimiser sa description. C’est en premier votre description qui peut donner à un lecteur potentiel l’envie d’acheter votre livre.

Vous allez voir dans cet article les erreurs classiques que commettent beaucoup d’auteurs auto-édités sur Amazon. Si vous faites ces erreurs, vous compromettez sérieusement vos ventes. La bonne nouvelle ? Ces erreurs sont faciles à corriger et vous trouverez toutes les astuces dans la suite de cet article pour une bonne description qui convertit vos visiteurs en lecteurs.

Une bonne description sur le fond

La description du livre est très importante : c’est souvent le premier contact d’un lecteur potentiel avec votre livre. Elle doit éveiller la curiosité du visiteur qui arrive sur la page de votre livre et l’éclairer sur son contenu.

Une description de livre assez longue

Amazon kdp vous autorise 4000 caractères. Pour améliorer vos résultats et vos ventes, votre description devrait se rapprocher le plus possible de ces 4000 caractères.

Si votre description fait à peine 10 lignes, vous n’utilisez déjà pas toutes les possibilités de convaincre le visiteur d’acheter votre livre.

Le copywriting au service de votre description

Vous pouvez envisager la description de votre livre comme une offre commerciale destinée à donner envie à un lecteur de passer commande. Voici quelques astuces supplémentaires pour une bonne description.

Votre description de livre devrait :

  • comporter un titre engageant, une accroche : c’est le seul texte qui sera vu sur tous les navigateurs et tous les appareils,
  • éveiller la curiosité,
  • susciter des émotions positives : joie, surprise, réconfort, etc.
  • donner envie avec un texte dynamique,
  • détailler le contenu sans tout dévoiler,
  • intégrer de la preuve sociale : vous pouvez y insérer quelques-uns de vos meilleurs commentaires,
  • se terminer par un appel à l’action explicite : télécharger le livre maintenant !

Une description optimisée SEO

Cerise sur le gâteau : en plus de donner envie au visiteur de la page de votre livre, votre description peut aussi aider au référencement naturel de votre livre sur Amazon et Google

Et oui : la page de votre livre fonctionne comme n’importe quelle page sur Internet. Donc le SEO : Search Engine Optimization, ou Référencement Naturel, s’applique.

Si votre description est bien rédigée, que vous utilisez au maximum les 4000 caractères disponibles et qu’elle intègre les bons mots-clés, vous augmentez vos chances de figurer dans les résultats de recherche.

Et quels sont les bons mots clés ? Tout simplement les expressions de recherches que les lecteurs intéressés par votre genre vont taper pour trouver des livres comme le vôtre.

Une bonne description sur la forme

Très peu d’auteurs utilisent les possibilités de formatage de la description du livre et c’est une super bonne nouvelle…

Pourquoi ?

Car vous avez là un moyen très facile de vous démarquer et donc d’augmenter vos résultats.

Mise en forme avec un éditeur html

L’idéal est de mettre votre description en forme avec un éditeur html, n’importe lequel. Si vous bloguez et que vous avez l’habitude d’écrire des articles sous WordPress par exemple, c’est très simple. Ecrivez votre description de livre sous WordPress, comme si vous démarriez un nouvel article.

Mettez en forme en évitant d’utiliser les titres h1, h2 et h3 un peu trop imposants pour une description sur Amazon. Mais utilisez toutes les autres possibilités, gras, italique, souligné, listes à puces, etc.

C’est ce que j’ai fait pour mon livre 7 Techniques pour Augmenter vos Revenus, et je suis en train de le faire pour tous mes autres livres.

description auto-édtion

Mise en forme avec un outil en ligne

Vous n’avez pas d’éditeur html ?

Bonne nouvelle, il existe une solution de secours ici : https://kindlepreneur.com/amazon-book-description-generator/

Vous pouvez y éditer votre description en ligne, lui appliquer la mise en forme de votre choix et hop ! C’est réglé : il vous suffit d’aller copier-coller le code obtenu par le générateur dans le champ description de votre livre sous KDP.

amazon kdp kindlepreneur description

Comment publier un livre à succès sur Amazon ?

Une description de livre qui donne envie et bien formatée est un élément essentiel pour donner toutes les chances à votre livre.

Mais ce n’est qu’un début…

Il existe de nombreuses autres astuces, techniques et stratégies à maîtriser pour optimiser vos ventes de livres sur Amazon et les autres plateformes de distribution d’ebook.

Pour lancer un livre à succès, il est indispensable d’avoir des beta-lecteurs, une équipe de lancement et de planifier tout un ensemble d’étapes, de nombreuses semaines à l’avance :

  • Quand devez-vous constituer cette équipe ?
  • Quel est son rôle, que devez-vous partager avec les membres de l’équipe ?
  • Quand devez-vous commencer à communiquer à plus grande échelle et comment ?
  • Quelle stratégie de prix au lancement et dans les semaines qui suivent?
  • Comment faire pour avoir les commentaires indispensables pour que votre livre soit bien classé par Amazon ?
  • Comment faire pour que les clients d’Amazon deviennent vos lecteurs ?

Toutes ces questions, je vous propose d’y trouver les réponses en vous abonnant à la newsletter de Side Hustle France.

Vous y trouverez aussi des informations au quotidien sur le marketing, la communication, les réseaux sociaux et d’autres astuces utiles pour tout projet en ligne comme la publication d’un livre auto-édité

Pour devenir membre, il suffit de cliquer sur l’image :

Réussissez le lancement de votre livre autoédité

autoedition publier un livre

Nous sommes nombreux à avoir un rêve littéraire et à vouloir « un jour, écrire un livre ». Avec une plateforme comme KDP (Kindle Direct Publishing), la plateforme d’autoédition d’Amazon, éditer un livre soi-même est très facile d’accès. Il n’y a plus de barrière à l’entrée et n’importe quel manuscrit peut se retrouver sur la bibliothèque en ligne du géant américain en moins de 48 heures. Cette démocratisation de la publication est formidable pour tous ceux qui veulent réaliser leur rêve et enfin publier leur premier livre. Mais elle est aussi à double tranchant : il est d’autant plus difficile de faire sortir son livre du lot et qu’il ne se perde pas dans les méandres des milliers de titres de la bibliothèque Kindle. Cet article a pour but de faire une synthèse des techniques de marketing indispensables pour donner une chance à votre livre d’être visible sur Amazon.

Promouvoir son livre pour la première fois en évitant les erreurs de débutant

Il existe de nombreux exemples d’auteurs qui ont connu le succès littéraire grâce à l’autoédition, alors qu’ils étaient refusés par les éditeurs traditionnels. Et de plus en plus d’auteurs à succès ne passent plus par le circuit traditionnel et préfèrent s’autoéditer en assurant eux-mêmes leur promotion.

Donner une chance à votre livre d’être lu

Si votre livre est bon, que vous avez du style, que votre sujet intéresse ou que votre histoire touche vos lecteurs, il sera peut-être repéré et suscitera de l’intérêt et des ventes. C’est tout ce que je vous souhaite. Mais si vous n’avez pas de stratégie marketing pour votre livre autoédité, vous handicapez sérieusement vos chances.

J’ai fait plusieurs tentatives de publication avec des livres sur des sujets complètement différents les uns des autres. J’ai fait de nombreuses erreurs de débutant. Au fur et à mesure de ces erreurs, j’ai appris et affiné le processus, même si je suis loin d’en maîtriser tous les aspects.

Editer un livre en faisant le moins d’erreurs possibles

J’ai écrit l’article que vous êtes en train de lire au moment de publier un nouveau livre co-écrit : 7 Techniques pour Augmenter Vos revenus : Rentabiliser vos passions, Tester vos idées et Lancer votre business sans risque

A cette occasion, j’ai décidé de faire une synthèse des différentes stratégies et outils que j’ai découverts à partir de trois auteurs : Nick Stephenson, Chandler Bolt et Nick Loper. J’ai rédigé cette synthèse pour m’en servir comme check-list avant le lancement du livre, et je me dis qu’elle peut peut-être vous servir si vous avez un projet de publication sur Amazon. Cette synthèse n’est pas exhaustive et les conseils que j’ai appliqués et les exemples sont à adapter en fonction de votre situation et du livre que vous souhaitez publier.

Chaque lancement est toujours une période spéciale, un mélange d’excitation, d’adrénaline, d’enthousiasme et de stress. J’ai écrit cet article aussi pour suivre au mieux ce nouveau lancement et faire le moins d’erreurs possibles. Mais encore une fois j’en ai fait quelques-unes…Comme croire que KDP France est aussi réactif dans l’ajustement des prix que KDP US… Bref, je sais qu’il y a de bonnes chances que je fasse encore d’autres erreurs les prochaines fois. Mon objectif est d’en faire à chaque fois moins que la fois d’avant et viser, un jour peut-être, le lancement parfait !

Du marketing pour rester en contact avec vos lecteurs

Ecrire est noble, c’est un geste artistique, une expression de l’âme qui se matérialise sur papier par une inspiration, une intuition, un souffle littéraire. Malheureusement, sans utiliser les techniques efficaces de marketing de livre, cette noblesse du geste risque fort de rester dans l’intimité de l’auteur et de son manuscrit.

Auteur = Entrepreneur ?

Je sais que je ne fais pas l’unanimité quand je dis ça, mais pour moi, un écrivain ou un artiste sont avant tout des entrepreneurs. Lorsqu’ils décident de publier ou d’exposer, leur objectif, peut-être enfoui, est d’atteindre le plus de monde possible avec leur « œuvre ».

Les plus grands écrivains n’en sont pas exemptés : ils multiplient tous les actions de communication et jouent le jeu du marketing pour faire en sorte de donner un maximum de chance à leur dernier ouvrage d’atterrir dans un maximum de mains.

Pour arriver à mettre toutes les chances de votre côté, créer une audience de lecteurs fidèles et avoir des chances de dégager quelques revenus de vos écrits, alors les outils marketing suivants me paraissent indispensables.

L’email marketing : un outil pour vous connecter à vos lecteurs

Vous allez voir, certaines techniques sont fastidieuses et demandent du travail. Mais elles peuvent vraiment faire la différence sur le long terme.

Toutes les idées et techniques suivantes reposent sur un élément fondamental : vous constituer une liste d’emails de vos lecteurs et les inscrire sur votre liste de diffusion (Newsletter).

Sans elle, impossible d’avertir vos fans de la sortie de votre prochain livre.

Pourquoi ? Car le principal inconvénient de l’autoédition est le suivant : les lecteurs qui achètent vos livres sont clients de la plateforme (Amazon, Kobo, iBook, etc.), ils ne sont pas VOS clients.

Offrir un bonus

C’est le passage obligé pour obtenir l’email de vos lecteurs : vous devez leur proposer un bonus qui leur donne envie d’aller plus loin avec vous. C’est un des moyens les plus efficaces pour que vos lecteurs se connectent à vous et s’inscrivent à votre Newsletter. Le bonus que vous proposez doit être en rapport avec votre livre et d’une valeur telle que votre lecteur soit enclin à vous ouvrir la porte de sa boîte email.

Quel type de bonus offrir à vos lecteurs ?

Le bonus que vous offrez peut avoir différentes formes, et il sera disponible directement dans les premières pages de votre livre ainsi qu’à la fin. Cela peut être votre livre en version audio, une check-list ou un cahier en lien avec la méthode de votre livre, un autre livre, etc.

Attention à ne pas décevoir votre lecteur. La valeur perçue de votre bonus est importante et vous devrez élaborer une page qui donne envie de cliquer. La valeur réelle doit être en rapport et vous devez fournir un contenu de la meilleure qualité possible.

Vous devez aussi fournir un contenu exclusif, que votre lecteur ne peut pas retrouver ailleurs, par exemple sur votre blog. Cette réflexion sur le contenu bonus que vous allez pouvoir fournir devrait dans l’idéal être initiée dès les premières phases d’écriture de votre livre.

Un exemple de bonus.

Dans le livre 7 Techniques pour Augmenter Vos revenus : Rentabiliser vos passions, Tester vos idées et Lancer votre business sans risque, le lecteur peut télécharger un ebook gratuit de 30 pages pour l’aider à mettre en pratique les conseils du livre. Voici à quoi ressemble la page de bonus :

BONUS : 100 Outils Pour Créer un Side Hustle

Une liste complète d’outils et de ressources pour vous lancer.

Plus de 100 Outils, gratuits ou à moindre coût.

Toutes les catégories importantes :

Identité / Marque
Images & Vidéos gratuites
Marketing et Réseaux Sociaux
Landing Pages & Autorépondeurs
Gestion de Projet
Outils web faciles
Rédaction / Contenu
etc…

Téléchargez votre Bonus gratuit au format PDF ici :

100 Outils Pour Créer votre Business en Ligne

Constat d’échec : bien que le livre soit bien classé depuis sa sortie, le taux de conversion est faible et le nombre de lecteurs qui se sont inscrits pour télécharger ce bonus dépasse à peine 2.6%. C’est un très bon exemple de contenu bonus qui ne fonctionne pas du tout ! Pour d’autres livres, j’ai réussi à atteindre des taux avoisinants les 30 à 40%…

Clairement ce bonus ne répond pas à un besoin qu’ont les lecteurs du livre. Nous sommes en pleine réflexion avec la co-auteure du livre pour trouver une autre idée de contenu bonus qui soit vraiment attractif. A suivre… Si vous êtes inspiré(e), n’hésitez-pas à nous soumettre vos propositions et idées de bonus dans les commentaires au bas de cet article 🙂

Pour offrir votre bonus il vous faudra une petite dose de technique

Pour mettre cette technique en place, vous aurez besoin d’un auto-répondeur comme Mailchimp ou Mailerlite qui sont gratuits jusqu’à un certain nombre d’abonnés (2000 pour mailchimp, 1000 pour Mailerlite). Le lien de votre bonus doit emmener votre lecteur vers un formulaire où il renseignera son nom et son adresse email pour obtenir son bonus.

Le but de cet article n’est pas de rentrer trop dans les détails. Vous pouvez trouver des articles complets sur les différentes techniques pour mettre en place un auto-répondeur et des séquences d’emails pour envoyer le bonus à votre lecteur. Après avoir utilisé Mailerlite qui a l’avantage de proposer à la fois l’hébergement et l’élaboration de landing page et la gestion de Mailing list et Newsletter, je suis passé à une combinaison de deux outils payants : LeadPages et ActiveCampaign avec de bien meilleurs résultats en termes de taux de conversion et de délivrabilité des emails.

Constituer une équipe de lancement

Vous remarquerez que de nombreux auteurs à succès commencent à communiquer sur leur prochain livre quand ils commencent à l’écrire. Ce n’est pas par hasard, ils commencent alors déjà à constituer leur équipe de lancement.

Travaillez en équipe

De nombreux auteurs et en particulier les 3 cités ici (Nick Stephenson, Chandler Bolt et Nick Loper), conseillent de constituer une équipe de lancement, et ce, le plus tôt possible dans votre processus d’écriture.

C’est plus facile si vous avez déjà une audience. Pour votre premier livre, vous aller devoir faire avec les moyens du bord.

Pour le livre 7 Techniques, c’est particulier car il est complètement gratuit, et il a pour but d’expliquer un concept, le Side Hustle et de rediriger les personnes motivées sur ce site internet et notre groupe facebook. Il n’y avait pas d’audience à proprement parler au début du livre. Il y a donc fallu faire avec les moyens du bord aussi : c’est-à-dire faire appel aux proches.

Léger avantage tout de même, nous avons commencé à écrire ce livre alors que nous venions de créer notre groupe Facebook d’entraide. Ce qui nous a permis de solliciter ses membres pour savoir qui avait le temps et l’envie de faire partie de l’équipe de lancement.

Une équipe de lancement, pour quoi faire ?

Les membres de votre équipe de lancement peuvent vous aider de différentes manières en fonction de leur envie et de leurs compétences, affinités, etc. Mais vous devez être très clair dès le départ avec eux sur ce que vous leur demandez, et en particulier les premiers jours de votre lancement, à savoir :

  • lire le livre avant tout le monde : vous leur fournirez une version PDF au moins 2 semaines à l’avance
  • vous faire un retour et vous dire ce qu’ils en pensent. Vous pouvez même leur demander de faire la chasse aux fautes de frappe s’il en reste

Et surtout pour que votre livre soit détecté et mis en avant par l’algorithme d’Amazon :

  • télécharger à nouveau votre livre sur Amazon le jour du lancement
  • laisser un commentaire sur Amazon
    (d’ailleurs, si vous avez lu 7 Techniques Pour Augmenter Vos Revenus, vous pouvez laisser un commentaire en cliquant ici 😉)

C’est la combinaison téléchargement + commentaire qui vous permettra d’obtenir un commentaire avec Achat Vérifié, et qui donnera toutes les chances à votre livre de bien figurer dès le départ et donc d’atteindre votre audience cible.

Pour mettre toutes les chances de votre côté vous allez donc devoir contacter un maximum de personnes pour qu’elles vous aident avec votre lancement. Peut-être que cela vous gène un peu, mais si vous croyez en votre message, c’est votre unique chance de créer le buzz minimum nécessaire pour que votre livre existe.

Comment communiquer avec votre équipe de lancement ?

Plus vous vous y prenez tôt, et plus votre demande sera naturelle et non-invasive. L’idéal étant de recruter les membres de votre équipe au détour d’une conversation, un moment convivial, un apéro (avec modération… je parle des conversations bien sûr 🙂)

Un autre moyen efficace, et indispensable pour fournir tous les détails de ce que vous attendez de votre équipe de lancement : l’email. Vous devrez rédiger un email ultra clair avec les détails des différentes étapes et de ce que vous attendez de votre équipe. Vous serez étonnés du nombre de personnes qui vous répondront favorablement alors que vous les aviez pratiquement perdues de vue.

Vous pouvez aussi utiliser les réseaux sociaux et un mail général à vos contacts LinkedIn ou Twitter.

Vous allez devoir maintenir le contact au moins une fois par semaine avant le lancement, et plusieurs fois au cours de la première semaine.

La chasse aux commentaires

C’est pour cette raison que vous avez été très clair avec votre équipe de lancement sur l’intérêt et l’importance des commentaires pour la réussite du lancement de votre livre.

Pour obtenir ces commentaires, vous allez devoir aller les chercher. Car même certaines personnes qui ont pourtant envie de vous aider ne vont pas forcément y penser au moment où vous en avez besoin. Vous allez devoir leur redemander gentiment si vraiment vous voulez optimiser vos chances.

Chandler Bolt recommande la séquence suivante pour obtenir un maximum de commentaires :

Une semaine avant le lancement

Faites un mail personnalisé avec votre livre au format PDF en expliquant ce que vous attendez d’eux en tant que membre de l’équipe de lancement.

Leur retour et aussi et surtout, leur téléchargement le jour du lancement et un commentaire dans la foulée sur Amazon.

Quand votre livre est dispo sur Amazon

Demandez-leur à nouveau de laisser un commentaire en incluant le lien vers votre livre sur Amazon. Expliquez-leur que vous avez besoin de leur retour pour savoir ce qui leur a plu et ce qui peut être amélioré. Enfin, expliquez-leur que leur téléchargement et leur commentaire sur Amazon peut avoir un impact important sur la réussite du livre.

Si le livre obtient beaucoup de téléchargements et de commentaires « Achats Vérifiés », alors il aura plus de chance d’être mis en avant par l’algorithme d’Amazon.

Un ou deux jours plus tard

Relancez avec finesse tous ceux qui n’ont pas encore laissé de commentaire.

Chandler Bolt recommande de communiquer aux membres de votre équipe de lancement vos objectifs en nombre de commentaires. C’est ce que j’ai fait avec le livre 7 Techniques pour Augmenter Vos revenus : Rentabiliser vos passions, Tester vos idées et Lancer votre business sans risque, bien que je ne sois pas complètement convaincu que cela fonctionne pareil en France et aux USA.

Conclusion

Utiliser des techniques d’email marketing et monter une équipe de lancement pour publier votre livre sur Amazon ne vous garantit pas qu’il soit un succès. Le but de cet article est de vous permettre d’éviter la frustration la plus importante de l’auteur autoédité : lancer votre livre dans la nature et vous dire après coup que vous n’avez pas fait tout ce que vous pouviez pour qu’il soit visible. Et surtout s’il ne se vend pas assez à votre goût, ne jamais savoir si cela provient de la qualité de votre écrit ou d’un défaut de marketing et de promotion de votre livre autoédité.

Il n’y a pas une seule stratégie de lancement et de promotion pour faire connaître son livre. J’ai tenté dans cet article de partager avec vous quelques éléments de la stratégie que j’utilise et que je vais continuer à utiliser lors du lancement de mes prochains livres.

C’est à vous

Je suis à l’écoute de vos commentaires ! Utilisez-vous une stratégie de promotion et des outils de marketing ? Comment faites-vous pour organiser le lancement de vos livres autoédités ? Avez-vous une plateforme auteur, un site internet ? Comment utilisez-vous les réseaux sociaux dans votre stratégie ? N’hésitez pas à partager vos astuces ou à poser vos questions ! Je me ferai un plaisir de vous répondre si c’est dans mes cordes !

Bonne promo et bon lancement !

Pourquoi et Comment Publier un Livre Gratuit sur Amazon

publier un livre amazon kdp

Dans cet article, je vous explique en détails les différentes étapes qui ont permis la sortie sur Amazon du livre gratuit 7 Techniques Pour Augmenter vos Revenus: Rentabilisez vos passions, Testez vos idées et Lancez votre business sans risque, toujours en tête du classement des livres gratuits dans la catégorie Entreprise et Bourse, en compagnie de mon collègue Nicolas Daudin et de son excellent livre que je vous recommande.

Si vous suivez toutes les étapes de ce tutoriel complet, vous aussi pourrez publier un livre sur Amazon KDP en gratuit, et vous en servir pour faire la promotion de vos autres livres, produits et services.

bestseller livre

Pour en savoir plus sur Nicolas Daudin, vous pouvez écouter son épisode de podcast où il explique sa stratégie de référencement et comment son livre gratuit l’aide toujours à développer son entreprise en ligne

Commencer par écrire 2 livres…

Ou un livre et un autre contenu de qualité.

Si vous n’avez pas encore d’audience et que vous voulez vraiment avoir des chances de vous en créer une, vous allez devoir créer un deuxième contenu avant de publier votre livre.

livre gratuit contenu bonus

Pourquoi ?

Tout simplement car les lecteurs de vos livres restent des clients d’Amazon et que vous ne récupérez aucune information sur eux. Difficile de créer une audience fidèle dans ces conditions. Même si vos lecteurs adorent ce que vous avez écrit, impossible pour vous de leur faire savoir plus tard que votre nouveau livre vient de sortir.

Ils ne seront pas là à guetter sur Amazon en cliquant sur le bouton Refresh, attendant de voir apparaître votre nouveau chef d’œuvre.

Ce que je vais vous expliquer est une étape souvent oubliée ou parfois pas assez prise au sérieux par les écrivains en herbe, en particulier lorsqu’ils publient pour la première fois.

Publier un premier livre est ce qu’il y a de plus difficile. Il se peut que des lecteurs trouvent votre travail très intéressant et aient envie de rester au courant de votre actualité et de vos nouvelles sorties. Pour pouvoir réussir à en arriver là, vous aller devoir faire quelque chose : du marketing.

Bon nombre d’écrivains et d’aspirants écrivains avec qui je discute n’aiment pas cette idée. Se vendre, faire sa pub, utiliser des outils de webmarketing pour obtenir le meilleur moyen d’avoir une audience : l’adresse email de leur lecteur.

De mon point de vue, ce n’est pas parce que vous avez un autre travail à côté ou une autre occupation et que l’écriture est une passion qu’il faut négliger ces aspects. Si au fond de vous, vous avez vraiment l’envie ou caressez le doux rêve de vivre de votre plume ou au moins de faire quelques ventes pour financer votre passion, vous allez devoir utiliser les mêmes outils que les écrivains professionnels.

Un écrivain, un artisan, un artiste ont tous un point commun : ce sont des entrepreneurs. Un artiste a besoin de vendre pour vivre. Ne faîtes pas l’erreur de croire que les aspects commerciaux, marketing et financiers ne sont pas à prendre en compte.

Si vous utilisez les techniques que je vais vous montrer dans les prochaines étapes qui suivent, vous ferez partie des 5% d’écrivains qui sortent du lot et utilisent les outils efficaces pour consolider leur audience.

Donc vous allez devoir créer un nouveau contenu

Vous êtes peut-être déjà fatigué, exténué par l’écriture de votre livre. Et pourtant vous allez devoir vous remettre au travail pour proposer gratuitement un Bonus à vos lecteurs en échange de leur adresse email et de leur inscription à votre newsletter.

Ce contenu doit être adapté à votre lecteur cible, votre avatar, votre lecteur idéal tel que vous l’imaginez.

Quel contenu inédit pourriez-vous lui proposer qui lui donne suffisamment envie pour accepter de vous confier son adresse email ?

Certains donnent un livre entier. Cette stratégie fonctionne plutôt bien si vous écrivez des séries ou des livres qui se ressemblent ou sur des thématiques proches. Cette stratégie de la publication d’une série peut aussi fonctionner si vous écrivez de longs romans par exemple. Au lieu de publier votre roman en une seule fois, vous le découpez en plusieurs tomes et le publiez sous forme de série dont l’histoire se suit.

Votre lecteur vous découvre avec votre premier livre et vous lui offrez le deuxième livre en insérant une page d’inscription dans votre premier livre. Une technique qui fonctionne bien car elle augmente la valeur perçue : mettez ce 2ème livre payant sur les différentes plateformes, à un prix moyen suffisant pour que le lecteur qui peut l’avoir gratuitement comprenne qu’il fait une affaire.

Et au moment de sortir votre 3ème livre, vous le prévenez par email de sa sortie. S’il a aimé les deux premiers, il y a de bonnes chances qu’il soit cette fois-ci prêt à payer pour lire le 3ème. Et pendant ce temps-là, votre 2ème livre, gratuit pour lui est disponible à l’achat sur les différentes plateformes et pourra vous permettre de toucher quelques royalties le temps que votre mailing list grandisse.

Certains auteurs critiquent cette technique et le fait même de « donner » ses premiers ouvrages.

Personnellement je ne rentre pas dans ce débat. Pour moi la meilleure manière de se faire connaître et de bâtir une audience est de passer par ce modèle gratuit. Votre livre doit se démarquer parmi des centaines de milliers d’autres livres, dont les best-sellers de vos auteurs préférés qui sont en compétition directe avec le vôtre. De mon expérience, un livre gratuit est téléchargé entre 50 et 100 fois plus qu’un livre au prix plancher de 0.99€.

Vous avez écrit un super livre de développement personnel ? Si vous le mettez sur Amazon, il entre en directe compétition avec les livres d’auteurs comme Olivier Roland, Tim Ferriss, Hal Elrod, Tony Robbins…

Ces auteurs connus utilisent eux aussi le modèle gratuit pour booster leurs ventes grâce aux 5 jours gratuits du programme KDP Select ou en utilisant la technique que je vous présente ici.

Vous n’êtes pas obligé d’écrire un deuxième livre…

D’autres types de contenus peuvent très bien fonctionner comme bonus, et vous pouvez même peut-être utiliser un contenu que vous avez déjà. Plus la valeur perçue de ce bonus sera importante, et meilleur sera votre taux de consultation et de conversion de lecteurs Amazon en lecteurs de votre mailing list.

Voici les contenus bonus les plus utilisés :

  • Un deuxième livre gratuit de la même série,
  • Un document d’application pour appliquer la méthode de votre livre,
  • Des cas pratiques, des interviews d’experts, des astuces, des conseils complémentaires,
  • Une fiche résumée de votre livre ou d’une méthode présentée dans le livre,
  • Une formation vidéo gratuite,
  • Votre livre en format audio,
  • Une check-list, un document complémentaire, un article inédit et exclusif, etc.

Tout est possible, à vous de voir ce qui peut devenir une offre irrésistible pour votre lecteur potentiel.

Mise en pratique

Comme vous ne pouvez pas deviner si votre livre va plaire, malgré tout le cœur que vous avez mis à le confectionner, vous ne pouvez pas prédire à l’avance si votre contenu bonus va fonctionner et motiver les lecteurs de votre livre à s’abonner pour obtenir un contenu complémentaire.

Dans la suite de cet article, nous allons utiliser l’exemple du livre : 7 Techniques Pour Augmenter vos Revenus

Nous avons monté une équipe motivée et passionnée par le concept de Side Hustle que nous souhaitons importer en France.

Le livre nous sert à faire découvrir ce concept à des lecteurs francophones intéressés par la création d’entreprise et les solutions pour augmenter leurs revenus par une activité complémentaire ou une petite entreprise.

Notre objectif est de diriger les lecteurs qui souhaitent en savoir plus ou se lancer dans la création d’un Side Hustle vers notre site Internet https://sidehustlefrance.com, ou notre groupe de soutien entre aspirants entrepreneurs et Side Hustlers sur Facebook :

https://www.facebook.com/groups/481293465579564/

Pour augmenter nos chances de nous connecter avec des personnes motivées par ce concept, nous utilisons donc la même technique : proposer un bonus en échange de l’inscription du lecteur à la Newsletter du site Side Hustle France.

Je n’ai pas écrit de deuxième livre (pour le moment), mais je vais proposer un contenu inédit et exclusif ; quelque chose que le lecteur ne retrouvera pas sur le site ou ailleurs.

Dans ce livre je propose déjà une section bonus qui donne accès à une liste de 55 outils pour faciliter la création de business en ligne. En complément, je vais offrir une liste plus complète de 100 outils très utiles et pour la plupart gratuits, pour permettre aux aspirants entrepreneurs de se lancer facilement et à moindre coût.

Une fois que vous avez trouvé l’idée, il va falloir produire ce contenu, et surtout le présenter et faire apparaître la valeur qu’il représente pour votre lecteur. Votre contenu doit être de la meilleure qualité possible pour que votre lecteur ne soit pas déçu. Mais avant toute chose vous allez devoir travailler sur la valeur perçue : c’est-à-dire sur tous les éléments qui lui donneront envie de cliquer sur votre contenu bonus et de s’inscrire avec son adresse email pour l’obtenir.

Mise en forme :

livre gratuit lead magnetJ’ai utilisé Canva qui permet de réaliser toutes sortes d’illustrations gratuitement.

Je vais présenter ce contenu sous la forme d’un livre complémentaire. Je vais donc commencer par élaborer une couverture comme s’il s’agissait d’un nouvel ebook.

J’aime bien présenter le bonus sous la forme d’un livre en 3D. Pour 100 Outils Pour Créer votre Business en Ligne, j’ai utilisé le site boxshot.com

Pour obtenir la version haute qualité du modèle 3D, il faut payer plus de 9$, mais je me contente de la version basse définition qui est gratuite et suffisante pour mon utilisation :

contenu bonus

L’image ne suffit pas, il va falloir donner envie au lecteur de télécharger ce contenu : vous allez donc devoir le vendre en rédigeant une offre.

Voici ce que ça donne dans notre cas :

lead magnet contenu bonus

BONUS : 100 Outils
Pour Créer un Side Hustle

Une liste complète d’outils et de ressources pour vous lancer.

Plus de 100 Outils, gratuits ou à moindre coût.

Toutes les catégories importantes :

Identité / Marque
Images & Vidéos gratuites
Marketing et Réseaux Sociaux
Landing Pages & Autorépondeurs
Gestion de Projet
Outils web faciles
Rédaction / Contenu
etc…

Téléchargez votre Bonus gratuit au format PDF ici :

100 Outils Pour Créer votre Business en Ligne

Mise en place et test de votre contenu bonus

Ce n’est pas tout. Maintenant vous devez gérer les aspects techniques. Il y a mille et une façon de récupérer l’adresse email d’un lecteur en échange de l’envoi d’un contenu bonus.

J’ai testé plusieurs techniques et combinaisons. Pendant longtemps j’utilisais Mailerlite qui a l’avantage de tout gérer en un seul endroit avec un seul logiciel : landing page (hébergée sur leur site si vous n’avez pas de site internet) et toute la mécanique d’emailing automatisé pour gérer la confirmation et l’envoi du mail contenant le bonus en question.

Pour différentes raisons, j’ai changé de fonctionnement et j’utilise maintenant une combinaison de 2 produits payants : LeadBoxes et ActiveCampaign.

Leadboxes est super puissant pour créer des formulaires qui convertissent. Depuis que j’y suis passé le taux de conversion a été multiplié par deux. Et ActiveCampaign car c’est pour moi le meilleur compromis coût, délivrabilité des emails, fonctionnalités et facilité d’utilisation des outils d’email marketing et d’analyse de l’activité des abonnés.

C’est avec ces deux outils que je vais vous détailler les prochaines étapes, qui seront donc à adapter avec vos propres outils si vous en avez. Si vous n’en avez pas, vous êtes libre de télécharger 100 Outils Pour Créer votre Business en Ligne qui liste aussi des outils dans la catégorie : Landing Pages & Autorépondeurs.

Création de la liste email avec ActiveCampaign

C’est très facile et rapide. Nous devons créer une liste email pour y collecter les adresses emails des lecteurs qui se seront inscrits.

Pour cela il suffit d’aller dans le menu list, de cliquer sur Add New list et de renseigner les informations de cette nouvelle liste :

email marketing pour auteur auto-édité

Création de la leadbox

Je ne vais pas faire de landing page, mais tout simplement une leadbox. C’est très rapide sous Leadboxes et je vais repartir d’un modèle existant et le dupliquer pour créer une nouvelle leadbox, puis l’intégrer avec Activecampaign :

publier un livre leadpagesDans l’onglet action, j’indique une adresse internet vers laquelle je veux rediriger la personne qui vient de s’inscrire. J’y ai inséré un formulaire Google pour faire d’une pierre deux coups en faisant remplir une enquête pour mieux connaître les besoins de mes lecteurs.

Vous pouvez aller voir la page en question à cet endroit : Envoi en Cours .

Il nous reste ensuite quelques étapes. Tout d’abord il faut aller récupérer le lien de la leadbox que nous venons de créer. Celui-ci n’est pas fourni directement et il faut le reconstruire, mais c’est très simple.

Cette étape n’est pas nécessaire si vous voulez insérer votre leadbox sur un site internet ou un blog car il suffit alors d’y copier-coller le code d’intégration suivant :

email marketing promouvoir son livre

Vous allez reconstruire une adresse internet de la forme suivante en remplaçant les parties bleues par vos propres valeurs :

https://data-leadbox-domain /serve-leadbox/ data-leadbox-popup /

ce qui dans mon cas donne :

https://dimitricarlet.lpages.co/serve-leadbox/t6PApRfy8VBeYxnvVNMKyF/

Et à ce stade, je vous invite à aller tester que le lien vous envoie bien vers votre leadbox, et aussi de tester le processus complet d’inscription.

Tout fonctionne comme prévu ? Parfait, nous allons passer à l’étape d’après : formater votre ebook pour Amazon Kindle.

Mettre le fichier au format MOBI et publication sur Amazon Kindle

Que vous ayiez écrit votre livre sous Word ou Scrivener ou un autre éditeur, il va falloir transformer sa mise en page et son format pour le publier sur Amazon tout d’abord, puis pour les autres plateformes comme iBooks, Barnes&Noble, Kobo, Scribed, etc.

Premièrement, nous allons formatter l’ebook au format Kindle. Nous allons même publier cet ebook sur la plateforme d’Amazon en premier, et vous allez voir dans la suite de cet article pour quelle raison.

Attention, il est très important de suivre ces étapes dans l’ordre et de commencer à publier sur Amazon. Il existe peut-être d’autres techniques et je serai ravi de les lire dans vos commentaires au bas de cet article.

Pour la technique que je vous présente, il est important de respecter l’ordre pour pouvoir publier un livre gratuit sur toutes les plateformes.

Pour notre exemple, je considère que vous êtes en possession d’un livre au format word, et que vous y avez créé un sommaire automatique.

Voici le déroulé des étapes que je suis pour un fonctionnement impeccable sous Kindle :

  • Ouvrez votre document Word
  • Enregistrez-le sous format page web filtrée
  • Ouvrez ensuite le fichier htm que vous venez de créer sous Calibre. Si vous ne l’avez pas déjà, ce logiciel est gratuit et disponible ici :https://calibre-ebook.com
  • liquez ensuite sur convertir des livres et choisissez le format MOBI, remplissez le nom d’auteur et sélectionnez la couverture de votre livre :publier un livre sur amazon mobi calibre
    Puis dans Table des Matières, sélectionner les niveaux correspondants de votre Table des Matières. Dans le cas du Livre 7 Techniques Pour Augmenter Vos Revenus, je n’ai qu’un seul niveau à sélectionner et c’est le Style2 : ebook format mobi calibre
  • En cliquant sur Ok, la conversion au format MOBI commence. Elle prend quelques secondes à quelques minutes. Repérez le chemin d’accès du nouveau fichier que Calibre vient de créer, vous en aurez besoin pour les prochaines étapes,
  • Vous allez devoir ensuite créer un nouveau titre sur KDP. Je suppose là aussi que vous savez comment faire et que vous avez déjà créé votre compte KDP. Vous pouvez trouver des tutoriels très bien fait sinon dans la rubrique aide de KDP : https://kdp.amazon.com
  • Vous allez ajouter un nouveau livre de type ebook dans votre bibliothèque :

ajouter un nouveau livre dans amazon kdp

  • Vous allez ensuite renseigner toutes les informations de votre livre dans la rubrique « Informations relatives à l’ebook Kindle » : Langue, Titre, Description, etc.

Astuce : il est conseillé de fournir une description avec un maximum de détails et une mise en forme parfaite.

Une description claire et détaillée sera un atout supplémentaire pour bien figurer dans les résultats du moteur de recherche d’Amazon. Elle donnera aussi envie au lecteur potentiel de télécharger votre livre et de le lire. Comment faire pour mettre en forme votre description pour qu’elle sorte du lot, avec des textes mis en valeur, en gras, en italique ?

Voici un site sur lequel vous pourrez élaborer une description avec la mise en forme de votre choix et la transformer en script compatible avec la description Amazon : https://kindlepreneur.com/amazon-book-description-generator/

Mettez en forme le texte de votre description sous Word (ou autres) avec des titres, des termes en gras, en italique, soulignés, etc. Une fois qu’il vous convient, copiez-collez le texte dans le « Description Generator » et faites les ajustements nécessaires.

Voici un exemple avec la description du Livre 7 Techniques Pour Augmenter vos Revenus :outil mise en forme description de livreRécupérez le code html correspondant et insérez-le dans le champ description de votre ebook sous KDP (Kindle Direct Publishing).

Le choix des mots clés et des 2 rubriques est lui aussi très important.

Pour le choix des rubriques, j’essaye de trouver une catégorie dans laquelle je pense qu’il n’y aura pas trop de compétition plutôt que celle qui colle le plus au sujet. Ce choix peut vous permettre plus facilement d’être le premier d’une catégorie ce qui aura des répercussions positives pour la visibilité de votre livre.

Dernier point : pour un livre gratuit, votre objectif est qu’il soit distribué le plus possible. Raison pour laquelle je n’active pas les DRM destinés à empêcher la distribution et la copie illégale de votre travail.

  • Cliquez ensuite sur « Charger le Manuscrit » et choisissez le fichier MOBI que vous avez généré à l’étape précédente. Patientez ensuite le temps que le fichier soit chargé par KDPamazon kdp chargement manuscrit au format mobiChargez ensuite le fichier de votre couverture. Calibre en a copié un exemplaire dans le même dossier que votre fichier MOBIamazon kdp chargement couvertureLa prochaine étape prend un peu de temps : vous allez devoir vérifier la mise en page en prévisualisant votre livre sur les différents formats de lecture (smartphone, différentes liseuses, écran de tablette et d’ordinateur pour vous assurer de sa bonne lisibilité). Vous pouvez lancer l’outil de prévisualisation en ligne et naviguer à l’intérieur de votre livre dans les différents formats pour repérer tout problème de mise en forme.amazon kdp verification avant publication
  • C’est le moment de tester les rendus des images, tester le bon fonctionnement de vos liens si vous en avez, supprimer les sauts de ligne inutiles, etc.visualiser son livre avant publication sur amazon kdp
  • Si tout est conforme, vous allez pouvoir finaliser la soumission de votre ebook en choisissant les éléments de prix. Il est impossible de publier gratuitement sur Amazon. Le prix minimum que vous pouvez choisir est 0.99€. Je choisis donc ce prix pour notre livre.

Un autre point très important : n’inscrivez pas votre livre au programme KDP Select ! 

Toute la technique que nous mettons en place pour rendre ce livre gratuit tomberait à l’eau car cette inscription donne l’exclusivité de la distribution de votre livre au format numérique à Amazon. Impossible pour vous de le diffuser sur une autre plateforme ou sur votre propre site Internet pendant 3 mois si vous cochez cette case.

Terminez la publication en répondant au reste des questions.

Bravo ! Vous venez de soumettre votre ebook à Amazon.

Après un temps de vérification, vous recevrez normalement un email de confirmation sous 24 à 72 heures vous confirmant la publication de votre livre.

Dans notre cas, la publication du livre a été plus que rapide. Cela a mis moins de 12h !

Mettre le fichier au format EPUB et publier sur un maximum d’autres plateformes

Comme ce serait trop simple, le format MOBI n’est pas le plus générique. C’est sous le format EPUB que votre livre pourra être mis en ligne sur la grande majorité des autres plateformes de livres en ligne.

Donc c’est reparti pour une séquence conversion en utilisant à nouveau l’outil Calibre. Je vous passe cette fois-ci les impressions d’écran : il ne reste qu’à reproduire les mêmes étapes que précédemment sous Calibre, en sélectionnant cette fois le format EPUB.

Vous avez ensuite plusieurs possibilités pour publier votre livre sur les autres plateformes connues. En ce qui me concerne j’utilise Draft2Digital qui est gratuit et vous permet de publier sur les principales plateformes en une seule fois. Vous y inscrivez votre livre et le téléchargez, un peu de la même manière que sous KDP d’Amazon, et Draft2Digital se charge de le synchroniser avec de nombreuses plateformes.

Vous devrez commencer par configurer votre compte et tout se fait en anglais sur cette plateforme. Une fois que tout est paramétré il vous suffit d’aller dans le menu MY BOOKS et de cliquer sur ADD A NEW BOOK :publier en epub avec draft2digitalEtape 1 : Détails

Vous devez à nouveau renseigner toutes les informations au sujet de votre livre, les mots clés, le titre, les catégories, etc. Fournir le fichier au format EPUB, une couverture.

Etape 2 : Layout

Draft2Digital propose d’ajouter pour vous certaines sections (copyright, page de titre, dédicace, etc.). Je n’utilise pas cette fonctionnalité en me débrouillant pour que le livre contienne déjà tout ce dont j’ai besoin et que je souhaite y voir figurer.

Vous allez à nouveau choisir le fichier de votre couverture.

Un bon signe à ce stade, le logiciel du site a bien retrouvé le Sommaire du livre :agregateur epub draft2digitalUne fois cette partie validée, Draft2Digital vous amène à la partie review et vous propose en téléchargement la version MOBI (pour Amazon : Draft2Digital propose depuis peu la synchronisation avec KDP mais je préfère gérer cette partie en manuel comme nous l’avons vu ici) et la version EPUB.

Téléchargez le fichier EPUB généré pour le vérifier (plusieurs méthodes, pour ma part j’utilise google play livres de mon smartphones).

Si vous êtes ok avec le format, il ne reste qu’à valider :publier un livre au format epubVous êtes alors dirigé vers une page ou vous allez choisir votre prix de vente et les plateformes sur lesquelles vous voulez faire figurer votre ebook.

C’est ici que nous allons indiquer que notre livre sera vendu à la modique somme de 0 euros (ce qui est impossible sous Amazon)

Projected Royalties : Zéro !publier un ebook gratuitUne dernière confirmation que vous détenez bien les droits du livre que vous êtes en train de publier et … Success !

livre publié au format epubEt voilà une nouvelle étape terminée. Maintenant il faut attendre que Draft2Digital vous prévienne au fur et à mesure que les plateformes sur lesquelles il a proposé votre ebook acceptent et confirment la publication de votre livre.

Avant de passer à l’étape suivante, nous avons besoin d’attendre que votre livre soit publié au moins sur 3 ou 4 plateformes majeures comme iBooks, Kobo, Barnes&Nobles et Scribd par exemple.

Demander à Amazon d’ajuster son prix

Je procède en deux étapes pour mettre toutes les chances de mon côté que le prix soit rapidement ajusté et que le livre devienne gratuit sur la plateforme qui nous importe le plus : Amazon.

Avant toute chose, je vous invite à préparer la liste des plateformes et des liens où votre ebook vient d’être publié et est donc maintenant disponible gratuitement. Pour y accéder, il suffit de retourner dans l’interface Draft2Digital et de suivre chacun des liens en cliquant sur les icônes de droite :demande ajustement prix du livre amazon kdp kobo scribd playsterVoici un exemple pour notre livre test :

Rakuten – Kobo :

https://www.kobo.com/fr/fr/ebook/7-techniques-pour-augmenter-vos-revenus-rentabilisez-vos-passions-testez-vos-idees-et-lancez-votre-business-sans-risque

Scribd :

https://fr.scribd.com/book/370526511/7-Techniques-Pour-Augmenter-Vos-Revenus-Rentabilisez-vos-passions-Testez-vos-idees-et-Lancez-votre-business-sans-risque

Playster :

https://play.playster.com/books/10009781386221258/7-techniques-pour-augmenter-vos-revenus-rentabilisez-vos-passions-testez-vos-idees-et-lancez-votre-business-sans-risque-dimitri-carlet

Première étape

Comme on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, je vais me mettre dans la peau d’un lecteur qui vient de remarquer que le livre sur Amazon est moins cher sur d’autres plateformes, et je vais l’indiquer directement sur la fiche produit du livre au format Kindle. En regardant bien, vous allez trouver un lien « Voulez-vous nous parler de prix plus bas ? » au niveau de la section Détails sur le produit :demande ajustement prix livre amazon kdpIl vous suffit de cliquer sur le lien et de donner une des url où il est possible de trouver votre livre gratuitement.

Normalement cette étape devrait être suffisante, mais impossible de savoir quand votre commentaire sera pris en compte.

Deuxième étape

Pour vous assurer que votre livre passe en gratuit dans les plus brefs délais, vous allez contacter directement un conseiller de KDP ici : https://kdp.amazon.com/fr_FR/contact-us

Puis choisissez Page Produit Amazon, et Alignement de Prix.

Vous pouvez ensuite copier et adapter le modèle suivant

Sujet : Demande d’Alignement de prix Livre – 7 Techniques Pour Augmenter vos Revenus – ASIN: B079H7K9CG

Message :

Code ASIN :B079H7K9CG

Type de demande : Ajout d’un alignement de prix

Bonjour, mon livre est disponible gratuitement sur d’autres plateformes, pouvez-vous s’il vous plaît aligner son prix sur toutes les boutiques Amazon en le rendant gratuit :

7 Techniques Pour Augmenter vos Revenus : Rentabilisez vos passions, Testez vos idées et Lancez votre business sans risque

ASIN: B079H7K9CG

Lien des autres plateformes :

Rakuten – Kobo : Prix = 0.00 €

https://www.kobo.com/fr/fr/ebook/7-techniques-pour-augmenter-vos-revenus-rentabilisez-vos-passions-testez-vos-idees-et-lancez-votre-business-sans-risque

Scribd : Prix = 0.00 €

https://fr.scribd.com/book/370526511/7-Techniques-Pour-Augmenter-Vos-Revenus-Rentabilisez-vos-passions-Testez-vos-idees-et-Lancez-votre-business-sans-risque

Playster : Prix = 0.00 €

https://play.playster.com/books/10009781386221258/7-techniques-pour-augmenter-vos-revenus-rentabilisez-vos-passions-testez-vos-idees-et-lancez-votre-business-sans-risque-dimitri-carlet

Prix sur toutes les autres plateformes : Gratuit – 0.00 €

Merci d’avance pour votre aide,

Bien Cordialement,

Dimitri Carlet

Passage du livre en gratuit

Impossible de savoir quand exactement les équipes d’Amazon vont procéder à l’alignement du prix de votre livre. Dans notre cas, cela a pris 5 jours ! Je pensais avoir prévu large en comptant 3 jours. Alors que j’avais communiqué à tous mes contacts que le livre serait disponible gratuitement le 06/02 sur Amazon, le lancement en gratuit a été décalé au 08/02. Donc un conseil : prenez de la marge.

C’est à vous

Et vous, quelle est votre stratégie marketing ? Quelles techniques utilisez-vous pour vous constituer une audience ?

Avez-vous déjà envisagé de publier un livre gratuitement sur Amazon ?

Je serais très heureux que vous partagiez dans les commentaires vos trucs et astuces pour la publication de vos livres et la création d’une audience de fidèles lecteurs.

Bons écrits et à bientôt !